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Salon du Roman Historique de Levallois 2018

Roman Historique : Salon du Roman Historique de Levallois

Présidé par le romancier et membre de l’Académie Goncourt Didier Decoin, le Salon du Roman Historique de Levallois accueillera près de 120 écrivains, parmi lesquels Philippe Jaenada, Kaouther Adimi, Sorj Chalandon, Patrick Rambaud, François-Henri Désérable, Irène Frain, Emmanuel de Waresquiel, Frédéric Vitoux, Jean-Noël Pancrazi et Hélène Carrère d’Encausse

Le programme du Salon du Roman Historique démontre l’importance qu’accordent les écrivains à l’Histoire et l’influence qu’elle a sur leurs romans. C’est avec cette ambition que la présidence a été confiée à Didier Decoin, un romancier et scénariste ayant souvent placé l’Histoire au coeur de ses récits.

Qu’il s’agisse de la « Grande Histoire » ou des temps plus récents, la trame historique traverse l’ensemble des romans présentés à Levallois. C’est indéniablement cette ouverture à toutes les « Histoires », celles qui passionnent tant et tant de lecteurs, qui fait le succès du Salon du Roman Historique depuis sept ans à Levallois.

Et puisque les jeunes lecteurs d’aujourd’hui seront les grands lecteurs de demain, la littérature jeunesse est particulièrement à l’honneur cette année – dans un seul espace au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville – avec des signatures, des animations et pour la première fois la remise d’un Prix des jeunes lecteurs de Levallois qui a impliqué les écoles de la ville depuis la rentrée de septembre.

Près de 120 écrivains, généralistes, auteurs de documents et essais, spécialisés en littérature jeunesse, scénaristes ou illustrateurs de bande dessinée y rencontrent leurs lecteurs pour une multitude de propositions : entretiens et cafés littéraires, lectures de textes imprégnés d’Histoire par des comédiens, séances de dédicaces et animations jeunesse. 120 écrivains, parmi lesquels Philippe Jaenada, Kaouther Adimi, Sorj Chalandon, Patrick Rambaud, François-Henri Désérable, Irène Frain, Emmanuel de Waresquiel, Frédéric Vitoux, Jean-Noël Pancrazi et Hélène Carrère d’Encausse.

Cette édition sera marquée par des hommages à Jean d’Ormesson et Max Gallo, tous deux disparus en 2017 et par la remise du Prix des lecteurs de Levallois et du Prix des jeunes lecteurs de la ville lancé cette année. Cet après-midi exceptionnel placé sous le signe de l’Histoire sera rythmé par de nombreux rendez-vous – cafés littéraires, lecture par Maxime d’Aboville, séances de dédicaces et animations à destination du jeune public.

Questions à Didier Decoin, président du Salon du Roman Historique

À quoi attribuez-vous la passion des Français pour l’Histoire, omniprésente à la fois dans les librairies et à la télévision ?

Didier Decoin : Les Français vivent en France, or la France entretient des affinités particulièrement électives avec l’Histoire. Vivre en France, c’est vivre en Histoire. Et l’Histoire, c’est notre potion magique : notre nation est tombée dedans quand elle n’était encore que la Gaule. Alors, de même que toute vraie cuisinière française a son livre de recettes qui lui permet de faire du comestible, voire du délicieux, avec à peu près n’importe quoi, leur potion magique permet aux Français de ne jamais se sentir perdus : quelles que soient les questions, parfois terribles, que leur pose l’avenir, il leur suffit de relire leur Histoire pour se rasséréner en constatant que, d’une manière ou d’une autre, ils ont déjà vécu – et surmonté – cela.

Quels sont selon vous, les ingrédients indispensables à tout bon roman historique ?

Didier Decoin : Le (bon) roman historique est une introspection sur fond de spectacle. Et de préférence de grand spectacle. Ce qui suppose de l’action, une richesse du décor, des costumes, et des figurants à foison. Mais l’ingrédient le plus important, c’est l’indiscrétion : l’Histoire, la grande Histoire, doit se montrer furieusement indiscrète, se mêler de ce qui ne la regarde pas, mettre le siège devant ces donjons de la vie privée où les héros ne demandent rien d’autre que de vivre leurs petites histoires à eux. Réussir un roman historique, c’est raconter ces irruptions choquantes, violentes, impudentes, de la politique et de la guerre dans les nids d’amour de braves gens comme vous et moi. Bien qu’à priori le roman historique ne devrait pas exister : comment concilier ces deux contraires que sont d’un côté le roman fait pour l’imaginaire, l’irréel, le chimérique, le mythique, et de l’autre l’Histoire dont l’ADN est le concret, le véridique, l’authentique ? Quoi qu’il en soit, la recette du bon roman historique est simple : il vous faut une toile de fond frissonnante, bien agitée de soubresauts, que vous garnirez généreusement de personnages qui, eux, n’aspirent au contraire qu’à une douce et savoureuse sérénité. Le reste est affaire de cuisson, c’est-à-dire de style, parce que, historique ou pas, un bon roman sera littéraire ou ne sera pas. Servez chaud, saupoudré de quelques pincées d’humour.

Tout savoir sur le Salon du Roman Historique  : https://salonromanhistorique-levallois.fr/

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