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L’univers photographique d’Andy Summers au Pavillon Populaire

Andy Summers - Huang Shan-China - October 2013 ©Andy-Summers

Andy Summers. Une certaine étrangeté, Photographies 1979-2018“, première rétrospective mondiale d’Andy Summers, à voir dès aujourd’hui, et jusqu’au 14 avril, au Pavillon Populaire.

Espace d’art photographique de la Ville de Montpellier, situé au cœur du territoire urbain sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, le Pavillon Populaire est ouvert gratuitement au public. Trois expositions en moyenne s’y déroulent chaque année. Accessible à tous les publics, le lieu invite à découvrir, au fil des sujets présentés, les différents aspects du médium photographique. Affichant une programmation de haut niveau, il a présenté récemment les œuvres d’artistes de notoriété nationale et internationale tels que Brassaï, Bernard Plossu, Patrick Tosani, Jakob Tuggener, Denis Roche, Ralph Gibson ou encore Elina Brotherus.

L’univers photographique d’Andy Summers

Le Pavillon Populaire crée à nouveau l’événement en 2019 en proposant de découvrir l’univers photographique d’Andy Summers, le célèbre guitariste du groupe mythique « The Police ». Premier volet de la saison 2019, l’exposition « Andy Summers. Une certaine étrangeté, photographies 1979-2018 », est placée sous le commissariat conjoint de Gilles Mora et d’Andy Summers. Comptant près de 400 clichés, elle se compose d’œuvres photographiques en majorité inédites, et d’images de la série « Let’s Get Weird ! », prises lors des tournées avec « The Police ».

Autodidacte, Andy Summers propose une oeuvre photographique dense, issue de ses explorations diurnes et nocturnes dans les grandes capitales au fur et à mesure de ses pérégrinations musicales, et de ses souvenirs de coulisses du groupe « The Police ». Tout au long de ce parcours, Andy Summers révèle un véritable journal intime en images.

C’est en 1979 qu’Andy Summers découvre la photographie. L’artiste décrit lui-même ce moment : « Assis dans une chambre d’hôtel à New York, en septembre 1979, je regardais la télé tout en grattant ma vieille Telecaster cabossée, quand je me suis dit qu’il fallait que je m’achète un vrai appareil photo. Notre groupe – The Police – commençait à avoir un certain succès aux États-Unis. Soudain, nous nous retrouvions avec des dollars plein les poches et nous accaparions l’attention médiatique : nous étions le nouveau groupe à la mode. On le sentait dans cette ville, où nos noms retentissaient déjà dans la rue. C’était marrant, mais être assis dans une chambre d’hôtel à contempler les murs, c’était ennuyeux, et nous avions besoin de nous occuper. »

Ses clichés sont pour lui, en effet, une véritable traduction visuelle de sa musique : « Durant mes débuts, je cherchais un équivalent photographique à la création musicale, car c’était tout ce que je connaissais. C’était ce à quoi je me référais et, comme il a été dit, ‘tout art aspire à la condition de la musique’. Comment fait-on de la musique avec un appareil photo ? Comment fait-on entrer de la musicalité dans une image ? C’est une question intéressante. Que mes clichés ressemblent à ceux des grands photographes ou qu’ils soient pris à la va-vite dans la rue, ce qui est sûr, c’est que ma pratique était guidée par toutes ces années durant lesquelles j’essayais de faire de la ‘musique’ ».

C’est sa rencontre avec Ralph Gibson qui lui permet de faire évoluer définitivement son rapport à la photographie. Andy Summers traduit d’ailleurs cette rencontre dans ces termes : « Mon processus de création changea complètement. Je commençai à prendre mon temps, à faire une photo à la fois, la plupart du temps à l’aide d’un objectif 50 millimètres. J’apprenais une nouvelle manière d’être avec cet appareil (un Leica), un changement de regard et, grâce aux pellicules en noir et blanc, je retrouvais le cinéma percutant que j’avais tant aimé à l’adolescence, les films de Truffaut, les photographies de Cartier-Bresson ; tout cela se réconciliait et s’assemblait dans l’objectif du Leica ».

Après sa création à Montpellier, cette première rétrospective inédite dédiée au musicien-photographe et réalisée en collaboration étroite avec l’artiste sera reprise dès l’été 2019 aux Pays-Bas, au Bonnefantenmuseum de Maastricht – Musée d’art ancien et contemporain.

Photo : Huang Shan-China – October 2013 ©Andy-Summers

Andy Summers. Une certaine étrangeté, photographies 1979-2018
Exposition jusqu’au 14 AVRIL 2019

Pavillon Populaire //Espace d’art photographique de la Ville de Montpellier
Esplanade Charles-de-Gaulle
34000 Montpellier

https://www.montpellier.fr/506-les-expos-du-pavillon-populaire-a-montpellier.htm

Photo : Christophe Ruiz - Ville et Métropole de Montpellier
Gilles MORA, Directeur artistique du Pavillon Populaire et Commissaire de l’exposition, Andy SUMMERS, et Isabelle MARSALA, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à la Culture.
  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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