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Rétrospective Fernando Botero au Musée Würth

Fernando Botero

Le Musée d’art moderne et contemporain Würth France Erstein, situé dans le Bas-Rhin, est le treizième musée Würth ouvert par l’industriel et amateur d’art Reinhold Würth. Destiné à la diffusion en France de la Collection Würth, l’une des plus importantes collections d’entreprise d’art moderne et contemporain en Europe, il rassemble plus de 16 000 œuvres, peintures, dessins, gravures et sculptures de Pablo Picasso à Gerhard Richter, en passant par René Magritte, Max Beckmann, Christo, Georg Baselitz ou Anselm Kiefer. Le Musée Würth accueille jusqu’au 15 mai 2016 une riche sélection d’œuvres du peintre et sculpteur colombien Fernando Botero. Issu de la Collection Würth et de l’atelier de l’artiste, l’ensemble des œuvres couvre une période allant des années 1960 jusqu’à aujourd’hui.

Abandonnant sa formation dans une école taurine colombienne, le jeune Fernando Botero s’oriente vers la peinture et le dessin à la fin des années 1940. Il étudiera à Madrid, Paris et Florence, durant lesquels il copie sans relâche les grands maîtres de la peinture espagnole et de la Renaissance italienne, s’imprégnant de la régularité de leur travail, du rôle central que tient la figure humaine dans leurs tableaux, et du caractère satirique des personnages, aspects que l’on retrouvera dans son travail artistique.

A la fin des années 50, le volume des objets sera d’une importance essentielle dans ses œuvres et c’est à partir de cette période que son style se distinguera de tous les autres, il devient unique par les formes rondes et généreuses de ses sujets, le côté baroque de ses personnages et les fruits surdimensionnés de ses natures mortes. L’exposition aborde les thèmes préférés de l’artiste : le cirque, l’Amérique Latine, la nature morte ou les références à l’histoire de l’art, ensemble artistique où le comique parfois satirique rivalise avec la tristesse. Sans oublier la tauromachie : « La Tauromachie, c’est le seul sujet que j’ai gardé toute ma vie. J’ai commencé à faire des petits dessins de taureaux et j’ai continué à faire toute ma vie des compositions qui ont quelque chose à voir avec la corrida, la tauromachie ».

La série intitulée Boterosutra du Musée Würth, est, comme le révèle non sans humour le titre, inspirée du Kâma-Sûtra, recueil d’aphorismes sanscrits sur le désir. On retrouve dans ces œuvres, déconseillées aux moins de 14 ans, tout ce qui fait Botéro : son style figuratif naïf, rond, impassible et voluptueux ; on réalise l’importance que le corps nu et la sensualité ont tenu dans sa vie. Ainsi, ce sont plus de 80 dessins, peintures et sculptures d’une volupté naïve, qui illustrent l’érotisme avec un couple faisant l’amour dans une grande variété de positions.

Les personnages deviennent comme absents, ils regardent dans le vide. Cette expression créé le mystère. Ils ne sont pas tout à fait en train de faire l’amour. Ils sont là pour la composition », analyse Botero à propos des ses œuvres.

Les peintures de Botéro aux formes généreuses et au volume appréhendé comme un atout plastique sensuel ont marqué à jamais l’histoire de l’art contemporain et s’arrachent aujourd’hui à prix d’or. « Le volume permet d’exprimer une certaine forme de sensualité, de plasticité. L’introduction du volume fut la cause ou, disons, la révolution la plus importante qu’ait connu l’art », affirme Fernando Botero en évoquant sa carrière. « C’est une chose qui est d’une grande plasticité, d’une grande liberté de couleur, c’est une peinture en soi, c’est plein de possibilités ».

Photo : Fernando Botero, Boterosutra 51 – Photo : François Fernandez

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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