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Opération «I Found My Jeanne» par Monsieur SLOOP & Arthur Simony

Monsieur SLOOP

Monsieur SLOOP et Arthur Simony proposent à tous une expérience inédite : une chasse au trésor qui se déroulera le lundi 19 Janvier 2015. 50 oeuvre originales sont dissimulées dans Paris et sa banlieue. Une carte en ligne, que l’on peut trouver ici: http://voeux.m-sloop.com/2015 permet à tous de connaître les cachettes. Ensuite c’est au plus rapide de jouer.

Art et Culture par Monsieur SLOOP » est un programme mené par l’Agence afin d’accompagner des artistes sur un projet donné. Monsieur SLOOP met à leur disposition les moyens de créer et de faire connaître leur travail. Que ce soit financièrement ou en mettant à leur disposition un espace de travail ou encore en leur faisant bénéficier des talents de l’Agence, cet accompagnement est totalement gracieux et marque la volonté de l’Agence de prendre part à la vie de la Cité, en dehors de tout aspect mercantile.

Arthur Simony

À l’âge de 17 ans, Arthur Simony quitte le lycée. Attiré par les lignes, les formes et les matières, il gagne Bruxelles et s’inscrit dans une école de stylisme. C’est au cours de cette première année, qu’il réalise sa première installation, « La vie ne tient qu’à un fil ». Nous sommes en 2002.

Depuis, Arthur a quitté Bruxelles pour Paris, mais de cette expérience, il lui reste ce goût du fil et de la ligne. Alors, il tend et suspend des fils, tague des lignes fluides et précises qui s’imposent sur les portes et les palissades, une trace de lui-même en quelque sorte, jetée aux regards des passants. Ce geste, d’abord impulsif et répétitif comme une respiration, s’affirme peu à peu jusqu’au jour où, en 2007, une figure apparaît. Il la travaille, seul dans l’intimité de sa chambre, et la reproduit inlassablement. Progressivement, la silhouette s’épure, se définit ; son cou et son visage s’allongent, ses cheveux changent de forme. Jeanne est née. En 2011, elle descend dans les rues de Paris.

Arthur et Jeanne

Même si cette figure féminine s’est imposée comme une évidence, elle n’a pas surgi par hasard. Elle est le fruit de lectures, et notamment de celles portant sur Modigliani. Le nom de Jeanne est un hommage à son histoire Jeanne, c’est une histoire d’amour. Dessinée sur les murs, les portes, les encombrants qui jonchent les trottoirs, exposée dans les cafés, sa présence est constante et rassurante. Elle est le paysage de la rue, du quartier et s’étend maintenant de station de métro en station de métro. Elle s’impose à nous, grande, altière parfois enfantine et boudeuse, et Arthur est fier du regard que l’on porte sur elle. Il la regarde, immortalise son image sur du papier glacé, la recréant ainsi indéfiniment avant qu’elle ne parte, emportée par un passant. Souvent, il filme son départ. Parfois, il voudrait la sauver. Alors, il la prend dans ses bras et la confine dans son petit atelier en attendant de l’exposer à nouveau, au risque de la perdre, encore. Jeanne est son extension. Elle est la création, le fil qui le relie.

De fils en bobines

Ce fil de la création, on le retrouve véritablement au sens propre dans les installations d’Arthur. Il le dévide, le coupe, le lisse, des kilomètres de fils qu’il trimbale dans des sacs d’un lieu à l’autre, des fils qu’il suspend aux arbres, accroche dans les cabines téléphoniques, des fils habillés de petites étiquettes où s’imprime le mot vie, le mot bonheur, le mot étoile. Des fils qui sont une invitation à être décrochés, saisis. C’est ce que nous dit l’installation « Décrocher les étoiles » où le public en coupant un des fils, décroche son étoile. Cette installation entretient par là une relation directe avec le public qui la transforme à coups de ciseaux. Elle évolue, se régénère, se recrée comme une matière vivante. Comme la vie même. Car tous ces fils que sont-ils si ce n’est la représentation de toutes nos vies mêlées les unes aux autres, suspendues les unes à côté des autres, une vie qu’il faut saisir à tout prix.

Monsieur SLOOP et le street – artist Arthur Simony réinventent la cérémonie des voeux.

#ifoundmyjeanne

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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