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Mïa L’Envers et Rafaelle Lorgeril : Deux écritures photographiques sensibles et singulières chez Nikon

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Mïa L’Envers et Rafaelle Lorgeril
Mïa L’Envers et Rafaelle Lorgeril - Photo : DR

À l’occasion des Rencontres d’Arles, Nikon investira du 8 au 10 juillet une galerie éphémère située au 51 rue du Quatre Septembre pour présenter les univers photographiques de Mïa L’Envers et Rafaelle Lorgeril.

Dans l’effervescence des Rencontres d’Arles, Nikon investi une galerie située au 51 rue du Quatre Septembre, pour proposer un espace d’échanges et de découvertes autour de la photographie contemporaine. Pensé autour de deux espaces d’exposition intimistes d’une vingtaine de mètres carrés chacun, ce lieu accueillera pendant trois jours les univers de Mïa L’Envers et Rafaelle Lorgeril, avec une sélection de 10 à 15 images par artiste aux formats variés. Ouverte de 10h à 18h du 8 au 10 juillet, la galerie permettra aux visiteurs, passionnés et professionnels de découvrir les œuvres des deux photographes, d’échanger avec elles et de participer à plusieurs workshops autour de leurs approches respectives de la photographie. La galerie vivra également au rythme de deux vernissages ouverts au public, imaginés comme des moments de rencontre autour des univers sensibles de Mïa L’Envers le mercredi 8 juillet et de Rafaelle Lorgeril le vendredi 10 juillet.

Au-delà des expositions, Nikon proposera plusieurs services et temps d’échange destinés aux passionnés de photographie. Du 8 au 10 juillet, un service gratuit de nettoyage capteur sera proposé chaque matin de 10h à 12h, dans l’esprit du Nikon Plaza que la marque déploie lors des grands rendez-vous photographiques. Les visiteurs pourront également découvrir sur place une sélection de boîtiers, d’optiques et de merchandising Nikon disponibles à la vente.

Mïa L’Envers, une photographie de l’intuition et de la sensation

À travers ses images, Mïa L’Envers cherche moins à figer le réel qu’à révéler ce qu’il provoque intimement. Guidée par la lumière, les atmosphères sonores, les rencontres et les sensations qu’elles laissent derrière elles, la photographe développe une écriture instinctive et profondément sensible, où chaque image semble prolonger une émotion silencieuse. Son travail explore le familier avec douceur, en cherchant ce qui peut résonner chez chacun sans jamais forcer le regard. Plus que les formes elles-mêmes, ce sont les perceptions diffuses, les vibrations discrètes et les impressions fugaces qui orientent sa photographie. La lumière y devient un fil conducteur sensible, capable de transformer un instant ordinaire en expérience profondément intuitive et sensorielle. À Arles, ses images invitent le visiteur à ralentir le regard et à se laisser traverser par ce qui ne se formule pas toujours avec des mots. Une photographie habitée par l’émotion, où l’on retrouve parfois quelque chose de familier, comme un souvenir difficile à saisir mais immédiatement ressenti.

 

Rafaelle Lorgeril, aux frontières du souvenir et de l’imaginaire

Chez Rafaelle Lorgeril, les images semblent surgir d’un souvenir diffus, d’une sensation persistante ou d’une présence à peine perceptible. Inspirée par la peinture, le cinéma et l’écriture poétique, la photographe construit un univers suspendu où le réel vacille doucement, laissant apparaître des territoires plus fragiles et intérieurs. À travers la lumière, le flou et les matières, ses photographies explorent ce qui échappe au regard immédiat, à savoir les silences que les corps transportent, les émotions invisibles, les traces laissées par le temps et la mémoire. Les silhouettes apparaissent puis se dissolvent, les paysages semblent flotter hors du temps, comme si chaque image cherchait à retenir quelque chose déjà en train de disparaître. Présentée à Arles, sa série issue du livre en cours de réalisation Où vont les souvenirs lorsqu’ils s’effacent ? prend la forme d’un journal sensible où les frontières entre réalité et imaginaire deviennent poreuses. Plus qu’un récit, Rafaelle Lorgeril compose une photographie de l’émotion et de l’absence, où la lumière agit comme une matière vivante capable de faire émerger l’invisible.

Arles 2026 DES MONDES À RELIRE

La 57e édition des Rencontres d’Arles propose des récits ancrés dans différents territoires, notamment le continent africain et la Méditerranée. Entre archives, grandes expositions monographiques et scènes émergentes, les images interrogent les identités, histoires et représentations, tandis que d’autres explorent les mille et une facettes du vivant. La programmation donne à voir ce qui persiste, se transforme et nous relie, et ouvre des espaces de liberté et d’émancipation, en nous invitant à regarder le monde avec plus d’intensité. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations.