Le cinéma a très vite adopté la thématique de l’intelligence artificielle pour nourrir le genre de la science-fiction
Le cinéma a très vite adopté la thématique de l’intelligence -  Photo par Myke Simon, CC0 artificielle pour nourrir le genre de la science-fiction

Le cinéma a très vite adopté la thématique de l’intelligence artificielle pour nourrir le genre de la science-fiction !

Lorsqu’on pense à l’intelligence artificielle, ce n’est pas vraiment le passé, mais plutôt le futur qui se bouscule dans nos pensées. En effet, cette science, qui veut simuler l’intelligence humaine au travers de différentes techniques, nous permet d’imaginer des innovations incroyables qui changeraient notre quotidien et nos sociétés.

Pourtant ce qu’on nomme plus communément l’IA n’est pas si récent comme en attestent les premières applications pratiques dans les années 1950. Et le monde cinématographique a très vite assimilé ce nouveau domaine scientifique en l’intégrant dans différentes intrigues quelques années plus tard. L’IA est une thématique parfaite pour le Septième Art qui peut ainsi mettre en avant des intrigues basées sur les nouvelles technologies ou tout simplement poser un regard aiguisé sur la psychologie humaine au travers de l’œil de la machine.

Retour sur les œuvres qui ont su marier cinéma et intelligence artificielle.

Blade Runner, une révolution visuelle et scénaristique

Inspiré du roman de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?le film réalisé par Ridley Scott est une véritable claque pour tous les spectateurs quand il sort en 1982. L’univers si particulier oscillant entre ambiance obscure et cyberpunk, tout comme le jeu d’Harrison Ford et des autres acteurs jouant les androïdes, est une révolution. Mais c’est peut-être bien le scénario qui va laisser tout le monde bouche bée et faire entrer Blade Runner dans le panthéon de la science-fiction.

Les thèmes abordés comme le libre arbitre, le rôle de la mémoire ou encore la valeur de l’humanité font entrer le spectateur dans une profonde réflexion. Une suite qui retrouve une partie de l’esthétique originelle et quelques soubresauts scénaristiques est d’ailleurs sortie récemment, dirigée par l’excellent Denis Villeneuve.

Terminator, l’une des premières oppositions entre humains et machines

Terminator est devenu une icône du cinéma avec six films sortis en salle
Terminator est devenu une icône du cinéma avec six films sortis en salle <a href=httpsunsplashcomphotosOa1saYGuRKU>Photo<a> par Thierry K CC0

 

Sorti en 1984, le pitch est assez simple : un cyborg est envoyé du futur pour tuer une femme et son enfant à naître. L’héroïne, Sarah Connor, a été prise pour cible par ce cyborg baptisé Terminator parce qu’elle va donner naissance à un fils qui sera le chef d’une guerre future contre Skynet – le système informatique à intelligence artificielle qui a créé tous ces robots.

Le film est porté par un Arnold Schwarzenegger mythique et terrifiant. On se souvient tous de la scène où il arrive à notre époque, et commence à s’en prendre avec violence à trois punks. Il reviendra d’ailleurs dans plusieurs suites de la franchise où il sera un gentil Terminator.

On est ici dans un angle différent avec l’opposition entre humanité et intelligence artificielle qui pourrait aboutir à la fin de l’être humain. On retrouvera le même genre de problématique dans la saga Matrix avec ce futur dystopique où l’humanité est condamnée par des machines intelligentes à vivre dans une simulation virtuelle. La prise de conscience des héros et leurs différences fondamentales avec les machines seront l’une des premières clés de l’intrigue avant de finalement rapprocher ces deux ennemis et en faire des composantes dépendantes l’une de l’autre.

I Robot, l’héritage d’Asimov

Encore un film qui se base sur la littérature et cette fois-ci des écrits d’Isaac Asimov, l’un des pères fondateurs de la science-fiction. Ici, l’oeuvre est particulièrement intéressante sur les trois règles de la robotique mises en place :

  1. Interdiction pour un robot de nuire à un humain
  2. Obligation d’obéir aux ordres d’un humain (sauf en cas d’incompatibilité avec la loi 1)
  3. Possibilité pour un robot de se protéger (sauf en cas d’incompatibilité avec les lois 1 et 2)

L’enquête menée par l’officier Del Spooner va remettre en cause ces lois qui semblaient immuables. En effet, tout laisse à penser qu’un robot baptisé Sonny aurait été capable de tuer le roboticien Lanning. Une course-poursuite s’engage alors et nous offre de beaux moments de réflexion sur la notion de déterminisme notamment. C’est aussi le rapport à l’humanité et au temps qui passe qui est important comme nous le prouvent les propos de Will Smith, qui a pu faire une introspection durant le tournage du film.