Marie Vassilieff - Scipion le noir, 1916, huile sur toile
Marie Vassilieff - Scipion le noir, 1916, huile sur toile

Marie Vassilieff : La cigale des steppes à la galerie Françoise Livinec.

Dans la première moitié du XXème siècle, Marie Vassilieff se révèle être une artiste inclassable, que l’innovation et l’ingéniosité la placent au-devant de la scène artistique contemporaine. Son œuvre relève d’un style particulier, influencé par les courants contemporains, le cubisme ou l’avant garde, mais teinté de références à l’histoire de l’art européen et à l’art populaire de son pays natal.

La diversité des genres qu’elle manipule (peinture, textile, décors et costumes de théâtre, photographie) vient nourrir son vaste répertoire. Ses projets, ses inspirations et ses créations témoignent d’une volonté de vivre et d’expérimenter propre à un monde traumatisé par un conflit d’une violence extrême. Femme pionnière, elle incarne un genre nouveau d’artiste.

Née dans la ville russe de Smolensk en 1884, Marie Vassilieff, intègre l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg en 1903. Elle s’installe à Paris en 1907 où elle fait la rencontre d’Olga Meerson et de Sonia Delaunay s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts, et elle suit une formation plutôt classique au sein de l’établissement.

De gauche à droite, Manuel Ortiz de Zárate, Henri-Pierre Roché, Marie Vassilieff, Max Jacob et Pablo Picasso, devant le bar La Rotonde
De gauche à droite Manuel Ortiz de Zárate Henri Pierre Roché Marie Vassilieff Max Jacob et Pablo Picasso devant le bar La Rotonde Photo DR

 

À partir de 1910, elle participe régulièrement au Salon d’automne et au Salon des Indépendants. Après le cubisme, l’art de Marie Vassilieff évolue vers une forme d’art primitif. C’est au sein de la communauté artistique de Montparnasse, alors à son paroxysme, que s’impose Marie Vassilieff.

D’abord cofondatrice de l’Académie russe de peinture et de sculpture située avenue du Maine, elle crée ensuite son propre atelier quelques pas plus loin. Il devient rapidement un lieu artistique majeur, où sont organisées des rencontres entre artistes, intellectuels et élèves et on y tient de nombreux débats. Il accueille alors Picasso, Braque, Jacob, Cocteau, Foujita, Rivera ou Cendrars.

À l’origine d’un des plus hauts lieux de rencontres et de transmission culturelle, Marie Vassilieff fait partie des artistes qui ont maintenu Paris au sommet de l’innovation artistique du siècle. Inaugurer notre nouvelle galerie en compagnie de cette pionnière résolument moderne nous rappelle que la nouveauté est plus un état d’esprit qu’un phénomène temporel.Françoise Livinec

À l’automne 2022, la Galerie Françoise Livinec ouvre son nouvel espace parisien situé au 30 rue de Penthièvre, à quelques mètres de la galerie fondée en 2015 dans la même rue (n° 24). Françoise Livinec rend hommage à Marie Vassilieff (1884-1957) en lui consacrant son exposition inaugurale, du 3 novembre au 31 décembre 2022.

Marie Vassilieff compose avec une science voluptueuse des portraits de jeunes femmes aux yeux subtils, aux gestes félins, où l’acidité des coloris modernes met un charme qui rachète parfois la brutalité des formes.Guillaume Apollinaire

Pour information  l’association AWARE s’est installée dans l’ancien atelier de Vassilieff afin de développer la recherche autour des artistes femmes.

Présentation du "Scipion le noir" de Marie Vassilieff

Marie Vassilieff : La cigale des steppes
Exposition du 3 novembre au 31 décembre 2022

Galerie Françoise Livinec
24 et 30 rue de Penthièvre
75008 Paris

www.francoiselivinec.com