La princesse Palatine
Portrait de la princesse Palatine Nicolas de Largillière (1656-1746) Huile sur toile, vers 1678 Nancy, musée des Beaux-Arts, inv. 217 © C. Philippot

La princesse Palatine, ni reine, ni régente, une figure un peu méconnue de l’histoire du Grand Siècle, s’attache à dresser le portrait d’Elisabeth-Charlotte de Bavière, fille de l’Electeur palatin Karl Ludwig.

L’exposition “La princesse Palatine (1652-1722), La plume et le Soleil“, proposée par le musée des Avelines, s’attache à dresser le portrait d’Élisabeth-Charlotte de Bavière, qui deviendra la belle-sœur du roi-soleil et l’un des témoins privilégiés de son règne et des mœurs de la cour.

Elle sera aussi l’occasion d’évoquer la princesse Palatine comme l’une des grandes mémorialistes du Grand Siècle dont le zèle épistolaire sans concession est plein d’humour, voire d’ironie du fait de son franc-parler, la princesse n’hésitant pas à nommer Madame de Maintenon « la guenon » ou « la vieille ordure » .

Son nom est passé à la postérité par la publication de ses lettres. Au nombre de 60 000 dont un dixième est conservé, rédigées dans un style savoureux, ses lettres, constituent une source d’informations précieuse sur la vie à la cour de France. Ecrites par une princesse qui survécut au roi et assista à tous les grands évènements du royaume sans oublier ses drames, ses manuscrits témoignent dans une verve truculente de la vie à la cour de Louis XIV vue par une princesse allemande de cœur qui manie avec dextérité l’autodérision. Elle qui se dit laide et se moque de son embonpoint, donne aussi l’occasion d’évoquer la thématique de la santé et de la mode à la cour.

Des lettres originales de La Palatine, conservées à la BNF et dans une collection privée étrangère, attestant de la matérialité de cette correspondance et de l’écriture énergique de cette princesse épistolière.

Son regard spontané sur les évènements de son époque, son franc-parler, sa plume acérée et pleine d’humour seront l’occasion de revenir sur cinquante années à la cour de Louis XIV. La Palatine, ni reine, ni régente, est une figure un peu méconnue de l’histoire du Grand Siècle. Fille de l’électeur palatin Karl-Ludwig, qui en épousant Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV en 1671 à l’âge de 19 ans, Élisabeth-Charlotte de Bavière, devient duchesse d’Orléans et porte à la cour le titre de « Madame ».

L’exposition invite également à suivre les traces de cette dernière, depuis son palatinat natal jusqu’à Versailles, en passant par les demeures de son époux, le Palais-Royal et le château de SaintCloud, l’hiver la voyant à Paris et l’été à Saint-Cloud. Elle donnera trois enfants à son époux dont Philippe d’Orléans, duc de Chartres (1674-1723) qui deviendra régent à la mort de Louis XIV.

L’exposition est montée avec le commissariat scientifique d’Aurélie Chatenet-Calyste, maître de conférences en histoire moderne à l’université Rennes II. Elle se tiendra du 15 octobre 2020 au 28 février 2021.

Secrets d'Histoire : La princesse Palatine une commère à la cour de Louis XIV

La princesse Palatine (1652-1722), la plume et le Soleil
Exposition du 15 octobre 2020 au 28 février 2021

Musée des Avelines
60, rue Gounod
92210 Saint-Cloud

https://www.musee-saintcloud.fr/