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Emmanuelle Antille « Les Barricades Mystérieuses »

Les Barricades Mystérieuse

Née à Lausanne en 1972, Emmanuelle Antille est une photographe, vidéaste, écrivain et réalisatrice. Etudiante à l’école supérieure de Genève puis à la Rijksacademie d’Amsterdam, Emmanuelle Antille a participé à de nombreuses expositions dans des festivals de vidéo, notamment au Kunstverein de Frankfurt, à la Tate Modern de Londres, au Renaissance Society à Chicago, à la National Gallery of Iceland à Reykjavik, au CCA à Glasgow, à la Site Gallery à Sheffield, au Tokyo Wonder Site, au De Appel à Amsterdam,, au Migros Museum à Zurich, à Art Unlimited à Bâle, au Musée du Jeu de Paume et au Grand Palais à Paris, au centre Pasquart à Bienne et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Elle a été plusieurs fois distinguée en recevant entre autres le Prix du fond de décoration de Genève, trois prix fédéraux des beaux arts, deux prix Kiefer-Hablitzel et un prix avec commande de Migros Culture. « Une grande partie de mon travail tourne autour du décalage avec la réalité, du rapport avec le sommeil, de la limite entre le rêve et la réalité, de l’hallucination. » déclare l’artiste quand elle parle de son travail.

En 1997, paraît Exhibits, textes en anglais et en français, écrits autour de l’installation qu’Emmanuelle Antille présente dans le cadre de l’exposition Regards sur l’art contemporain. Suivi en 2003 par la publication de Angels Camp first songs, quatre nouvelles basées sur le scénario du film Angels camp. Sont intercalées entre les textes des photographies extraites du long métrage avec lequel l’artiste représente la Suisse à la 50è Biennale de Venise. Emmanuelle Antille réalise son premier long métrage pour le cinéma, « Avanti », en 2012.

La galerie Didier Gourvennec Ogor est heureuse d’accueillir Emmanuelle Antille pour sa première exposition personnelle à Marseille intitulée « Les barricades mystérieuses ». A travers les œuvres que l’artiste présente, se trouve exprimé son désir non seulement « d’habiter poétiquement le monde » mais surtout de générer cette poétisation ; pour cela, elle nous fait partager le parcours de personnes, soit issues de son propre entourage, soit tout droit sorties de films ou de romans, afin de comprendre leur univers tant matériel qu’émotionnel.

L’artiste nous interroge : la vie s’impose-t-elle à nous ? Ou devons nous la façonner, la modeler à notre gré ? Vaste sujet, sans début ni sans fin, tout comme l’est la partition de musique de Couperin portant le même titre… »Barricades mystérieuses », qui rythme à merveille cette exposition en nous permettant d’entrevoir des abîmes de sens, des profondeurs insondables.

Tout comme cette œuvre musicale, la vie se heurte parfois à des murs invisibles, se retourne sur elle-même, tourne en rond, se répète inlassablement pour n’être au final qu’un flux au sein duquel la compassion et le partage sont des actes de résistance sur lesquels Emmanuelle Antille s’est attardée, voulant nous faire partager les émotions de ses personnages.

Trois films concrétisent ainsi ses pensées :

Dans « les veines », deux personnages se redessinent mutuellement les veines de leurs bras, celles-ci se transformant en des lianes symbolisant des liens éternels les unissant.

« Le désir qui gronde » est un film consacré aux silences de notre corps, à ses secrets, ce qu’il garde en lui sans jamais vouloir le dévoiler ; pour cette mise en scène, Emmanuelle Antille a fait appel à un homme, des pierres et des étourneaux par dizaine.

Enfin, les Barricades Mystérieuses, constituées de deux écrans ; sur le premier apparaît un homme nommé Walden, comme le lieu décrit par Henry David Thoreau dans son livre du même titre, qui redécouvre, au son de la musique de Couperin, l’essence de la vie et son rapport avec le monde en s’isolant dans un cabanon au bord d’un lac jouxtant une forêt. Un retrait volontaire, une autre façon d’habiter le monde de manière plus romantique et de manière essentialiste.

Le second étant composé d’un ensemble de citations éphémères donnant l’impression de prendre vie au fur et à mesure de leur apparition à l’écran. Le temps est certes isochrone mais il se reforme inlassablement, sans fin ni conclusion , prenant place dans un espace qui devient ainsi pluriel, composé de multiples facettes qui, tout comme la vie, s’unissent pour parfois mieux se désunir. Fidèle à la pensée de Jean-Louis Chrétien et au Crédo de Thoreau, Emmanuelle Antille nous éclaire à travers cette exposition sur ses paysages intérieurs et nous prouve une fois de plus par son talent que l’inespéré devient parfois l’inoubliable.

  • Exposition du 11 avril au 24 mai 2014
  • Vernissage jeudi 10 avril de 18h à 21h

Galerie Gourvennec Ogor

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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