• artsixMic est sur Tipeee !
  • Communiquez avec artsixMic !
    Communication

Le Festival du Livre de Nice 2019 est placé sous le signe du cinéma

Festival du Livre de Nice 2019

Le Festival du Livre de Nice, placé sous le signe du cinéma,  est sous la présidence d’honneur de Jean-Jacques Annaud.

Le Festival du Livre de Nice dont la 24e édition se tiendra du vendredi du 31 mai au 02 juin 2019, sera sous la présidence d’honneur de Jean-Jacques Annaud. Cette année, le Festival est placé sous le signe du cinéma, et qui mieux que Jean-Jacques Annaud pouvait incarner cet hommage au cinéma ?

Les mythiques studios de la Victorine ont 100 ans !

Le saviez-vous ? La Victorine était, à Nice, à la fin du XIXe siècle une grande propriété de plaisance appartenant à Victor Masséna, député des Alpes-Maritimes sous le Second empire et petit-fils du maréchal André Masséna, celui que Napoléon 1er surnommait « l’enfant chéri de la Victoire ». Elle portait, justement, le nom de Victorine en hommage à la nièce de Victor Masséna qui s’appelait… Victoire. A la mort de Victor, son fils, André, vend le domaine (comme il vendra aussi à la Ville de Nice la demeure de prestige de son père, promenade des Anglais, qui deviendra le Musée Masséna). Les acquéreurs sont deux producteurs de cinéma : Louis Nalpas et Serge Sandberg. Les studios de la Victorine sont lancés !

Les mythiques studios de la Victorine ont 100 ans ! Et la Ville de Nice à l’occasion de cet anniversaire leur redonne un nouvel élan. Le « Festival du Livre », cette année, ne pouvait que célébrer le cinéma. D’autant que ses premières éditions étaient clairement intitulées « Festival du Livre et de l’Adaptation TV et cinéma ». Les liens sont permanents. Si l’on fait des films avec des livres, vous savez bien aussi que le cinéma donne sacrément envie de lire. Alors, que vous aimiez les comédies ou les drames, le fantastique, l’horreur ou la science- fiction ; que vous soyez passionnés d’histoire, de batailles, de grands personnages, de civilisations ou que seuls les thrillers vous tiennent en haleine, cette 24e édition du Festival vous offre cette année le plus beau des programmes. Parmi tous les romans, les BD, les biographies, les récits historiques ou de voyage, les ouvrages de philosophie, les recueils de poésie, les essais politiques ou scientifiques, les réflexions sur les faits de société, les témoignages people, vous allez pouvoir inventer votre propre scénario.

Jean-Jacques Annaud
Jean-Jacques ANNAUD
JJ ANNAUD © JF Paga

Réalisateur, producteur, scénariste, Jean-Jacques Annaud est un des noms importants du cinéma français. Le grand public connaît bien ses films. Il en a tourné une quinzaine. La plupart adaptés de livres.

Entretien avec Jean-Jacques Annaud par Xavier Houssin 

Xavier Houssin : Les livres tiennent une grande place dans votre travail.

 Jean-Jacques Annaud : Les livres m’ont accompagné et m’accompagnent tout le temps. Pour chaque film j’en achète entre 100 et 300. Ce qui me plaît, c’est de m’immerger dans un univers. Et cela, je l’ai par les livres. Pour Stalingrad, je suis parti de trois pages du livre de William Craig (Vaincre ou mourir à Stalingrad), et me suis beaucoup inspiré aussi de l’extraordinaire Vie et destin de Vassili Grossman. Mais j’ai consulté une foule d’autres livres.

Xavier Houssin : Qu’en est-il de la fidélité au texte ?

Jean-Jacques Annaud : Je suis fidèle à ma lecture. Comme une traduction, une adaptation est une forme de trahison. Je l’assume. Je suis fidèle à ma vision. A mon imagination. Umberto Eco dans L’œuvre ouverte dit qu’il existe autant de livres que de lecteurs. Moi, je suis un lecteur parmi d’autres. Eco avait été très clair. Il m’avait expliqué : « J’ai fait mon livre, toi tu feras ton film. Si tu veux faire une comédie musicale, tu es le bienvenu… » Il n’a pas souhaité collaborer à l’adaptation. Le contraire absolu a été Marguerite Duras, avec L’amant. Elle voulait s’approprier le scénario. Elle disait : « C’est mon film. Toi tu feras les images ». Pas question que je cède. Quelle aventure…

Xavier Houssin : Vous écrivez vos films.

Jean-Jacques Annaud : Je passe plus de temps en écriture que sur le plateau. A chaque fois, l’écriture me prend pratiquement un an.

Xavier Houssin : Fin 2018, vous avez fait paraître chez Grasset Une vie pour le cinéma. Votre premier livre.

Jean-Jacques Annaud : Toujours Umberto Eco… Il aimait beaucoup que je lui raconte des histoires de cinéma. Pourquoi ne pas finalement les écrire ? J’y avais pensé un moment, mais je n’avais pas beaucoup de temps. Olivier Nora, chez Grasset, a insisté et m’a proposé de le faire avec Marie-Françoise Leclère, journaliste, scénariste, une amie commune à Umberto et moi, et de très longue date. Elle connaissait parfaitement mon travail, était venue sur tous mes tournages. Voilà.

Xavier Houssin : Vous connaissez les studios de la Victorine à Nice.

Jean-Jacques Annaud : Qui fêtent leurs 100 ans ! C’est un lieu mythique. Et qui a survécu, contrairement à Billancourt, Saint-Maurice, ou Joinville. Au tout départ, comme Hollywood, la Victorine s’est développée pour des raisons « climatiques ». D’ensoleillement à un moment où la pellicule était très peu sensible. La Victorine est un peu le Hollywood français. Pour ma part, j’y ai tourné essentiellement des films publicitaires.

Xavier Houssin : Vous avez été président des festivals du film de Deauville, Marrakech, Shanghai, Moscou…

Jean-Jacques Annaud : C’est la première fois que vous présidez un festival du Livre. A Nice, je ne suis pas président de jury. Mais les écrivains peuplent mon univers. Cela va me permettre de les fréquenter encore un peu plus. J’en suis heureux et impatient.

Xavier Houssin : Vous connaissez la ville ?

Jean-Jacques Annaud : Je me souviens des batailles de fleurs ! Je viens à Nice depuis que je suis petit garçon. Nous avions un cousin, saint-cyrien et colonel qui vivait ici. Et puis, pour chaque film, Nice est une ville incontournable pour la promotion. J’aime aussi beaucoup l’arrière pays. Pour moi, Nice, c’est le marché aux fleurs (décidément !) cours Saleya. Et… le magnifique Negresco !

Tous les auteurs que vous aimez sont présents au Festival de Nice cette année. Venez les rencontrer, bavarder avec eux, vous faire dédicacer leurs livres…

De Ségolène Royal, notre ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, qui publie Ce que je peux enfin vous dire (Fayard) à Camille Lacourt, quintuple champion du monde de natation, qui se raconte dans Cinquante nuances de bleu (Michel Lafon), plongez-vous dans la vie des people et de politiques.

Daniel Picouly revient sur l’éruption de la Montagne Pelée à la Martinique en 1902 avec Quatre-vingt-dix secondes (Albin Michel), Pierre Assouline nous fait découvrir Proust par lui-même (Taillandier), Jean Birnbaum, directeur du Monde des Livres explore avec La religion des faibles (Seuil) ce que le djihadisme dit de nous. Michel Drucker confie avec optimisme dans Il faut du temps pour rester jeune (Robert Laffont) que le meilleur reste toujours devant soi. L’éditorialiste Michaël Darmon confirme que La politique est un métier (L’Observatoire), tandis que Christian Estrosi convie à un vagabondage sur les chemins de Nice et de sa région et nous entraîne à la rencontre des figures historiques de Nice, de ses spécificités culturelles et des traditions qui animent la vie de la cité Nice, ma promenade passionnée (Michel Lafon). Et dans Une déflagration d’amour (Robert Laffont), Tina Kieffer explique comment, suite à sa rencontre avec une orpheline cambodgienne, elle a mis fin à sa carrière de journaliste de mode et d’animatrice TV pour fonder l’association « Toutes à l’école », qui œuvre à la scolarisation de jeunes déshéritées du Cambodge. On n’oubliera pas La Théorie de la dictature de Michel Onfray (Robert Laffont), Les secrets des Grandes gueules d’Alain Marschall et Ol ivier Truchot (L’Archipel), Les méandres du Nil de Robert Solé (Seuil), Nos illustres inconnus (Albin Michel) de Jean-Louis Debré ou Toujours se relever (Orphie) de Babette de Rozières. Et aussi : Philippe Val “Tu finiras clochard comme ton Zola” (L’Observatoire), Christine Angot “Un tournant de la vie” (Flammarion), le chanteur du groupe Dyonisos, Mathias Malzieu “Une sirène à Paris” (Albin Michel) ou Henri Vernet avec Article 36 (JC Lattès)…

Le cinéma aussi

Des romans, des biographies, des albums, des confidences. Bien des auteurs présents à Nice sont au cœur de « Bonjour le cinéma ! », le thème de cette année. Jugez plutôt : Josiane Balasko écrit des nouvelles Jamaiplu, (Pygmalion), Pierre Palmade nous offre une biographie aigre-douce Tout le monde finira par m’aimer (Harper & Collins), Danièle Thompson rend hommage à son père, Gérard Oury (La Martinière) et Jean-Philippe Guerand, déjà auteur d’un Jean Rochefort et d’un Bernard Blier (Laffont), consacre tout un beau-livre au magazine Première et à ses stars Première, 40 ans de cinéma (Hors Collection). Lydia et Nicolas Boukhrief initient la jeunesse au cinéma avec 100 grands films pour les petits (Arte/Gründ). La journaliste et romancière Vanessa Schneider revient sur la vie brisée de sa cousine l’actrice Maria Schneider Tu t’appelais Maria Schneider (Grasset), Macha Méril dans Michel et moi (Albin Michel) parle de son amour avec Michel Legrand, récemment disparu. Anny Duperey partage l’intimité de sa passion pour la photo Les photos d’Anny (Seuil), Jean-Pierre Lavoignat interroge Sarah Biasini, la fille de Romy Schneider, dans un livre bouleversant Romy (Flammarion) et Philippe d’Hugues nous fait revivre l’âge d’or du cinéma italien Viva Cinecitta (De Fallois). Mention spéciale pour le roman de Maryline Desbiolles qui évoque la figure extraordinaire (1877-1929) du réalisateur Albert Machin (Machin, Flammarion). Cher au cœur des Niçois.

L’embarras de la découverte !

Didier van Cauwelaert, maître de l’humour tendre raconte, avec La personne de confiance (Albin Michel), le sauvetage d’une vieille dame indigne ; dans Surprends-moi ! (Belfond), Sophie Kinsella invente une nouvelle grammaire du couple. Chien-Loup de Serge Joncour (Flammarion) parle de la sauvagerie et du dangereux passé. Et si pour dormir, il fallait assassiner quelqu’un ? se demande le personnage de Tahar Ben Jelloun, dans L’insomnie (Gallimard), tandis que Franck Thilliez, nous entraîne dans une enquête très noire Luca (Fleuve noir). Intrigue policière, à nouveau, dans l’arrière-pays provençal avec Dernier arrêt avant l’automne de René Frégni (Gallimard). Jean Siccardi, niçois de naissance, vrai méditerranéen, lauréat l’an dernier du Prix Baie des Anges nous revient avec Gaston des vig nes (Calmnn-Lévy). Vous n’oublierez pas, c’est sûr, Deux sœurs de David Foenkinos (vous l’attendiez ?), un roman sombre sur l’amour et les illusions (Gallimard), ni, non plus, Nous aurons été vivants (Stock) de Laurence Tardieu, un livre troublant sur l’absence et le temps qui passe. Dévorez le dernier roman de Franz-Olivier Giesbert, Le schmock (Gallimard). Partez Au- delà des frontières (Grasset) avec Andreï Makine pour vous confronter au chaos du monde. Et (là aussi, vous l’attendiez ?) ouvrez sans tarder Ghost in love (Robert Laffont), le vingtième titre de Marc Levy, qui rejoint le merveilleux et l’inquiétant de Et si c’était vrai…, son premier publié en 2000.

Viennent aussi à Nice, Sylvie Le Bihan Amour propre (JC Lattès), Shlomo Sand La mort du khasar rouge (Seuil) Axel Kahn Chemins (Stock) Mireille Calmel La prisonnière du diable (XO), Akli Tadjer Qui n’est pas raciste ici ? (JC Lattès), Clémentine Autain Dites-lui que je l’aime (Grasset), Grégoire Delacourt Mon père (JC Lattès), Philippe Besson Dîner à Montréal (Julliard), Alexandre Jardin Le roman vrai d’Alexandre (L’Observatoire), Claude Rizzo Quatre pas sur un chemin sans issue (Lucien Souny), Pascal Picq L’intelligence artificielle (Odile Jacob), Agnès Martin-Lugand Une évidence (Michel Lafon), Aldo Naouri Des bouts d’existence (Odile jacob), William Navarette Vidalina (E.Colas), Ja cques Ra venne Le triomphe des ténèbres T2 (JC Lattès), Henry-Jean Servat Les immortelles (Hors collection/Libération), Michel Quint Les aventuriers du Cilento (Phébus), Marek Halter Je rêvais de changer le monde (Laffont/XO), Gilles Kepel Sortir du Chaos (premier livre de la nouvelle collection Esprits du monde qu’il dirige chez Gallimard). Et tant d’autres. Tant d’autres, tant d’autres à retrouver dans la liste de tous les auteurs…

Conférences, dédicaces, débats, concert, lectures, projections, auteurs attendus… l’ avant-programme du Festival du Livre 2019 est disponible en cliquant ici :
https://fr.calameo.com/read/004555660f784e4981f86

Summary
Le Festival du Livre de Nice 2019 est placé sous le signe du cinéma
Article Name
Le Festival du Livre de Nice 2019 est placé sous le signe du cinéma
Description
Le Festival du Livre de Nice dont la 24e édition se tiendra du vendredi du 31 mai au 02 juin 2019
Author
Publisher Name
artsixMix
  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité