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Louis-Paul Ordonneau « ROR’S SEARCH » à la Galerie B.O.A

Louis-Paul-Ordonneau

La Galerie B.O.A présente du 27 mars au 30 avril 2014, les photographies de Louis-Paul Ordonneau.  Les photographies rassemblées dans cette exposition sont le fruit d’un travail entamé en 2008, poursuivi en continu depuis. Elles sont à la fois recherche et exercice de projection, offertes au regard de tous et à l’interprétation singulière de chacun, comme ces projections d’encre dont Hermann Rorschach fit un test psychiatrique célèbre. Ici réunies, elles forment ce que Louis Paul a décidé d’appeler sa ROR’S SEARCH : work in progress et déjà ici premier ensemble accompli. L’art photographique, aux limites de l’art pictural, y exprime avec force toute sa plasticité. La figuration s’y éclipse, au profit d’une abstraction dense, matérielle, qui ne nie pas pour autant le réel mais jette sur lui la perspective singulière d’un regard fasciné par les couleurs : le regard d’un peintre qui persiste, dans le medium photographique, à peindre ce que l’objectif capte. La captation photographique ainsi choisie et patiemment retravaillée laisse peu de place au hasard de la prise. S’il y a toujours la rencontre avec un lieu, un espace, comme cette invraisemblable verrière regagnée par la verdure, les photographies pictorialistes de Louis Paul sont avant tout des compositions. Dans l’oeil de Louis Paul, telle vitrine d’un restaurant new-yorkais se décline en diffraction optique de rectangles roses et violacés. Un fauteuil roulant abandonné dans un parking se fait virgule de métal entre un aplat de vert et un aplat de gris. Telle porte verdâtre au filtre de sa recomposition devient matière première d’une perception hallucinée de la couleur. Elle ouvre sur la vision d’un peintre qui, transfuge au pays de la photographie, y a emporté sa palette. Lumineuse et dense, pop et crayeuse à la fois, cette palette explose ici dans toute sa variété. La photographie ne lui rend pas seulement hommage, nourrie de la lumière même des choses qui continuent ici d’impressionner la pellicule, elle en décuple les possibilités. Agnès Gayraud

Louis-Paul Ordonneau

Louis-Paul Ordonneau naît en 1975 et grandit dans une famille bourgeoise. Refusé aux Beaux-Arts en 1998, il étudie un temps la finance puis travaille dans une banque, avant de rompre définitivement avec ce milieu. En 1999, il rejoint des collectifs d’artistes activistes parisiens et installe son atelier dans des lieux alternatifs de la capitale (La Bourse, Matignon, La Boétie, Rivoli, …) qu’il partage avec d’autres artistes (A-One, Jacques Chauchat, Zeus, Les cousins Loras, Gaspard, Blondin…). Dès cette époque, l’exploration de la couleur est au coeur de son travail. Lors d’une de ses toutes premières expositions, un visiteur inconnu commente : « Trop de couleurs dans vos tableaux ». Louis-Paul choisit d’assumer cet excès, fait de l’exubérance de la chromie sa ligne de conduite. Mais la peinture et ses couleurs s’éloignent, quelques années. C’est un vieil appareil argentique 6X6, cadeau d’Emilie son épouse, en 2008, qui le fera renouer avec elles, entre deux arts et dans les interstices d’une vie, entre création et oubli.

  • Exposition  du 27 mars au 30 avril 2014
  • Vernissage – Jeudi 27 mars 2014 à partir de 18h00 – En présence de l’artiste

Galerie B.O.A

  • 11, rue d’Artois
  • 75008 Paris

Photo : Louis-Paul Ordonneau – Vestiaire d’usine désaffectée – 2012 – France / 100 x 150 / 5 ex

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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