L’Institut culturel du Mexique vous invite à découvrir le Día de Muertos, une tradition emblématique qui célèbre la mémoire des défunts et la continuité des liens qui nous unissent à eux. Au cœur de l’exposition, un majestueux autel des morts conçu par Guillermo Manzano, fondateur de la Galerie Del Corazón de la Tierra (Tlaquepaque, Jalisco), réunit fleurs en papier et en cire, papel picado, figurines en carton mâché et ornements en métal repoussé, témoignant de la richesse de l’artisanat populaire mexicain. Un tzompantli issu de la collection du MAP – Museo de Arte Popular de México, une intervention murale de Ferkinter, les papillons en papier recyclé d’Hilda Aviña et un autel en terre cuite de Michoacán complètent ce parcours entre héritage ancestral et création contemporaine. En dialogue avec cet univers, les photographies d’Eunice Chao rendent hommage à des figures emblématiques de la vie intellectuelle et artistique et évoquent les liens culturels tissés entre le Mexique et la France. À l’occasion du bicentenaire de leur amitié, l’exposition célèbre la mémoire comme un trait d’union entre les générations et les cultures.
DÍA DE MUERTOS UNE CÉLÉBRATION DE LA VIE – Du 29 octobre au 15 décembre

À l’occasion du Bicentenaire de l’amitié entre le Mexique et la France, la Ville de Paris, l’Ambassade du Mexique en France et Trilce Ediciones présentent une exposition photographique consacrée au Día de Muertos, installée sur les grilles du parc des Buttes-Chaumont à Paris. L’exposition révèle la richesse et la diversité de cette tradition emblématique du Mexique : autels et offrandes, fleurs de cempasúchil, danses, costumes, arts populaires, gastronomie et rituels composent un patrimoine vivant, en perpétuelle évolution.
Loin d’être une célébration uniforme, le Día de Muertos se décline différemment selon les régions et les communautés, faisant dialoguer héritages préhispaniques, traditions issues de la période coloniale et expressions contemporaines. Après avoir été présentée à Mexico en 2025, sur les grilles du parc de Chapultepec, l’exposition s’installe à Paris et invite le public français à découvrir une tradition profondément ancrée dans la culture mexicaine, où le souvenir des défunts devient une célébration de la vie, de la mémoire et des liens qui unissent les générations.
– PARC DES BUTTES-CHAUMONT – PARIS 19
UN DÍA DE MUERTOS À PARIS – Du 5 au 8 novembre, de 11h à 17h
Les festivités du Día de Muertos se prolongent avec l’Association Mexico à Paris : une immersion haute en couleur au cœur de cette célébration emblématique de la culture mexicaine. Au programme : ateliers créatifs, expositions, concerts, spectacles de danse, défilés, dégustation de pan de muerto (pain des morts), artisanat mexicain et de nombreuses activités pour tous, mêlant mémoire, art et convivialité.
PARC FLORAL DE PARIS Pavillons 18, 20 & 21 | Entrée libre – Programme complet : www.mexicoaparis.com
PARIS PHOTO 2026 LA PHOTOGRAPHIE MEXICAINE SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE
Du 12 au 15 novembre — Grand Palais, Paris
À l’occasion de sa prochaine édition, Paris Photo mettra en lumière la vitalité de la photographie mexicaine contemporaine. Des artistes majeurs, des galeries de référence et des maisons d’édition spécialisées témoigneront de la richesse d’une scène photographique qui conjugue mémoire, transformations urbaines, réalités sociales et exploration des identités. Cette présence s’inscrit dans une ouverture plus large de la foire aux scènes artistiques internationales, notamment latino-américaines, à travers sa section principale, Main Sector, et son secteur consacré à l’édition photographique.
Les galeries mexicaines au cœur de la foire PATRICIA CONDE — Stand C32 Solo show d’Alejandro Cartagena
Après vingt ans de pratique, le photographe Alejandro Cartagena explore les relations entre ville, travail et représentation photographique. Son œuvre interroge la photographie comme un système à la fois fragile et malléable, capable de documenter les mutations de la société contemporaine. Pour Paris Photo, une sélection de séries et de projets mettra en lumière la diversité de ses recherches et leur ancrage dans l’histoire et la réalité contemporaine du Mexique. À travers les archives, la photographie documentaire et le portrait, Cartagena révèle les conditions sociales et culturelles qui façonnent les modes de vie en Amérique latine.
PROYECTOS MONCLOVA
Fondée en 2005 à Mexico, Proyectos Monclova est une galerie de référence sur la scène artistique mexicaine. Elle représente cinq figures majeures de l’art moderne mexicain — Ángela Gurría, Helen Escobedo, Manuel Felguérez, Fernando García Ponce et Abel Quezada — ainsi qu’une vingtaine d’artistes émergents ou confirmés, parmi lesquels Gabriel de la Mora et Eduardo Terrazas. À la croisée de l’art moderne et contemporain, sa programmation privilégie la recherche, le dialogue intellectuel et les collaborations durables avec les artistes. Forte d’une présence internationale croissante, la galerie contribue au rayonnement de la création mexicaine et latino-américaine sur la scène mondiale, tout en valorisant son héritage artistique.
ELLES × Paris Photo 2026 : TATIANA PARCERO (Ungallery, Buenos Aires) et KATI HORNA (Proyectos Monclova, Mexico)
La section ELLES × Paris Photo 2026, sous le commissariat d’Aldeide Delgado, met à l’honneur deux figures liées à la scène photographique mexicaine, aux parcours et aux sensibilités distincts. Tatiana Parcero, artiste mexicaine née en 1967, explore depuis les années 1990 les liens entre identité, mémoire, corps et nature. À travers l’autoportrait et la superposition d’images, elle conçoit le corps comme un territoire de mémoire, nourri notamment par les cosmovisions préhispaniques et une réflexion sur les relations entre l’être humain et son environnement. Kati Horna (1912-2000), photographe d’origine hongroise installée au Mexique en 1939, a développé une œuvre singulière, marquée par le surréalisme, l’exil et une attention particulière à la vie quotidienne. Sa présence dans cette section souligne la richesse des héritages qui traversent l’histoire de la photographie au Mexique.
Le Mexique à travers l’édition photographique
La présence mexicaine à Paris Photo se prolonge dans le secteur de l’édition, où des maisons indépendantes contribuent au renouvellement des formes éditoriales et à la diffusion internationale de la photographie contemporaine. Gato Negro (gatonegro.ninja) et Obsidiana (obsidiana.com.mx) illustrent cette dynamique, en faisant du livre photographique un espace privilégié de création, d’expérimentation et de circulation des œuvres. Cette scène éditoriale donne notamment à découvrir des artistes aux démarches singulières, parmi lesquels Diego Berruecos, Felipe Luna Espinosa, Armando Salas Portugal, Colette Urbajtel ou Antonia Valentina, dont les œuvres témoignent de la diversité des écritures photographiques mexicaines et de la richesse des liens entre création artistique et édition indépendante.
Une scène photographique plurielle et engagée
Entre photographie documentaire, recherches plastiques, mémoire historique et expérimentations éditoriales, la présence mexicaine à Paris Photo 2026 témoigne de la diversité des approches qui traversent la création photographique au Mexique. Des recherches d’Alejandro Cartagena sur les mutations sociales et urbaines aux explorations corporelles et écologiques de Tatiana Parcero, en passant par le travail des galeries et des éditeurs indépendants, ces propositions dessinent une scène vivante, ancrée dans les réalités locales et ouverte aux enjeux contemporains internationaux.
Paris Photo 2026 — Grand Palais, Paris Avenue Winston-Churchill, Paris 8e – www.parisphoto.com
CURIEUX MEXIQUE Jusqu’au 27 novembre
Le collectif Curieux Mexique propose une série de manifestations consacrées à la culture mexicaine, à travers une programmation déployée dans les différentes communes du Cap-Sizun. Pendant deux mois, expositions, rencontres, spectacles, musique, cinéma et rendez-vous festifs inviteront le public à découvrir la richesse des traditions mexicaines, la diversité de ses expressions artistiques et la vitalité de sa création contemporaine. Parmi les temps forts, la Maison de site de la Pointe du Raz accueillera deux expositions photographiques : Femmes photographes de la vie quotidienne, de Sunny Quintero, et De phare en lumière, de Ramiro Chaves. À la Médiathèque Jeanne Nabert de Pont-Croix, l’exposition La danza de los diablos, de Patxi Beltzaiz, nous invite à découvrir une tradition emblématique de la Costa Chica, dans l’État de Guerrero. Inspirée du livre De l’autre côté du Charco – Mexique, de Vero Traba, cette série nous plonge au cœur d’une célébration séculaire où, pendant deux jours, les diablos font revivre la mémoire et les héritages africains de la région. Au-delà de la fête, cette tradition constitue un puissant témoignage de la richesse de l’identité afro-mexicaine et de la diversité culturelle du Mexique. À travers cette exposition, Curieux Mexique contribue ainsi à faire connaître en France des patrimoines vivants et à créer un dialogue entre les mémoires, les cultures et les territoires.
BIBLIOTHEQUES ET MEDIATHEQUES DU CAP SIZUN
LE MEXIQUE À L’HONNEUR AU SALON DU LIVRE JEUNESSE DE PLUGUFFAN – Samedi 28 et dimanche 29 novembre
Cette année, le Salon multilingue du livre jeunesse de Pluguffan met le Mexique à l’honneur, avec un focus sur le Chiapas, terre de hautes montagnes du sud du pays, sa culture et la langue tzotzile, l’une des 68 langues autochtones reconnues au Mexique. Fil conducteur de cette édition, l’album jeunesse K’o’K Tan, coécrit par Martina Díaz-Pérez, d’origine tzotzile, et Maelenn Bernard, autrice bretonne, puis illustré à l’aquarelle par Anna Duval-Guennoc, célèbre le feu, symbole de transmission et de mémoire. Son titre associe le mot maya K’o’K et le mot breton Tan, tous deux signifiant « feu ». Né d’une résidence d’écriture croisée organisée par la compagnie La Obra à Plouhinec, dans le Finistère, cet ouvrage fait dialoguer deux cultures et deux traditions orales, où les histoires se transmettent au coin du feu, de génération en génération.
ESPACE SALVADOR ALLENDE, PLUGUFFAN (29)
MÉXICO MÁGICO // COULEURS MUSICALES DU MEXIQUE Ana Cristina Domínguez Couturier piano Javier Santaella Morales guitare
À l’occasion du bicentenaire de l’amitié franco-mexicaine, deux concerts proposent une découverte de la musique classique mexicaine à travers deux programmes distincts, portés par les mêmes interprètes.
À Buc, le programme met à l’honneur des œuvres de compositeurs représentatifs de la musique savante mexicaine. Parmi elles, la suite Carteles ( Estampes) pour piano de Miguel Bernal Jiménez, œuvre aux accents incantatoires nourrie de références à la musique traditionnelle et aux traditions populaires mexicaines. Image, parole et musique s’articulent dans un concert commenté, offrant des clés d’écoute et de compréhension du contexte musical présenté.
À Suresnes, le programme propose un parcours à travers différentes traditions musicales, des rythmes du son et des corridos révolutionnaires aux chansons et berceuses d’inspiration maya. Des œuvres plus contemporaines complètent cette traversée et donnent à entendre la diversité des écritures musicales mexicaines.
• THÉÂTRE DES ARCADES DE BUC – 6 rue des Frères Robin, 78530 Buc – Mardi 17 novembre, 20h30
• SALLE DE L’ESPLANADE – Esplanade Jacques Chirac – 92150 Suresnes – Jeudi 19 novembre, 19h
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