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Jacques Réattu – Arelatensis : un rêve d’artiste

Jacques Réattu au Musée Réattu

Peintre français né à Arles en 1760, Jacques Réattu reçoit de sa mère, sœur du peintre « des arlésiennes » Antoine Raspal, ses premiers rudiments de peinture. A 15 ans, il entre à l’académie royale de peinture et de sculpture où il reçoit l’enseignement de Simon Julien puis de Jean-Baptiste Regnault, se destinant au plus noble des genres : la carrière de « Peintre d’histoire » ! Lauréat en 1790 du Grand Prix de peinture de l’Académie royale, il part en Italie en tant que pensionné du Roi. Malheureusement, en raison du contexte politique et des événements révolutionnaires, il ne peut passer dans la capitale pontificale les quatre années initialement prévues. Il peut tout de même y réaliser une œuvre majeure, Prométhée protégé par Minerve et élevé au Ciel par le Génie de la Liberté dérobe le feu, première œuvre à discours révolutionnaire de l’artiste.

Revenu à Marseille en 1793, il obtient deux ans plus tard la commande pour le décor du Temple de la Raison de dix tableaux monumentaux peints en grisaille à l’imitation de bas reliefs illustrant les idéaux révolutionnaires. En 1798, il revient définitivement en Arles où il acquiert la commanderie de Saliers puis la totalité des lots du Grand Prieuré de l’Ordre de Malte dont les biens furent confisqués et vendus dès 1793. C’est là qu’il décide d’installer, face au Rhône, son atelier.

Jacques Réattu consacre les vingt premières années du XIXè siècle à la gestion de son patrimoine foncier, interrompant sa peinture qu’il ne reprendra qu’à partir de 1819 pour entamer l’une des périodes les plus productives de sa carrière avec de grands projets de décors en particulier de théâtres et hôtels de villes à Marseille, Nîmes et Lyon. Des œuvres d’inspiration mythologique côtoieront de grandes productions allégoriques, suivies à partir de 1826, du seul grand décor religieux de Réattu pour l’église Saint-Paul de Beaucaire pour lequel il ne réalisera que trois des œuvres sur les cinq prévues, l’artiste s’éteignant en 1833.

La découverte de l’oeuvre de Jacques Réattu date des années quatre-vingt, grâce à la thèse de la chercheuse allemande Katrin Simons, publiée en 1985 sous le titre Jacques Réattu, peintre de la Révolution en Provence, et qui eut pour point de départ le tableau Le Triomphe de la Civilisation, conservé à la Kunsthalle de Hambourg.

La célébration du bicentenaire de la Révolution française en 1989 a permis de replacer l’oeuvre de Réattu au coeur des productions artistiques de l’époque, avec notamment la première mise en valeur du décor du Temple de la Raison de Marseille. Mais c’est surtout en 2000, avec l’exposition du musée de la Révolution française / Domaine de Vizille, « Jacques Réattu – Sous le signe de la Révolution », que l’oeuvre de l’artiste arlésien se trouve mise en pleine lumière. Au terme de près de 15 années de travail, plus de trente peintures de l’artiste conservées à Arles ont été restaurées, environ 300 dessins ont été numérisés et mis en ligne sur la base nationale Joconde, la totalité de sa correspondance (plus de 1300 feuillets) a été numérisée, transcrite et conservée à la médiathèque d’Arles.

L’exposition 2017, qui va rendre hommage à ce grand peintre d’une période clé de l’histoire (la Révolution française) et de l’histoire de l’art (le Néoclassicisme), est conçue sur deux lieux
Symboliques :

– Le musée Réattu, consacré à la grande rétrospective de l’oeuvre du peintre arlésien, de ses premiers dessins (1778-80) à ses derniers projets (1830), en passant par sa victoire au Grand Prix de Rome (1790).
– La Chapelle Sainte-Anne, place de la République, où seront dévoilées ensemble pour la première fois les six peintures monumentales (2m x 6m) en « grisailles » du Temple de la Raison de Marseille ainsi que l’ensemble des dessins préparatoires. Au total, ce sont plus de 100 peintures et 200 dessins qui seront présentés au public.

Si la majeure partie de l’oeuvre de Réattu est aujourd’hui à Arles, les œuvres conservées dans de nombreuses institutions et collections privées seront présentées au public, l’ensemble étant mis en relation avec les œuvres de ses contemporains qu’il a côtoyés directement à Paris ou en Italie : Anne-Louis Girodet Trioson (Angers, musée des Beaux-arts), Charles Meynier (Boulogne-Billancourt, Bibliothèque Paul-Marmottan), Philippe Chéry (La Rochelle, musée des Beauxarts), Philippe Hennequin (Lyon, musée des Beaux-arts), Etienne-Barthélémy Garnier (Paris, Ecole Nationale supérieure des Beaux-arts), Joseph-Marie Vien (Paris, musée du Louvre), Jean-Charles Tardieu (Toulouse, musée des Augustins), Jean- Joseph Taillasson, Nicolas de Courteille (Vizille, musée de la Révolution française), Simon Julien (Caen, musée des Beaux-arts)…

Labellisée « Exposition d’intérêt national », la seule exposition ayant obtenu ce label pour l’année 2017 en région PACA, « Jacques Réattu, arelatensis – Un rêve d’artiste » sera l’occasion pour le musée Réattu, plus de trente ans après l’ouvrage de Katrin Simons, de publier un nouvel ouvrage de référence, fort des découvertes et état des recherches les plus actuelles. L’ouvrage de 384 pages et 530 illustrations est réalisé en coédition avec SOMOGY Editions d’art.

JACQUES REATTU  arelatensis : Un rêve d’artiste
Exposition du 16 septembre 2017 au 7 janvier 2018

Musée Réattu
Musée des Beaux-Arts
Ancien Grand Prieuré de l’Ordre de Malte
10 rue du Grand Prieuré
13200 Arles

www.museereattu.arles.fr

  • Editeur : Somogy éditions d’art
  • Collection : COEDITION ET MU
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757213016
  • ISBN-13: 978-2757213018
  • Touche-à-Tout, depuis la photographie, l'écriture, la mise en page et les reportages vidéos

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