Hommage à Shah Marai qui a été tué ce lundi 30 avril à Kaboul lors d’un double attentat

Shah Marai

Hommage à Shah Marai, chef photographe du bureau de l’AFP, et aux cinq autres journalistes qui ont été tué ce lundi 30 avril à Kaboul lors d’un double attentat suicide.

Shah Marai a été tué lundi 30 avril à Kaboul alors qu’il était accouru sur les lieux d’une première explosion dans la capitale afghane. Ce deuxième attentat visait clairement la presse : cinq autres journalistes travaillant pour des médias locaux comptent parmi les victimes. Agé de 48 ans, Shah Marai travaillait pour l’AFP depuis vingt-deux ans, d’abord comme chauffeur puis comme photographe.

Shah Marai travaillait pour l’AFP depuis 1996, où il avait commencé comme chauffeur-fixeur, avant de devenir photographe puis chef photographe. Depuis la chute des talibans en 2001, ce natif de la plaine de Shamali (au nord de Kaboul) avait couvert tous les bouleversements qu’a connus son pays et dont il témoignait dans un post du blog Making of de l’AFP.

De nombreux messages de sympathie et de condoléances ont été reçus par l’Agence (tribute.shahmarai@afp.com) pour rendre hommage à Shah Marai, qui laisse six enfants dont une petite fille née il y a quelques semaines à peine.

« Cette tragédie nous rappelle le danger auquel nos équipes doivent sans cesse faire face sur le terrain et le rôle essentiel des journalistes pour la démocratie. Les journalistes ont été la cible de cette attaque, nos pensées et nos condoléances vont à sa famille et à celles des autres journalistes tués », déclare Fabrice Fries, Président-Directeur Général de l’AFP.

« C‘est avec une extrême tristesse que nous avons appris ce matin la mort de Shah Marai. Une fois encore, après la mort de Sardar Ahmad en 2014, le bureau de Kaboul est frappé par un événement tragique. Je veux exprimer mes profondes condoléances à la famille de Shah Marai et à toute l’équipe du bureau de Kaboul. Shah Marai était un grand photographe, et une personne merveilleuse. Bien sûr, l’AFP offrira tout son soutien à sa famille », ajoute Michèle Léridon, directrice de l’Information de l’AFP

« Nous ne pouvons qu’honorer la force, le courage et la générosité d’un photographe qui a couvert des événements souvent traumatisants avec sensibilité et professionnalisme », conclut-elle.

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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