• Participez au artsixMic Crowfunding !
  • Aidez-nous à bouger les choses !

« Outside » Quand la photographie s’empare du cinéma

Outside

Né aux Etats-Unis, à Brooklyn en 1918, Morris Engel était photographe de presse, puis de combat dans la marine américaine durant la seconde guerre mondiale. Il reprit ensuite les fonctions qu’il occupait avant le conflit à la Photo League dont il avait l’un des premiers adhérents lors de sa création en 1936. Il y travaillait avec sa femme Ruth Orkin et les figures emblématiques de la photographie de l’Amérique du XXème siècle, Bérénice Abbott, Paul Strand, Weegee….Leurs photos, en cette époque de Grande Dépression, se voulaient objectives en révélant la réalité sociale telle qu’elle s’observait dans les rues.

Morris Engel et son épouse développèrent ainsi une technique particulière et unique, celle qui consistait à se placer au centre des événements pour en capter les singularités, et c’est cette technique qu’ils adaptèrent au cinéma, en 1953, lorsqu’ils réalisèrent en collaboration avec leur ami écrivain Raymond Abrashkin, le film « Le Petit Fugitif ».

La grande innovation de ce film était l’utilisation par Engel d’une caméra portative 35mm et le recours à des acteurs non professionnels ; Le film, l’un des premiers « succès américains des films indépendants a remporté un Academy Award, une nomination pour le meilleur scénario et un Lion d’Argent à la Mostra de Venise . Réalisé avec 30 000 dollars, il fut un grand succès et influença la nouvelle vague française de cinéastes notamment François Truffaut qui en appréciait la liberté de tournage et qui peu de temps après avoir réalisé « Les 400 coups » salua le réalisateur du Petit Fugitif en ces mots :: «Notre Nouvelle Vague n’aurait jamais vu le jour si le jeune Américain Morris Engel ne nous avait pas montré la voie de la production indépendante avec ce beau film. »

De nombreux photographes franchirent également le pas et se tournèrent vers la pratique filmique, d’Helen Levitt à Stanley Kubrick en passant par William Klein et Robert Franck.

Né aux Etats-Unis, à Brooklyn en 1918, Morris Engel était photographe de presse, puis de combat dans la marine américaine durant la seconde guerre mondiale. Il reprit ensuite les fonctions qu’il occupait avant le conflit à la Photo League dont il avait l’un des premiers adhérents lors de sa création en 1936. Il y travaillait avec sa femme Ruth Orkin et les figures emblématiques de la photographie de l’Amérique du XXème siècle, Bérénice Abbott, Paul Strand, Weegee….Leurs photos, en cette époque de Grande Dépression, se voulaient objectives en révélant la réalité sociale telle qu’elle s’observait dans les rues.
Morris Engel et son épouse développèrent ainsi une technique particulière et unique, celle qui consistait à se placer au centre des événements pour en capter les singularités, et c’est cette technique qu’ils adaptèrent au cinéma, en 1953, lorsqu’ils réalisèrent en collaboration avec leur ami écrivain Raymond Abrashkin, le film « Le Petit Fugitif ».

La grande innovation de ce film était l’utilisation par Engel d’une caméra portative 35mm et le recours à des acteurs non professionnels ; Le film, l’un des premiers « succès américains des films indépendants a remporté un Academy Award, une nomination pour le meilleur scénario et un Lion d’Argent à la Mostra de Venise . Réalisé avec 30 000 dollars, il fut un grand succès et influença la nouvelle vague française de cinéastes notamment François Truffaut qui en appréciait la liberté de tournage et qui peu de temps après avoir réalisé « Les 400 coups » salua le réalisateur du Petit Fugitif en ces mots :: «Notre Nouvelle Vague n’aurait jamais vu le jour si le jeune Américain Morris Engel ne nous avait pas montré la voie de la production indépendante avec ce beau film. »

De nombreux photographes franchirent également le pas et se tournèrent vers la pratique filmique, d’Helen Levitt à Stanley Kubrick en passant par William Klein et Robert Franck.

Outside

Quand la photographie s’empare du cinéma
Morris Engel et Ruth Orkin
Par Stefan Cornic

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Carlotta Editions (21 octobre 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1093798004
  • ASIN: B00MAZU19I

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

Gilles Legardinier

Gilles Legardinier : Le premier miracle

Gilles Legardinier s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent.

Steve Jobs

Steve Jobs : Quatre vies de Daniel Ichbiah

Depuis hier, le film Steve Jobs est à l'affiche. Quatre jours plus tôt, les ...