Accueil Arts Plastiques Pierre-Yves Trémois : Grande rétrospective de l’artiste

Pierre-Yves Trémois : Grande rétrospective de l’artiste

-

Amoureux du trait, adepte de la ligne pure, sans concession au volume, à l’ombre, à la couleur, ou si peu, Trémois trace sur le papier, le parchemin, la toile, des courbes parfaites, incise le cuivre, la terre, le bronze… avec une diabolique habileté.

Dessinateur, peintre, sculpteur, le terrain de jeux de Pierre-Yves Trémois est multiple. C’est cette richesse que montrera l’exposition du Réfectoire des Cordeliers alors que le Musée d’Histoire de la Médecine sera plus particulièrement consacré aux Grands Livres Illustrés. C’est un peu l’esprit de Rostand, de Fellini, de Guitry mais aussi de Montherlant, Claudel, ou bien encore de Mathieu, Jouhandeau, Giono ou Tournier, qu’il a tous rencontrés, et avec lesquels il a parfois collaboré, que l’on pourra retrouver au Réfectoire des Cordeliers et au Musée d’Histoire de la Médecine, dans une exposition à double visage.

Pierre-Yves Trémois, né en 1921, est un artiste qui conjugue le passé au présent. Une gestuelle ample et sans possibilité du moindre repentir dans ses œuvres peintes de grand format, associée à une étonnante et fabuleuse précision de la main dans ses estampes, pièces d’orfèvrerie ou céramiques, sont les fondements de son écriture, une écriture dont Trémois ne s’est jamais départi, et qui ne trouve dans l’art moderne aucune équivalence, aucune appartenance à quelque mouvement que ce soit.

Du premier coup d’œil, on reconnaît un Trémois, comme on reconnaît un Buffet, un Miró, un Bacon ou encore un Mathieu avec lequel il entretint durant des années une solide amitié et une admiration partagée. C’est la (re)découverte de cette écriture singulière, doublée d’un profond humanisme, où l’art voisine en permanence avec la science et la philosophie que présente cette grande rétrospective de l’artiste.

Réfectoire des Cordeliers, « Le fou du trait »

L’art de Trémois est avant tout celui du trait, un trait d’une absolue pureté qui donne à son écriture sa fabuleuse singularité. Car pour Trémois, le trait, à l’image d’une signature, ne tolère ni hésitation, ni rature, ni gommage. Il est l’expression de soi ! Celui d’abord de l’éclectisme des productions d’un artiste en quête permanente de défis à relever, de techniques à peaufiner ou à révolutionner, de réponses à trouver quant aux contradictions d’une nature humaine pour laquelle il éprouve cependant une passion profonde ; un éclectisme à qui le trait donne toute sa cohérence. Si Trémois est le trait, il est aussi le corps, et plus encore le corps nu, dépourvu de tout artifice, dans sa beauté originelle, car il a aussi le culte du Beau ; non pas d’une beauté figée, prisonnière de simples codes esthétiques, mais d’une beauté en mouvement, transcendée par les multiples facettes de la passion.

Musée d’Histoire de la Médecine, « Les Grands livres illustrés »

Si l’œuvre gravé de Trémois s’exprime à travers les créations individuelles que sont les estampes, il passe aussi par les « Grands Livres Illustrés », magnifiques ouvrages de bibliophilie dont le premier en date est La Grande Meute, réalisée en 1945. Bien que plus confidentiel, les « Grands Livres Illustrés », sont 26 ouvrages à tirages limités, réalisés pour certains à quatre mains avec des personnalités telles que Montherlant, Claudel, Rostand ou bien encore Fellini…, comportant de multiples burins et eaux-fortes qui jalonnent son parcours artistique depuis 1945. Yvan Brohard, est le commissaire de l’exposition.

Dürer I, 1981, burin aquantinte monogramme AD or 43 x 59 cm – Collection particulière © Trémois

Trémois : RÉTROSPECTIVE
Exposition du 03 au 26 octobre 2019

Réfectoire des Cordeliers 15, rue de l’École de Médecine, 75006 Paris
Musée d’Histoire de la Médecine 12, rue de l’École de Médecine, 75006 Paris

https://www.tremois.com/

Jean Marc Lebeaupin
Jean Marc Lebeaupin
Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !
- Advertisment -

A voir

17è édition du Festival International du Film des Droits Humains

Le Festival International du Film des Droits Humains, s’ancre chaque année, autour de la date du 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme.

Clip

Manuel Anoyvega Mora : Cuba Cuba avec huit titres ensorcelants

Après avoir accompagné les plus grands du jazz et de la musique cubaine, Manuel Anoyvega Mora sort enfin un disque solo où son talent fait merveille.