© AFP - NARGES MOHAMMADI FOUNDATION
© AFP - NARGES MOHAMMADI FOUNDATION

Un an après la mort de Mahsa Amini, Armita Garavand 16 ans, est aujourd’hui dans le coma. Le prix Nobel de la paix 2023 attribué à Narges Mohammadi. Hommage aux Femmes Iraniennes !

Armita Garavand, une adolescente iranienne de 16 ans, a été évacuée le 1er octobre, du métro de Téhéran dans un état inconscient. Selon l’ONG “Hengaw“,  Armita Garawand, 16 ans, a été physiquement agressée par des agents féminins de la police des mœurs iranienne, le 1er octobre dernier, alors qu’elle circulait dans le métro de Téhéran, sans son voile. Armita Garawand a été blessée à la tête et s’est effondrée après avoir été poussée contre une barre métallique au cours de l’altercation, a rapporté le média d’opposition, “Iran International”. Aujourd’hui Armita Garavand, dans le coma, se bat pour sa vie. L’histoire ressemble totalement à celle de Mahsa Amini, cette jeune kurde arrêtée en septembre 2022 par la police des mœurs pour port du voile incorrect, et décédée après trois jours de coma.

Armita Garavand © Hengaw.net
Armita Garawand, une lycéenne à l’hôpital après sa rencontre avec la police des mœurs © Hengaw.net

 

Plus de 550 personnes ont été tuées et près de 20 000 personnes ont été arrêtées, les forces de sécurité réprimant durement la contestation, rapporte “Iran Human Rights”.

Une fois de plus, une jeune femme en Iran lutte pour sa vie. Juste parce qu’elle a montré ses cheveux dans le métro“, dénonce la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock.

Un an après le meurtre de Mahsa Jina Amini, détenue par l’État iranien après avoir été arrêtée à cause de son hijab, et après les centaines de meurtres commis par les forces de sécurité de l’État dans les rues lors des manifestations qui ont suivi, une autre jeune femme est dans un état critique et une autre famille iranienne se trouve dans la même situation déchirante”, déclare Hadi Ghaemi, directeur exécutif du “Centre pour les droits de l’homme en Iran” (CHRI).

“L’histoire du gouvernement iranien en matière de violence contre les femmes et sa culture de l’impunité ne peuvent être niées”. “La communauté internationale doit s’unir pour imposer des coûts diplomatiques significatifs et coordonnés à un gouvernement qui tue régulièrement ses citoyens pour les réduire au silence.Hadi Ghaemi

L’adolescente est soignée à l’hôpital Fajr, à Téhéran, au sein d’une unité placée sous haute sécurité.

Narges Mohammadi

Le Prix Nobel de la paix 2023 a été attribué à la militante iranienne des droits de l’Homme, Narges Mohammadi, a annoncé l’Académie suédoise vendredi 6 octobre 2023. Le Comité norvégien a distingué Narges Mohammadi pour son combat contre l’oppression des femmes en Iran et en faveur des droits humains et de la liberté pour tous. Le régime l’a arrêtée 13 fois et condamnée à un total de 31 ans de prison et 154 coups de fouet. Elle est toujours en prison.

La militante a été emprisonnée à plusieurs reprises par le régime iranien. Elle se trouve actuellement en prison où elle purge une peine de dix ans et neuf mois, depuis août 2023, pour avoir dénoncé les violences sur les détenues.

Narges Mohammadi est, également, lauréate du prix RSF pour la liberté de la presse 2022.

Cela représente “un moment historique et important pour la lutte pour la liberté en Iran“, a réagi dans un message écrit la famille de la militante iranienne qui doit encore purger huit années de prison. D’ajouter : “Nous dédions ce prix à l’ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l’égalité“.

L’autrice franco-iranienne Marjane Satrapi a estimé pour sa part sur franceinfo que “C’est la cause iranienne tout court qui est honorée. Ce n’est pas seulement le combat des femmes, c’est le combat de tout un peuple et c’est le combat de toute une jeunesse qui est une jeunesse moderne, qui veut juste vivre librement“.