• Participez au sixMic Crowfunding !

Laurent Grasso, Elysée le film à la Galerie Perrotin

Laurent Grasso

Laurent Grasso : « Mon travail s’attache toujours à un point de départ dans le réel, qui permet d’offrir un support à l’imaginaire ».

La Galerie Perrotin présente, pour la première fois à Paris, le film Elysée de Laurent Grasso, pour lequel l’artiste a obtenu l’autorisation exceptionnelle de filmer dans le Salon Doré, bureau du président de la République française. Après des avant premières à Hong Kong, Séoul et Ajaccio (dans le cadre de l’exposition Paramuseum au Palais Fesch) et au moment où de nombreux candidats rêvent d’investir ce bureau, Elysée sera visible du 7 au 14 janvier 2017 à l’espace Saint-Claude de la Galerie Perrotin. Avec Elysée, Laurent Grasso propose une réflexion unique sur l’esthétique et la représentation du pouvoir. Véritable incursion dans les arcanes feutrés du Salon Doré du Palais de l’Elysée, le film fait surgir de l’ombre les objets passés et contemporains, le decorum de la fonction présidentielle. « Mon travail s’attache toujours à un point de départ dans le réel, qui permet d’offrir un support à l’imaginaire » déclare Laurent Grasso.

La caméra frôle et scrute tous ces éléments avec une certaine intimité, provoquant un décalage et un télescopage temporels. Produit à l’invitation des Archives nationales en 2016, à l’occasion de l’exposition Le Secret de l’état, et tourné avec une véritable équipe de cinéma, ce film est le premier d’une série que Laurent Grasso souhaite consacrer aux lieux du pouvoir. La musique originale du film a été composée par Nicolas Godin, l’un des deux membres du groupe Air. Comme souvent dans son travail, Laurent Grasso explore d’autres champs/domaines de recherche, historiques et scientifiques. Le film s’inscrit dans la logique des « Deux Corps du Roi » formulée par Ernst Kantorowicz : celle d’une continuité du pouvoir au-delà de son incarnation par un individu. Le Salon Doré du Palais de l’Elysée, lieu de travail du Président de la République française, devient le sujet central d’un espace hautement symbolique et propice à l’imaginaire.

Laurent Grasso travaille entre Paris et New York. Aux confins de temporalités, de géographies et de réalités hétérogènes, les films, sculptures, peintures et photographies de Laurent Grasso plongent le visiteur dans un monde étrange d’incertitudes. L’artiste créé des atmosphères mystérieuses dans lesquelles les limites de ce que nous percevons et connaissons sont bouleversées. Anachronisme et hybridité jouent un rôle actif dans cette stratégie, diffractant la réalité afin de la recomposer selon ses propres principes. Fasciné par la manière dont les différents pouvoirs peuvent affecter la conscience humaine, Laurent Grasso tente de saisir, révéler et matérialiser l’invisible. Des peurs collectives aux pratiques/structures politiques, à travers des phénomènes électromagnétiques et paranormaux, l’artiste dévoile ce qui sous-tend les apparences et propose une nouvelle perspective sur l’histoire et la réalité. Laurent Grasso a été lauréat du Prix Marcel Duchamp (2008) et pensionnaire de la Villa Médicis à Rome (2004-2005).

Autour de la projection :

Paramuseum, le catalogue A l’occasion de cette projection exceptionnelle, Laurent Grasso signera le samedi 7 janvier, Paramuseum, le catalogue de l’exposition éponyme au Palais Fesch d’Ajaccio (1er juillet-3 octobre 2016). Paramuseum est préfacé par Philippe Costamagna, historien de l’art et conservateur des musées de la ville d’Ajaccio. La Galerie organise également le samedi 7 janvier 2017 de 17h30 à 19h, une conversation avec Laurent Grasso, Philippe Costamagna, conservateur du Palais Fesch et Arnauld Pierre, historien de l’art.

La Galerie Perrotin :

Emmanuel Perrotin fonde la Galerie Perrotin en 1989 à l’âge de 21 ans. Il a depuis ouvert plus de quinze espaces différents, essayant d’offrir des dispositifs de plus en plus stimulants à la création actuelle. Il accompagne les artistes, certains depuis plus de 25 ans, dans la réalisation et la poursuite de leur rêves et projets les plus fous. Après Paris, Hong Kong, New York et Séoul, la Galerie Perrotin est heureuse d’annoncer l’ouverture d’un espace à Tokyo au printemps 2017 au rez-de-chaussée du Piramide building au 6-6-9 Roppongi Minato-ku Tokyo, au coeur de Roppongi, un quartier culturel et palpitant qui concentre de nombreux musées comme le Mori Art Museum, le Suntory Museum of Art, le National Art Center (Art Triangle Roppongi), et des galeries importantes.

Photo : “Elysée” 2016 Film 35 mm transféré, 16 min 29 sec, en boucle. © Laurent Grasso / ADAGP, Paris, 2016

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité