Cabu raconte son histoire de l’Art : La Joconde, Delacroix, Rembrandt, Picasso… Un pastiche, sinon rien !, une exposition inédite réunissant 69 dessins inspirés par les œuvres et les artistes qui ont nourri l’imaginaire du dessinateur châlonnais. De Botticelli à Picasso, de Léonard de Vinci à Dubuffet, Duchamp ou Daniel Buren, Cabu convoque les grands maîtres pour mieux observer son époque. Chez ce journaliste qui dessinait, le pastiche n’est jamais une simple imitation : il devient un langage satirique, une manière libre et savante de faire dialoguer l’histoire de l’art avec la société et la vie politique contemporaines.
À partir du 25 juillet 2026, la Duduchothèque de Châlonsen-Champagne présente “Cabu raconte son histoire de l’Art”, une exposition inédite qui révèle le dialogue constant entretenu par Cabu avec les grands maîtres de l’histoire de l’art. Réunissant 69 dessins inspirés des œuvres et des artistes qui ont nourri son imaginaire, l’exposition invite les visiteuses et les visiteurs à parcourir l’histoire de l’art à travers le regard singulier du dessinateur. Déployée sur deux niveaux, elle propose une expérience artistique où l’apprentissage du regard devient le fil conducteur de la visite. Cabu est un journaliste qui dessine, un dessinateur satirique qui même en copiant les grands maîtres, porte son regard sur la société et les personnalités politiques de son temps. Avec une fois encore, une grande diversité d’expressions graphiques.
Une histoire de l’art racontée par Cabu
De la Préhistoire aux œuvres contemporaines, Cabu n’a cessé de regarder, d’observer, d’apprendre et de dessiner l’Art. Comme de nombreux artistes avant lui, il s’est formé en copiant les maîtres. Ses visites de musées, d’expositions et de galeries nourrissent une culture visuelle exceptionnelle qui irrigue toute son œuvre. Chez lui, le pastiche n’est jamais une simple imitation : il devient un véritable langage, une façon d’entrer en conversation avec les artistes qu’il admire. De Botticelli à Picasso, de Léonard de Vinci à Dubuffet ou Daniel Buren, les références traversent les siècles, les styles et les mouvements artistiques. Signés “P.C.C.”, “D’après” ou “Hommage à”, ses dessins témoignent à la fois d’une profonde fidélité aux œuvres originales et d’une liberté de création pleinement assumée. L’exposition révèle ainsi une facette parfois méconnue de Cabu : celle d’un dessinateur érudit, passionné d’histoire de l’art et soucieux de transmettre son regard sur le monde au plus grand nombre.
Une exposition conçue comme une “machine à regarder”…
Le parcours se déploie sur deux étages et propose une expérience progressive du regard. Au premier étage, le visiteur apprend à regarder ; il découvre un parcours structuré et pédagogique où les repères se construisent progressivement. Trois séquences rythment cette première partie :
• la naissance de l’image allant de la Préhistoire à l’art égyptien ;
• la mise en ordre du monde, avec la Renaissance et ses grands maîtres (Michel-Ange, Botticelli, Léonard de Vinci…) ;
• le fait raconter ce monde où l’on découvre une représentation maîtrisée du réel (avec Brueghel, David, Velázquez, Georges de La Tour…). La scénographie accompagne cette lecture : l’accrochage est régulier, les cartels traditionnels et la lumière est homogène ; l’ensemble crée un environnement rassurant qui favorise l’observation et la compréhension.
Au deuxième étage, l’ascension de l’escalier marque une rupture. Le visiteur entre dans un espace où les certitudes vacillent et où le regard devient plus libre, plus actif, parfois même déstabilisé. Le parcours s’articule autour de plusieurs moments :
• celui où le monde réel craque (Millet, Daumier, Manet, Monet…) ;
• pour que le regard devienne intime (Van Gogh, Gauguin, Hopper…) ;
• et assister à la déformation du monde (Picasso, Matisse, Dalí, Arcimboldo…) ;
• un monde qui explose avec un final consacré à l’art contemporain (Duchamp, Klein, César, Christo, Buren…). La scénographie accompagne cette transformation : œuvres isolées ou regroupées, accrochages désaxés, variations de hauteur et jeux de circulation invitent le visiteur à remettre en question ses habitudes de perception. Ainsi, de l’apprentissage à la déconstruction, le parcours devient une expérience autant intellectuelle que sensible.
Une exposition accessible à tous
Fidèle à l’esprit de Cabu, l’exposition s’adresse à tous les publics. Des dispositifs de médiation accompagnent la visite afin de faciliter la découverte des œuvres et de leurs références. Un dossier pédagogique destiné aux établissements scolaires sera disponible à partir du mois de septembre 2026 afin d’inscrire l’exposition dans une démarche de transmission et d’éducation artistique et culturelle.
Pourquoi cette exposition aujourd’hui ?
Dans un monde saturé d’images, “Cabu raconte son histoire de l’Art” interroge notre manière de regarder et de comprendre ce qui nous entoure. L’exposition rappelle que le regard n’est jamais naturel : il s’apprend, se construit, évolue et peut aussi être remis en question. Profondément attaché à la transmission, Cabu a toujours cherché à rendre l’art accessible sans jamais le simplifier. Cette exposition rend donc hommage à cette ambition : faire dialoguer l’exigence artistique, la curiosité intellectuelle et le plaisir de la découverte !
“Cabu aime dessiner. Avant tout, avant tout le reste. Il sait saisir le regard comme personne ; c’est surtout grâce à sa passion pour les tableaux de Rembrandt. On a parcouru les musées du monde entier pour les étudier !” Véronique Cabut, son épouse
“Dessinateur populaire dans l’âme, Cabu a toujours cherché à être compris du plus grand nombre.” Benoist Apparu, Maire de Châlons-en-Champagne
Exposition : Exposition : “Cabu raconte son histoire de l’Art La Joconde, Delacroix, Picasso…Un pastiche, sinon rien !” À partir du 25 juillet 2026
La Duduchothèque
68 rue Léon Bourgeois
51000 Châlons-en-Champagne
Pour plus d’informations : Cabu-officiel.com
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