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Die Fledermaus de Johann Strauss

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Die Fledermaus de Johann Strauss
Die Fledermaus de Johann Strauss

Die Fledermaus de Johann Strauss au Conservatoire de Paris !

Créé en 1795, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris est le premier établissement public français de transmission des arts musicaux et chorégraphiques. Ses nombreux partenariats internationaux et la renommée de ses professeur·es et ancien·nes étudiant·es en font une référence internationale.

Die Fledermaus, de Johann Strauss

Une fois par an, le Conservatoire de Paris propose, avec la Philharmonie de Paris, une grande production lyrique qui rassemble tous les talents de l’école. Dans quelques jours aura lieu l’une des plus importantes productions de l’année au Conservatoire de Paris, en partenariat avec la Philharmonie, Die Fledermaus, de Johann Strauss (le jeune), avec Lucie Leguay à la direction tandis que la mise en scène est signée Nicola Raab.

Depuis deux ans, la chauve-souris a mauvaise presse. C’est donc avec un brin d’humour que les étudiants du Conservatoire ont choisi l’opéra éponyme de Johann Strauss II pour leur projet pédagogique. Ici, la chauve-souris n’est porteuse d’aucun virus : c’est un déguisement, au centre d’une farce boulevardière et enlevée. Une opérette comme seul Johann Strauss (le jeune) en avait la recette, et dont la légèreté en même temps que le lyrisme sautillant sont des enjeux centraux d’interprétation. Un défi, donc, que les jeunes étudiants des classes d’instruments et de voix du Conservatoire relèvent en compagnie de deux femmes de talent : la jeune Lucie Leguay tient la baguette, tandis que la mise en scène est signée Nicola Raab.

Nicola Raab

C’est la première fois que je mets en scène Die Fledermaus. Cette opérette est un chef-d’œuvre du XIXe siècle, et c’est paradoxalement la raison pour laquelle je ne l’ai jamais montée auparavant : une partie des thématiques qu’elle traite est à mon sens assez datée. Je pense notamment à la critique de la bourgeoisie du XIXe siècle, centrale dans l’œuvre. Bien que ce soit une dimension intéressante, elle ne fait plus écho aux préoccupations sociétales contemporaines. Lorsqu’Émilie Delorme, la directrice du Conservatoire, m’a demandé de mettre en scène Fledermaus dans le cadre du cursus des étudiants en chant, la perspective a changé. Ce contexte précis a apporté une réponse à la question que je me posais : que représente l’œuvre pour nous, au XXIe siècle, et plus particulièrement pour la jeune génération qui incarne ces personnages ? Cette production fait partie des premières expériences en situation professionnelle de ces chanteurs, mais les amène à travailler des rôles clefs de leur répertoire, qu’ils interpréteront certainement à de nombreuses reprises durant leur carrière. Concrètement, notre Chauve-Souris est une mise en abyme du travail même d’incarnation que réalise chaque chanteur dès qu’il aborde un rôle. Au début de l’œuvre, nos jeunes gens arrivent, rencontrent leurs personnages, et acceptent avec malice et connivence de se glisser dans leurs habits. Leur démarche entre ainsi en résonance avec le travestissement omniprésent dans cette opérette, construite autour d’un bal masqué. Tous les protagonistes se retrouvent alors au même niveau de conscience que Falke et Orlofsky : dans cette farce, les dupes sont consentantes. Cependant, au-delà du simple déguisement, les interprètes sortent transformés de cette expérience. À travers le jeu de rôle, c’est une quête d’identité qui est menée.

Lucie Leguay

Il est vrai qu’ayant beaucoup dirigé de répertoire symphonique et de musique contemporaine, on me met souvent dans ces « cases ». Sauf qu’avant d’être cheffe, j’étais pianiste ; et l’opéra m’a toujours énormément attiré. J’ai même appris l’opéra à l’âge de dix-huit ans avec mon premier professeur, Jean- Sébastien Béreau, qui m’a donné le goût du théâtre, du jeu et de l’art total, avec chorégraphie, mise en scène… J’ai travaillé et dirigé plus d’un opéra par an (entre autres les Dialogues des Carmélites, Carmen, Eugène Onéguine…) et j’ai également assisté mon professeur dans Rita de Donizetti et dans l’opérette Le Docteur Miracle de Bizet. L’opéra n’est donc pas un répertoire nouveau pour moi ! Et il ne m’a jamais quitté, bien qu’à la fin de mes études, j’aie eu des postes de cheffe assistante dans des orchestres symphoniques et à l’Ensemble intercontemporain. On m’a vue beaucoup dans ces univers-là et l’on peut donc être surpris de m’entendre à l’opéra. Mais je pense que c’est un atout pour moi d’avoir été pianiste, d’avoir fait de l’accompagnement vocal quand je le pouvais et de continuer aujourd’hui. Et j’adore les chanteurs ! Pour faire de l’opéra il faut aimer les chanteurs, il faut aimer les accompagner et je suis très heureuse de faire cela de plus en plus.

Die Fledermaus
Die Fledermaus – László von Frecskay: Karikatur zur Uraufführung der Operette Die Fledermaus in der Satirezeitung Die Bombe (1874)

Die Fledermaus, de Johann Strauss
Du 2 au 9 MARS 2022

Conservatoire de Paris
209 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

www.conservatoiredeparis.fr

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