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Tsiganes, la vie de bohème ? Six siècles de présence en Isère

Tsiganes, la vie de bohème

Investi d’une mission de mise en valeur de la diversité culturelle, le Musée dauphinois s’intéresse aujourd’hui aux populations constituant la minorité la plus importante d’Europe : les Tsiganes. Après les Italiens, les Grecs, les Arméniens, les Maghrébins, les Pieds-Noirs, etc… le musée invite les Gitans, Manouches, Yéniches, Sintis, Roms, etc., à prendre leur place dans l’histoire commune et dans le patrimoine culturel collectif afin de mieux nous faire connaître leur histoire et leur univers.

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils l’objet d’un tel rejet un peu partout en Europe ? Telle sont les questions que soulève cette exposition qui nous invite à mieux les connaître à travers des tableaux, des photos et des films ainsi que le récent travail du photographe Pablo Chignard, qui a réalisé en 2015 des portraits de familles roms installées en Isère et venues d’Europe de l’Est pour des raisons économiques et sociales, vivant souvent dans le plus grand dénuement. Son travail nous permet d’appréhender cette réalité actuelle qui nous entoure, sans tomber dans le misérabilisme, mais avec beaucoup d’humanité.

Ils sont arrivés en Europe à la fin du Moyen-Âge, époque où on les appelait Sarrazins ou Égyptiens, puis, au fil du temps, ils sont devenus Bohémiens puis Romanichels et aujourd’hui Roms. Pour l’administration française, ils sont classés depuis une cinquantaine d’années comme « gens du voyage »… malgré une forte tendance à la sédentarisation !

Eux, se considèrent comme des Tsiganes et revendiquent, même si on leur conteste bien souvent, une lointaine origine indienne. A leur arrivée, tolérés et estimés bons chrétiens par l’Église, ils étaient pèlerins, artisans ou commerçants ambulants, puis sont devenus hommes d’armes pour la noblesse.

L’hostilité à leur égard se développe  au XVIIe siècle puis un siècle plus tard alors que certains groupes nomades tentent de se sédentariser. Ceux qui arpentent les routes en tant que commerçants ambulants le font à bord de roulotte et acquièrent bien vite la réputation de « voleur de poules » alors que pour les artistes, « le Bohémien » incarne un idéal romantique où nomadisme rime avec liberté, une supposée « vie de bohème ».

Victimes des guerres, et surtout du génocide perpétré par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, les Tsiganes font toujours l’objet du même rejet. Est-ce du à l’éternelle opposition sédentaire et nomade ? Est-ce la délinquance dont on les accuse, alors qu’elle n’est pas plus importante que celle engendrée par d’autres groupes ? La question demeure sans réponse.

Une autre exposition au Musée de la Résistance 

Mathieu Pernot, au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, complète la précédente exposition avec  « Un camp pour les tsiganes – Saliers, 1942 -1944« , accrochage qui témoigne des conditions de vie des Tsiganes pendant la seconde guerre mondiale, leur internement par le régime de Vichy et leur déportation et extermination par les nazis. du 27 novembre 2015 au 16 mai 2016 :  www.resistance-en-isere.fr

 

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