Le Petit Palais de Thomas Lerooy, à l’Opéra Comique, au Bas-Fond du Baroque

Thomas Lerooy

Le Petit Palais renoue avec sa politique d’origine qui consistait à enrichir sa collection par l’acquisition d’œuvres d’artistes vivants ; il donne ainsi, pour la première fois, carte blanche à un jeune artiste belge, Thomas Lerooy, né en 1981.

Ce sont les salles des collections permanentes du rez-de-jardin ainsi que le jardin intérieur du musée qui accueillent sa vingtaine de sculptures et de dessins. Un Manneken-Pis (Petit Jean) revisité : un hommage déguisé au sculpteur Jérôme Duquesnoy (1570-1641) et une introduction à l’univers, à la fois onirique et burlesque de Thomas Lerooy accueille les visiteurs du musée.

La recherche artistique de Thomas Lerooy puise une partie de ses racines dans l’art ancien occidental qu’il soit romain ou de la renaissance, classique ou maniériste, que l’artiste détourne et façonne de sa patte.

Thomas Lerooy associe à son travail une démarche philosophique, expliquant le sens qu’il donne aux motifs de l’art qu’ils soient profanes ou sacrés, et le lien qui les unit à l’œuvre d’art et aux spectateurs. De petits dialogues émaillent le parcours de l’exposition, apportant un regard nouveau sur les œuvres anciennes du musée et sur le cheminement intérieur poursuivit par l’artiste.

A la croisée du Symbolisme et du Surréalisme, les créatures monstrueuses et autres squelettes qui jalonnent le parcours, relèvent d’un grandiose cérémonial nous entraînant dans une réflexion autant artistique que philosophique de l’existence.

Commissariat :

Susana Gallego Cuesta, conservatrice, chef du service des expositions du Petit Palais, sur une proposition de Constance Dumas, directrice de la Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles

L’exposition de Thomas Lerooy « Beauty in the shadow of the stars » jusqu’au 5 juillet 2015

De Carmen à Melisande : Drames à l'Opéra Comique

Avec l’Opéra de Paris et la Comédie-Française, l’Opéra Comique, né en février 1715 à la fin du règne de Louis XIV, est l’une des trois plus anciennes institutions théâtrales françaises. A l’occasion de son tricentenaire, le Petit Palais propose une exposition sur les grands chefs-d’œuvre créés entre 1870 et 1914, période la plus faste de l’institution, qui prouvent que l’Opéra Comique était le rendez-vous incontournable des arts, des disciplines, des techniques et des esthétiques,  chefs d’œuvre qui sont joués de nos jours dans le monde entier. Carmen, Les Contes d’Hoffmann, Lakmé, Manon, Pelléas et Mélisande, L’Heure espagnole.

Au cœur de débats, de scandales voire de batailles, l’Opéra Comique a également été un lieu de drame, par ses scènes où le drame supplante progressivement l’esprit comique pour émouvoir la Belle Époque, par le terrible incendie du 25 mai 1887 qui l’a ravagé en pleine représentation. Reconstruite quelques années plus tard, entre 1893 et 1898, la Salle Favart est l’exacte contemporaine du Petit Palais. Le principe décoratif est commun aux deux salles à travers des effets visuels similaires ; ainsi, une ode au genre féminin décore la salle Favart, en écho au Triomphe de la femme de Georges Picard au Petit Palais.

De même, les quatre allégories de Joseph-Paul Blanc dans l’avant-foyer du théâtre, ( Musique, Comédie, Danse et Chant),   font le pendant de celles d’Albert Besnard dans le vestibule d’entrée du musée (Mystique, Plastique, Pensée et Matière).

Pluridisciplinaire, l’exposition De Carmen à Mélisande, drames à l’Opéra Comique établira un lien entre les arts scéniques et les arts plastiques en s’adressant à tous les sens et en s’appuyant sur un ensemble d’œuvres hétéroclites : peintures, sculptures, costumes, éléments de décors, objets, accessoires, maquettes, plans, manuscrits, affiches, photographies et documents audiovisuels en provenance des fonds des musées de la Ville de Paris et de la Bibliothèque nationale de France.

L’exposition sera associée à une programmation de rencontres, projections de captations de spectacles et récitals commentés, avec la participation de l’Académie de l’Opéra Comique.

Exposition « De Carmen à Mélisande » jusqu’au 28 juin 2015

De Carmen à Melisande : Drames à l'Opéra Comique

Les Bas-Fond du Baroque : La Rome du vice et de la misère

Après les nombreuses expositions consacrées aux fastes de la Rome baroque, voici l’autre côté du miroir avec une Rome « d’après nature ». Cette autre Rome, grossière et commune, qui brûle les sorcières et où veille l’inquisition, celle des vices, de la misère, de la prostitution et des excès fut à l’origine d’une production artistique inédite et stupéfiante, tant par sa diversité que par ses paradoxes et ses inventions.

Ce ne sont pas moins de 70 tableaux prêtés par les plus grands musées internationaux et réalisés par des artistes italiens, français, hollandais, flamands, allemands et espagnols, de Simon Vouet à Claude Lorrain, de Bartolomeo Manfredi à Valentin de Boulogne et Jusepe de Ribera, qui nous plongent dans ce monde de musiciens, de buveurs et de tricheurs, de courtisanes et de diseuses de bonne aventure…

Créée à la Villa Médicis, l’exposition veut montrer cette autre Rome, celle qui bafoue les interdits de la morale et de la religion et qui pourtant donne naissance à une peinture de bas-fonds que, tant la noblesse que le clergé, abrite dans ses palais, parfois même derrière des rideaux de velours, à l’abri des regards indiscrets !

Il n’y a plus de tabous, la sorcellerie, le sexe, le vol, les mendiants, les tricheurs, le trafic, la boisson, toutes les transgressions et provocations habitant les esprits des artistes s’étalent sur les toiles au style délicat, détaillé et soigné, et où les détails sont révélateurs de tous les vices.

Commissaires:

Francesca Cappelletti, professeur à l’université de Ferrare
Annick Lemoine, chargée de mission pour l’histoire de l’art à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, maître de conférences à l’université Rennes 2
Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

Exposition « Les Bas-Fond du Baroque : La Rome du vice et de la misère » jusqu’au 24 mai 2015

Les Bas-Fond du Baroque

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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