Salomé. Henner et Moreau face au mythe
Salomé. Henner et Moreau face au mythe

L’exposition Salomé. Henner et Moreau face au mythe présente une trentaine de peintures et dessins de cette figure féminine envoûtante.

Tantôt sensuelle, tantôt ingénue, l’héroïne biblique Salomé n’a cessé de fasciner les artistes depuis la Renaissance. Parmi eux : Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau.

L’exposition Salomé. Henner et Moreau face au mythe présente une trentaine d’œuvres réalisées par les deux peintres autour de cette figure féminine envoûtante. Dessins préparatoires, croquis, peintures… dont la dernière Salomé de Henner, acquise par l’Établissement public en 2024, dialoguent au musée national Jean-Jacques Henner du 18 février au 22 juin 2026.

Pour Gustave Moreau, elle était une obsession. Durant une vingtaine d’années, il en réalise des dizaines de variations en s’attachant à l’évocation de la célèbre danse (voir encart). Salomé, princesse couverte de bijoux prend place dans des palais richement décorés… Sur certaines peintures il use de techniques si détaillées qu’on les dirait « tatouées ». Jean-Jacques Henner pour sa part, se focalise sur l’épisode où Salomé tient un plateau en argent contenant la tête du Baptiste. Sans décors, ni accessoires, il propose au public la vision palpable d’une représentation du corps féminin, thème cher à l’artiste durant toute sa carrière.

Le sujet occupe une place moins importante que chez Moreau dans sa production, mais revient tout de même régulièrement. Les peintres réunis pour la première fois « C’est la première fois qu’une exposition rassemble les œuvres de Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau.

Les peintres réunis pour la première fois

« C’est la première fois qu’une exposition rassemble les œuvres de Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau. Cela va permettre de se rendre compte qu’ils ont un traitement du sujet totalement différent », explique Maëva Abillard, conservatrice en chef du musée Jean-Jacques Henner. « Au fil des années, Henner va représenter sa Salomé simplement avec le plat, sans la tête de Saint Jean-Baptiste, une représentation assez radicale. Alors que chez Moreau, au contraire, il y a une débauche de décors avec beaucoup d’accessoires, d’ornements…Cela va permettre de se rendre compte qu’ils ont un traitement du sujet totalement différent ».

Commissariat :

Maëva Abillard, conservatrice en chef du musée national Jean-Jacques Henner, Paris.

Charles Villeneuve de Janti, conservateur général, directeur de l’établissement public des musées nationaux Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau, Paris.

Assistés de Marie Vancostenoble, assistante de conservation, chargée de la régie des œuvres et de la documentation, musée national Jean-Jacques Henner, Paris.

Musée national Jean-Jacques Henner
43 Avenue de Villiers
75017 Paris

www.musee-henner.fr