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exposition Ever Living ORNEMENT au centre d’art La Maréchalerie et au Micro Onde, le centre d’art de l’Onde

L’exposition Ever Living ORNEMENT aborde l’ornement dans la création contemporaine de l’art, du design graphique et de l’architecture. Ce titre s’inspire du terme anglais « sempervivum ornaments », plantes vivaces décoratives pour les intérieurs ou les jardins. Ever living, traduit littéralement par toujours vivant, met l’accent sur une approche de l’ornement comme fait humain universel et vital. C’est un phénomène toujours actif et vivant.

Que ce soit à travers ses règles formelles d’apparition, ou comme art d’habillage et d’apparence, ou comme témoin d’une vitalité créative, l’ornement est au carrefour de questions esthétiques et anthropologiques dans l’histoire de l’art et dans l’histoire des cultures. Les deux sens du mot ornement sont pris en compte. Soit c’est un rajoût à un mur déjà construit ou à un objet qui conserve sa fonction sans cet ajout . Dans ce cas, l’ornement est associé au décor, au recouvrement, au marquage et à l’artifice. Soit l’ornement n’est plus une chose, mais une émotion ou une idée. Dans ce cas, l’ornement est le lieu de la capture et de la mobilisation des sens. Il véhicule des messages. Révélateur de présence, il renforce la matérialité des surfaces. Projection des affects, siège des humeurs, mobilisation des sens, l’ornement est un amplificateur de subjectivité. Porteur de récits, c’est un marquage distinctif révélateur d’expériences. Transmetteur de cultures, il fait de ces récits une expérience commune et partagée. La profusion et la diffusion mondiales des images, des objets et des signes, la massification des productions, les craintes d’effacement identitaire, la revendication d’une affirmation individuelle et subjective, les technologies de la transparence et de la virtualité, donnent à l’ornement de nouvelles modalités formelles et fonctionnelles. L’exposition, loin d’être exhaustive et savante, repére des principes en action. Chaque oeuvre choisie offre un point de vue pour la perception et la compréhension de l’ornement. Des items servent de clé de lecture et permettent l’identification de ce qui fait ornement. En ce sens, plus qu’il ne se détache, il s’agit de saisir en quoi l’ornement nous attache.

SURFACES

Entre une surface et son recouvrement, il y a oscillation du décor au décoratif. L’ornement doit appartenir à un décor dont il dépend, sans pour autant se perdre dans une étendue décorative. Dans tous les cas, les relations d’adéquation ou de subordination entre un support (surface) et son marquage (motif), les relations de contingence réciproque entre un recouvrement de surface et une surface de projection servent la dialectique du regard. Pour Nathalie Du Pasquier, l’ornement prend lieu et place dans la surface décorée. Toute peinture qu’elle met au mur est ornement. Elle rejoue la trajectoire historique de la tapisserie et du papier peint. Cependant, la profondeur de la surface décorée est déjouée au profit de l’épaisseur d’un mur peint.

MOTIFS

Ce par quoi l’ornement apparaît, son ressort, c’est le motif. Cet élément discernable est ce qui circule, se répète et assure une cohérence générale. Qu’il soit géométrique, arabesque ou écriture, il est soumis à des règles récurrentes, comme la répétition, la démultiplication, les enroulements, les combinatoires algorithmiques qui offrent une expérience vertigineuse. Körner Union utilise la vision kaléidoscopique d’un miroir dans le miroir pour créer des motifs répétitifs en mouvement. Angels Ribé retient l’absorption hypnotique du spectateur au profit d’une découverte active d’une suite de motifs non répétitifs et toujours différents.

Timo Nasseri active la possibilité de se perdre dans l’infini géométrique d’une image décuplée et fragmentée du monde environnant. Le motif peut créer des agencements toujours différents. Sa force symbolique est maintenue dans la prise en compte de son adresse et du cadre de son inscription. Dorothy Ianonne utilise la force expressive des motifs ornementaux. Dector et Dupuy accordent une singularité émotionnelle à des signes inattendus, prélevés dans la ville. Georg Ettl fait de ses motifs décoratifs des objets multiples construits en trois dimensions.

HABILLAGE ET ENVELOPPE

L’architecture réinvestit l’ornement grâce aux nouveaux matériaux et aux technologies contemporaines, soit à travers des prouesses technologiques démonstratives, soit par l’utilisation de la surface du bâtiment comme lieu d’une expression allant jusqu’à la communication d’une marque ou d’une accroche identitaire. L’hypersensibilisation de la surface ouverte à la circulation des flux communicationnels et énergétiques devient habillage et parure.

Le terrarium pour bernard l’hermite conçu par Adrienne Sabrier est la métaphore d’une surface dont la matière est faite de corps enchâssés qui par endroit s’arrachent du magma. La graphiste Fanette Mellier articule l’ornement architectural à la présence des affiches qui, depuis la fin du 19ème siècle, contribuent à l’ornementation de la ville. Les Coktail Designers avec le musicien Sébastien Roux recherchent une osmose entre motif d’un papier peint et motif sonore. Les impulsions sonores amplifient la vision cinétique dégagée par le papier peint. Wallpaper music fait de l’enveloppe une atmosphère.

ESPACE PUBLIC

Quand il se lie à l’architecture ou la ville, le désir d’art associé à un désir de beauté devient chose publique, ce qui donne à l’ornement une signification sociale. Anthony Bodin crée des variations optiques avec les grilles et plaques métalliques utilisées sur la voirie. Julien Celdran utilise les motifs des rideaux aux fenêtres des immeubles pour affirmer une communauté construite grâce à la singularité des habitants.

POUVOIR

Les dépenses somptuaires, même si elles sont régulièrement contestées, sont nécessaires à l’affirmation d’un pouvoir. Elles cristallisent les rapports de force entre un pouvoir et un contre-pouvoir. Elles appartiennent à la règle de la dépense dont l’ornement est le signe visible et son accomplissement. Like a strategy de Christian Barani observe Dubaï comme un ornement/ville où l’extravagance luxueuse de ce paradis consumériste a son contre-excès visuel dans les masses ouvrières émigrées et asservies. Le Manteau d’Ernst Junger conçu par Michel Aubry met en tension les significations qui relient ornement et pouvoir.

PRATIQUE

L’ornement est l’expression de la créativité sociale. Une société se reconnaît à travers l’ornement qui la relie. Les totems de Séverine Hubard sont les représentants d’un commun partagé mis en mouvement dans le circuit du don. Pierre Ardouvin révèle la part subjective et d’expression de soi de la pratique des assiettes commémoratives. La calligraphie urbaine observée en Chine par François Chastanet met le signe graphique en décor. Elle démontre la volonté d’un groupe social de ne pas perdre cette expérience et de la partager. Jeanne Quéheillard

JEANNE QUÉHEILLARD

Jeanne Quéheillard est théoricienne et critique de design, membre de l’Aica. Elle enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux et à l’ENSCI les ateliers. Commissaire d’exposition, elle a réalisé Présence Panchounette, Jean Prouvé, Meubles 1924-1953, Chose parmi d’autres, In progress, le design face au progrès (catalogue), ever living ORNEMENT (catalogue). Elle a participé au projet Paysage de table avec Jean-François Dingjian et le Craft. Elle collabore à des revues spécialisées comme Étapes et à des ouvrages dont L’expérience de la céramique (éditions Bernard Chauveau,2007). Elle est l’au­teur de Normal Studio, design élémentaire (Musée des arts décoratifs, 2010) et les meubles à musique de Cocktail designers (les presses du réel, 2010).

Centre d’Art Contemporain la Maréchalerie

CÉCILE BART

Ses peintures/écrans – du Tergal « plein-jour », peint essuyé et transféré sur un châssis métallique – inventent une peinture en situation, où l’expérience de l’installation, la lumière du lieu, l’envi­ronnement et la place du spectateur agis­sent sur sa modulation, sa profondeur et sa surface. Les peintures/collages, faites du même tissu, sont directement marouflées sur un support. Pour chaque peinture, elle réalise des échantillons assemblés en nuancier. Cécile Bart participe à de nombreuses expositions personnelles ou collectives où elle met en jeu une cinétique de la perception, et son exploration singulière de l’architec­ture et du « décoratif ».

Models/Gammes est une proposition iné­dite dans l’œuvre de Cécile Bart, com­posée de cinq maquettes, accompagnées d’autant de nuanciers – chaque paire constituant des sortes de « sculptures » imposant leur présence dans l’espace de La Maréchalerie.

Ces maquettes sont celles de cinq expositions antérieures dont le dispositif scénographique était chaque fois différent : Tanzen, 1998 ; La Ronde, 2003 ; Flottants, 2004 ; Odd or Even, 2011 ; Suspens at Geneva, 2012. Chaque maquette (Model) se double d’un jeu d’échantillons correspondant aux cou­leurs utilisées (Gamme) – les couples ainsi formés étant présentés sur des struc­tures métalliques semblables se croisant l’une au dessus de l’autre. Les relations entre surfaces, couleurs et motifs jouent à tous les niveaux :

Models/Gammes réinterprète ainsi un chemin parcouru sous l’éclairage d’une réflexion autour du décoratif, tout en répondant à la sollicitation générique de ever living ORNEMENT.

DECTOR & DUPUY

Michel Dector et Michel Dupuy s’intéressent aux graffitis, aux vestiges d’affichage, aux débris dans l’espace public. Lorsque le patrimoine est abordé, c’est toujours de manière inattendue. Après enquête, ils élaborent des hypothèses, des interprétations, des fictions crédibles qu’ils font vivre par leurs prises de parole. Ils renouvel­lent notre relation à l’espace public, en marquant une attention soutenue à des éléments dont l’évidence dissuade toute forme de questionnement.

Pour ever living ORNEMENT, Dector & Dupuy sont invités à organiser une visite performance sur les deux sites participants à l’exposition. Intitulées Un samedi à Vélizy le 9 juin et Un dimanche à Versailles le 1er juillet, les deux artistes pointent du doigt les formes ornemen­tales qui émergent de ces deux espaces publics partagés entre esthétiques de l’an­cien régime et rationalisations modernes.

A l’issue de leur repérage, les artistes ont désignés deux détails de la réalité qui entreront dans le parcours de chaque balade en Yvelines.

ANNE DE NANTEUIL

La recherche artistique d’Anne de Nanteuil porte sur la sculpture et son rapport au corps et à l’espace. Par l’objet et des installations in situ, elle déplace, détourne des situations banales, pour les transformer en objets fantasques. Elle repousse les limites du concret et envisage une forme qui l’excède.

De l’observation du rythme et de la succession des façades dans la ville de Versailles où chaque élément paraît pensé pour s’intégrer dans un ensemble équilibré selon des principes d’unifica­tion et de composition, Anne de Nanteuil s’applique à déjouer la rigueur et l’aspect formel de l’ornement.

Pour ce projet elle décide de détacher l’ensemble des éléments en relief qui constituent l’ornement d’une façade, comme pour n’en conserver qu’une sorte de coquille vide qu’elle replie sur elle-même.

Déployé dans la hauteur, l’ornement est élément monumental. Posé ici sur le sol comme un objet domestique que l’on aurait rangé, perdant de sa hauteur et dépassant à peine la taille d’un homme, il révèle une poétique de l’inadapté. Le dispositif offre un temps d’arrêt dans la continuité du réel et permet d’ouvrir un champ pour le regard, allégé de la pesan­teur du quotidien. Le projet tend à véhi­culer le rêve d’un monde dans lequel la disposition des choses les plus pesantes serait à la portée de la main.

GUSTO

GUsto (Garcia Usine studio) est une structure polyvalente fondée en 2005 par Fanny Garcia et Jack Usine, graphistes plasticiens diplômés de l’école des Beaux-Arts de Bordeaux. Outre le travail de commande, la production du duo est rythmée par des projets d’exposition et d’édition au sein des collectifs Sainte-Machine, le Vilain et TT. Le studio est également investi dans la création typographique et diffuse ses propres caractères via le site d’expérimentations typographiques SMeltery, l’usine de fontes.

A Versailles, GUsto s’empare pleine­ment de l’aspect touristique de la ville. Prenant comme point de départ les cartes postales du début du XXème siècle, GUsto en livre un pastiche en reprenant l’image d’une rencontre précédente entre les deux artistes et l’espace urbain versaillais.

Le décalage entre le modèle original (dont seuls la composition et le motif floral sont conservés) et la photo crée une confusion qui questionne l’image type que nous renvoie la ville de Versailles.

Ainsi, en déplaçant le sujet, d’un point de vue touristique à un point de vue personnel (des dorures au bitume), GUsto redonne à la ville son urbanité. Tout à l’inverse d’une carte postale, petite, robuste et impudique, le projet prend la forme d’un journal grand format, composé d’un unique feuillet. Imprimé exclusivement sur sa partie intérieure, la couverture fonctionne comme un embal­lage délicat, invitant à la découverte de l’image.

ANRI SALA

Anri Sala, vidéaste albanais, interroge son identité et la mémoire de son pays. Diplômé de l’école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris et du Fresnoy, il fait partie de cette génération d’artistes qui a pris conscience du pouvoir de l’image dans le monde contemporain, aussi bien dans son efficacité politique que poétique. Son travail emprunte aux différents registres du cinéma : cinéma du réel, documentaire, performance.

Dans Dammi i colori, Anri Sala filme les transformations de sa ville natale, Tirana. Récit d’un projet urbanistique insolite ou l’histoire incroyable d’Edi Rama, un artiste devenu maire qui propose aux habitants de repeindre les immeubles ravagés de leur ville. Une traversée entre jour et nuit sous le regard de grandes façades colorées qui côtoient encore les décombres des rues. La couleur, vue comme un acte politique qui scelle la volonté de changement et la nécessité de vivre ensemble. Son impact selon les mots d’Edi Rama agit non pas comme l’apparat d’un rouge à lèvres mais comme quelque chose d’organique qui cristallise un besoin profond d’espoir.

OLIVIER SÉVÈRE

Olivier Sévère est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il a travaillé en partenariat avec l’Hôtel de la Monnaie à Paris et le CRAFT à Limoges pour des réali­sations en bronze et en porcelaine. Il a été récemment invité par la Fondation d’entreprise Hermès à participer à son programme de résidence d’artiste et à travailler au sein des Cristalleries Saint-Louis.

Olivier Sévère interroge les notions physiques de poids, de forme, et de gra­vité propres à la sculpture. Il procède par détournement, choisissant des matériaux inappropriés pour réinterpréter des objets manufacturés. Dans ses sculptures, la forme coïncide avec le tangible alors que le fond tend vers l’improbable. Le marbre, le verre, le bronze ou la porcelaine composent le sens, ou plutôt le « non-sens » des œuvres.

Au seuil de l’illusion, les « objets non conformes » cultivent une esthétique de l’écart. Ce regard tranchant sur la matérialité de ce qui nous entoure apporte une résistance au réel et questionne des notions contradictoires comme le fragile et le solide, la présence et l’absence, le réel et la fiction.

Pour le projet au Potager du Roi,

Olivier Sévère imagine une œuvre toute en surface sur un principe de motif libre. Avec des plaques de marbre, et le jeu aléatoire de la lumière, il réalise un motif désordonné qui se déforme et s’échappe à la surface d’une étendue d’eau. Olivier Sévère sous-tend ici la provenance du matériau – le marbre (dépôt de calcaire accumulé au fond des mers entre –380 et –330 millions d’années) et sa possible ré-immersion. Il joue sur une poésie de l’impossible : quelques plaques de marbre vibrants à la surface d’un bassin, à l’image d’un « flottage de bois ».

«Des architectures. Quels ornements?»

Elles sont le signe d’une impuissance créatrice et d’un simulacre de l’ordre de la « célébration », à laquelle l’ornement n’y change rien. Il aborde les architec­tures du 19ème siècle comme une régres­sion incompréhensible ayant provoqué une rupture unique et singulière dans l’histoire récente de l’architecture.

Des réalisations emblématiques échap­pent à cette médiocrité. Ses commen­taires, de plusieurs bâtiments contempo­rains qu’il a choisis, font de l’ornement une opération résultante d’équilibrage et d’inversion, même de destruction qui révèle la qualité de l’œuvre, et introduit au mystère d’un dévoilement.

  • Entretien d’Hervé Bagot
  • Réalisation: Tomas Matauko

Hervé Bagot est architecte et urbaniste. Il est architecte – conseil à La Marécha­lerie, centre d’art contemporain de l’énsa de Versailles, depuis 2008. Ancien enseignant, il a également réalisé La Maison du Parc Régional de Pourcy et le Château d’eau de Fismes. Il a conçu les projets d’urbanisme du Parc Naturel Régional de l’Agence d’Urbanisme, et le GEP Equipement à Reims.

Hervé Bagot s’interroge sur la place de l’ornement dans la création architectu­rale contemporaine. Il part du principe que la notion d’« ornement » ne par­ticipe plus à la conception des projets d’architecture. Seules les architectures de médiocre qualité sont empâtées de décors inutiles et dérisoires.

Micro Onde

PIERRE ARDOUVIN

Avec une grande économie de moyens, Pierre Ardouvin (né en 1955, vit et travaille à Paris) fait surgir de la réa­lité quotidienne des visions étranges, parfois dérangeantes par leur violence contenue. Ses installations, sculptures, photographies ou dessins, sont irriguées par les souvenirs à la fois personnels et collectifs, qui activent une impression de déjà-vu : les scènes ou objets pourtant familiers qui composent ses œuvres se distordent alors sous l’effet d’un dérègle­ment de la perception, d’une confusion qui mêle indistinctement chaos, joie ou nostalgie.

Poster est une installation murale com­posée de quinze plats et assiettes en porcelaine. Ils sont décorés à partir de photographies des postes de travail des ouvriers à l’usine Royal Limoges, un des creusets de l’histoire ouvrière et porce­lainière. La technique de transfert pour inclure un décor renvoie aux assiettes commémoratives. Les confettis visent à « une pixellisation globale de l’image ».

Poster transforme le décor intime voulu par chaque ouvrier et leur pratique com­mune d’exposition des images en une approche douce-amère du travail et du contexte de production.

MICHEL AUBRY

Tapis afghans avec des scènes de guerre, pelles métalliques gravées et tenues militaires appareillées d’instruments de musique sardes, des accessoires de la loge des Fratellini aux gilets pare-balles en soie turkmène ou en cire, de la combinaison d’artiste de Rodtchenko au manteau d’Albrecht Dürer, en passant par la figure de Le Corbusier, Michel Aubry (né en 1959, vit et travaille à Paris) active motifs éclectiques et formes inusitées qu’il interprète. Ses films entre le remake et le collage mettent en pers­pective les propos de ces grandes figures. Il a participé à plusieurs expositions dont récemment Décor & Installations à la galerie nationale de la Tapisserie, à Beauvais, 2012.

À partir de photographies documen­taires, Michel Aubry a repéré les fantai­sies décoratives de l’écrivain allemand Ernst Jünger sur ses costumes d’officier de l’armée allemande de la Première Guerre mondiale, comme les cols et les doublures en fourrure, qui ne correspon­dent pas aux normes militaires. Michel Aubry réalise ce manteau à ses mesures. Une doublure brodée reprend une des planches de coléoptères que l’auteur des Chasses subtiles, par ailleurs entomo­logiste de renom, collectionnait. Elle rappelle les médailles et les trophées que les militaires peuvent exhiber en tout honneur à leur retour de guerre.

CHRISTIAN BARANI

Christian Barani (Menton, 1959) produit de l’art vidéo depuis les années 1980 où il s’est installé à Paris. Dans ses films, il est question d’expérience engageant un corps/caméra dans l’espace et non de documentaire ou de fiction. La marche (dérives), le hasard et l’improvisation sont les éléments constitutifs du principe de réalisation de ses films. Tout se joue dans l’instant et jamais une séquence n’est tournée deux fois.

Like a strategy, spécialement produite pour l’exposition, est le quatrième volet d’une expérience vécue dans la ville-image de Dubaï. Durant un mois, à raison de 8 à 10 heures par jour, l’artiste a marché dans cette ville image post­moderne là où rien n’est pensé pour la marche, où tout n’est que flux, vi­tesse, air conditionné, divertissement et consommation.

Son projet était de se perdre, là où tout n’est que désir de rentabilité et profit, de s’accorder au hasard pour construire une représentation, là où tout n’est que scé­nario et prévisions. Dubaï est une vision. Dubaï est construite comme un ornement, un motif qui permet, à la fois, d’attirer des fonds financiers de tous les pays et d’organisations même terroristes et aussi en même temps, de cacher ou tenter de préserver leur culture traditionnelle. Un motif dressé autour du cercle émirati, comme un paravent. Architecture logo, drogue, prostitution, marchandisation de l’expérience, divertissement, fan­tasmes sont autant de collages, de motifs employés pour conserver le pouvoir et construire un avenir.

ANTHONY BODIN

Anthony Bodin (St Nazaire, 1985) a étudié l’art à la Villa Arson de Nice et la Head de Genève. Depuis quelques années, il sélectionne des objets pauvres issus de la production industrielle dont les formes sont rationalisées par des procédés de fabrication en série. Par un geste anonyme, obsessionnel et méca­nique, il envahit les interstices créés par ces trames en les remplissant de peinture, faisant varier les combinaisons comme un jeu de motifs aléatoires.

Dans l’espace public de la ville de Vélizy-Villacoublay, Anthony Bodin propose deux œuvres composées d’un en­semble de tôles striées en acier laminées à chaud d’un mètre sur deux. Ces plaques épaisses et lourdes sont habituellement utilisées pour boucher provisoirement les tranchées faites lors des travaux de voiries et pour permettre le passage des piétons. Comme les autres matériaux choisis par l’artiste, ces plaques sont striées d’une trame antidérapante qu’il va mettre en valeur en coulant une peinture blanche de signalisation routière dans les creux composés de petits losanges. Assemblées en tapis urbain, elles de­viennent les éléments d’une composition ornementale géométrique inattendue.

FRANÇOIS CHASTANET

François Chastanet (né en 1975, vit et travaille à Mios) travaille dans la conception graphique, le dessin de caractères et l’architecture. Il écrit sur l’épigraphie contemporaine avec un intérêt particulier pour la communication visuelle des cultures urbaines. Auteur en 2007 d’un ouvrage de référence, publié aux éditions XGPress, intitulé Pixação: São Paulo Signature, une recherche pho­tographique à São Paulo documentant la relation entre la signature urbaine, le corps et l’architecture, il publie en 2009 un second ouvrage, Cholo Writing in Los Angeles, aux éditions Dokument Press sur les graffitis des gangs latinos.

Dishu est une étude sur les pratiques calligraphiques contemporaines dans l’espace public chinois, un travail pho­tographique et vidéo développé en 2011 en Chine dans le cadre du programme « Hors les murs » de l’Institut Français. À travers différentes séries photogra­phiques, Chastanet montre des textes éphémères composés de kanjis simple­ment tracés avec de l’eau sur le sol ainsi que des portraits de calligraphes de rue anonymes opérant quotidiennement dans plusieurs villes chinoises (Pékin, Xi’an, Shanghai, Shenyang). Il documente des écritures grand format oscillant entre or­nement et rigueur fonctionnelle de lecture à l’échelle urbaine, véritable pratique corporelle d’accomplissement ou de per­fectionnement de soi.

JULIEN CELDRAN

Depuis 2000, les projets de Julien Celdran (né en 1976, vit et travaille à Bruxelles) prennent place principale­ment dans la ville et consistent à révéler ou à stimuler des formes d’appropriation de l’espace public. Dans sa démarche, l’artiste s’attache tout d’abord au travail de terrain en concevant des processus consultatifs avec les habitants. Ces productions collectives questionnent la forme de l’œuvre au même titre que sa légitimité à apparaître dans la ville. Les projets émergent facilement à la marge des espaces-privés-publics, leurs formes mêlent des signes culturels, des motifs ornementaux, des emblèmes et revendi­quent un droit nécessaire à l’expression dans l’espace public.

Partant du clivage esthétique constaté entre l’architecture moderniste épurée de la ville de Vélizy-Villacoublay et les décorations qui apparaissent aux fenêtres de chaque logement, Julien Celdran propose une œuvre qui souligne des modes d’habitation. Plus particulière­ment intéressé par la variété des rideaux pendus aux fenêtres qui révèlent des indices de personnalités, de goûts et de parti-pris esthétiques, il recueille un en­semble d’échantillons visuels auprès des résidents d’un immeuble du quartier Sadi Lecointe. Il procède ensuite par mélange et assemblage de ses collectes et conçoit de nouveaux motifs adhésifs pour les huit halls du bâtiment.

COCKTAIL DESIGNERS + SÉBASTIEN ROUX

Cocktail designers est un collectif d’artiste fondé en 2004 et représenté par Ariane Bosshard, Olivier Huz, Lionel Mazelaygue et Olivier Vadrot. Sur le modèle d’un groupe pop, ils associent leurs compétences dans des domaines multiples (architecture, scé­nographie, graphisme, son) pour des productions qui empruntent autant aux avant-gardes historiques qu’à l’esprit collaboratif de la musique électronique.

Sébastien Roux (Lyon,1977) est com­positeur de musique électronique et assistant de Georges Aphergis à l’Ircam. A travers disques, concerts, improvisa­tion, design sonore et installations…sa production à la fois exigeante et ouverte oscille entre références savantes et popu­laires.

Wallpaper Music est une cloison sonore dans laquelle est intégré un réseau de haut-parleurs. L’ensemble du dispositif est recouvert de papier peint. Papier peint et musique sont les éléments d’un même décor qui font de ce mur un lieu de vibra­tion sonore et visuelle. Les impulsions sonores amplifient la vision cinétique dé­gagée par le papier peint. Le fond décora­tif et musical disparaît pour laisser place à une écoute attentive et à une distinction vertigineuse des signes.

NATHALIE DU PASQUIER

Membre fondateur de Memphis, Nathalie Du Pasquier (née en 1957, vit et travaille à Milan) a dessiné de nom­breuses « surfaces décorées » : tissus, tapis, laminés plastiques, ainsi que des meubles et des objets. Depuis 1987, elle se consacre à la peinture. Les objets ont perdu leur identification pour devenir des éléments abstraits pour ses tableaux ou ses œuvres tridimensionnelles. Ses constructions engagent le spectateur dans l’expérience d’une spatialité dont les arrangements et les combinatoires sont sans cesse réitérés.

Des morceaux de papiers blancs peints à l’encre noire sont découpés comme autant d’éléments d’un jeu de construc­tion. Préparés dans l’atelier, ils sont accrochés avec la volonté d’orner le mur du centre d’art Micro-Onde et d’en faire une surface décorée. Les textures et les motifs se répètent. Faits à la main, sur un mode irrégulier, on les dirait cependant issus d’un dictionnaire de surfaces ou d’un catalogue de Letraset. Ces modules découpés au sol, dont on pourrait varier la composition, concourent à la construc­tion de tours de plus en plus hautes. Cet agencement spatial renvoie sans cesse à l’épaisseur de la surface. Il aspire le regard et invite à la conscience d’un mouvement et de son intériorité.

GEORG ETTL

Engagé dans l’art avec une formation de dessinateur et de constructeur de machines-outils, d’histoire de l’art et de philosophie, Georg Ettl (né en 1940, vit et travaille à Viersen, en Allemagne) débute ses recherches artistiques en 1967 à Détroit sous l’influence de l’art minimal. De retour en Allemagne en 1974, il se consacre à des projets dans l’espace public et architectural et dans l’espace domestique. En 1996, il fonde l’Atelier Ettl où il produit des objets, des figurines, du papier peint et des meubles. Il affirme l’intervention nécessaire de l’artiste dans la vie quotidienne.

Les Figures sont des objets/motifs édités par l’Atelier Ettl. Ces figurines simples et bon marché, en contreplaqué découpé, font preuve d’une ingéniosité de produc­tion liée à un dessin qui conserve toute sa relation aux œuvres monumentales de Georg Ettl. Ces figures, sur le thème de l’apocalypse, sont issues d’une recherche de silhouettes génériques présentes dans ses peintures murales ou ses vitraux. Il fait d’une tête humaine, son logotype. À l’ère de la reproductibilité généralisée, Georg Ettl traverse les catégories stylis­tiques, et assume la rencontre de l’art et du décoratif.

SÉVERINE HUBARD

Séverine Hubard (née à Lille, vit et tra­vaille à Buenos Aires) inscrit depuis une dizaine d’années sa démarche au cœur du milieu urbain. Son œuvre est prin­cipalement axée autour d’une réflexion sur le volume et l’espace, se situant à la frontière de la performance, de la sculp­ture et de l’architecture. Ses réalisations affichent un aspect bricolé, revendiqué qui se révèle en fait savamment travaillé. Les matériaux choisis par l’artiste et in­tégrés dans des actions de condensation, d’assemblage ou de stockage ne sont pas anodins : ils renvoient à la ville et à la matérialité de ces bâtiments, terrain de prédilection de cette « artiste sans atelier ».

Séverine Hubard réalise des constructions tridimensionnelles en utilisant les règles du bricolage. Pour la Maison des Arts de Saint-Herblain, elle réalise des totems à partir d’objets récoltés auprès des habi­tants du quartier. La forme d’ornementa­tion que l’artiste développe fait émerger le motif à partir de la compilation d’ob­jets en série. L’artiste cherche au gré de ses projets et des rencontres à répondre aux questions que lui posent le territoire dans lesquels elle pose ses bagages. Avec les outils du bricoleur et des matériaux de récupération, elle organise et arrange des installations qui traitent de manière symbolique des problématiques de l’ha­bitat en intégrant et en faisant évoluer les leçons de l’art de l’après-guerre (art minimal, happening, art de l’installation).

DOROTHY IANNONE

A 73 ans, Dorothy Iannone (Boston, 1933) raconte depuis près de quarante ans la saga de son grand amour pour l’artiste Dieter Roth. L’intégralité de son œuvre repose sur le mythe fondateur de l’amour. Dès le début des années 1960, ses formes anthropomorphes ainsi que l’utilisation de couleurs pures et vives caractérisent son travail. Ses représen­tations, innocentes au premier abord, relèvent la mise en scène subversive et systématique des appareils génitaux de ses personnages.

Dorothy Iannone peint des corps d’hommes et de femmes, nus, très styli­sés. La naïveté du trait et l’éternelle jeu­nesse de ses couples célèbrent une union amoureuse libérée du romantisme ou de l’érotisme intimiste. Arrachées au temps destructeur et aux anecdotes réductrices, ses peintures croisent les références bouddhistes et le combat des Amazones. Les deux sexes sont sans cesse accou­plés, s’emboîtent et se répondent, tout est montré : les caresse et les positions. La force de l’œuvre réside dans son ambi­valence à traiter le sujet à la fois comme histoire intime et aventure universelle. Le rôle du motif et sa répétition dans l’es­pace s’envisage ici comme l’expression d’une énergie vitale, derrière une liberté étonnante, une retenue touchante fait la force de cette œuvre.

KOERNER UNION

Fondé en 1999 par Guy Meldem (né en 1980), Tarik Hayward (né en 1979) et Sami Benhadj (né en 1977), le collectif Koerner Union est établi à Lausanne. Tous trois sont diplômés de l’ECAL/École cantonale d’art de Lausanne en communication visuelle.

Ce collectif fonctionne comme une véritable entreprise d’art et de design. Ils pratiquent indifféremment la sculpture, la photographie, le design, la bande des­sinée et réalisent des vidéoclips. Se nour­rissant de chaque médium spécifique pour enrichir les autres, ils développent une esthétique complexe et efficace.

La vidéo Souvenir de Chine a été réali­sée avec le groupe électronique Larytta. Cette vidéo a un statut hybride, entre clip et film expérimental. Elle est réali­sée à partir de moyens très simples qui consistent à filmer en plan fixe un prisme triangulaire composé de miroirs mis bout à bout et d’y faire pénétrer des animaux d’espèces différentes que l’on voit évo­luer et interagir ensemble.

Perdus dans ce dispositif provoquant une mise en abîme, les animaux réagissent instinctivement par l’attaque, la fuite ou l’envol et composent malgré eux une chorégraphie démultipliée par les miroirs. Entre fascination hypnotisante qu’exerce sur nous l’effet kaléidoscopique du motif et répulsion provoquée par la cruauté de la scène, l’œuvre s’appuie sur une ambivalence propre à l’ornement : celle d’une beauté séductrice et flatteuse qui se révèle dans la trivialité du monde.

FANETTE MELLIER

Fanette Mellier (née en 1977, vit et travaille au Kremlin Bicêtre en banlieue parisienne) concentre ses projets sur l’étude de la typographie et de la mise en page : création d’affiches, catalogue d’expositions, livres d’artiste ou autres projets en étroite relation avec des ins­titutions culturelles. Dans sa pratique, elle expérimente l’objet imprimé et le questionne en jouant avec la nature des papiers, des encres, des formats, qu’elle superpose, estompe ou accentue avec une infinie liberté, tout en positionnant la couleur et le signe au cœur de ses productions.

L’œuvre Modular consiste à investir la façade de verre de l’Onde à Vélizy-Villacoublay par une composition d’af­fiches superposées aléatoirement sur les fenêtres. Il s’agit d’une modulation de surfaces jouant avec la lumière comme un vitrail. Par cette installation, l’artiste réinvestit l’idée d’»ornement architectu­ral» avec des moyens liés à la technicité du graphisme contemporain qui sont habituellement déployés à l’échelle du livre.

TIMO NASSERI

Timo Nasseri (né en 1972, vit et tra­vaille à Berlin) travaille entre surface et volume. L’étude minutieuse de la forme apporte à son œuvre un degré de perfec­tion proche des machineries de guerre ou encore des structures architecturales is­lamiques qui sont l’objet des recherches actuelles de l’artiste. Ses dessins comme ses sculptures se détachent de leurs implications culturelles et historiques au profit de leur froideur géométrique. Les calculs qui ont servi à l’élaboration de ses sculptures, et qui les surmontent, témoignent de ce troc du spirituel et de l’intuitif en faveur de la rigueur mathé­matique.

L’artiste a entamé une production de sculptures conçues à partir des muqar­nas, un type d’encorbellement utilisé comme ornement dans l’architecture islamique et perse traditionnelle.

Ce type de décors géométriques repré­sente une alternative à l’interdiction de la figuration dans les préceptes de l’islam sunnite. Placés en hauteur, ils configurent une image abstraite de l’infini. Epistro­phy #6, dont le motif s’inspire des mu­qarnas, est soigneusement détournée de son passé. L’artiste place le motif, tradi­tionnellement présenté au plafond, sur un mur vertical. Il recouvre les parois d’inox poli réfléchissant et nous renvoie un reflet fragmenté de notre propre image.

Au contraire, les petites sculptures blanches impénétrables intitulées Sphères, variations d’Epistrophy #6 re­présentent la forme pleine du motif. Elles mettent en évidence la dualité du volume vide et du volume plein, de l’intérieur et de l’extérieur, de l’opacité et du reflet. Comme si chaque chose n’existait qu’en opposition à son contraire, un double à la fois antinomique et nécessaire.

ÀNGELS RIBÉ

Àngels Ribé (Barcelone, 1943) s’installe à Paris en 1967 pour des études de socio­logie. Elle rencontre le sculpteur Piotr Kowalski avant de partir aux USA où elle fréquente la scène artistique alterna­tive des années soixante-dix. Ses perfor­mances et ses installations, documentées par des photographies, font de son corps dans l’espace, le nœud d’actions pro­grammées en relation avec les processus naturels et les éléments.

Ornementation. The Unrelated Object est une série de quarante photographies en noir et blanc prises à New-York, en 1979. Angels Ribé avait initié cette démarche avec Ornamentation, une série de quatre-vingt diapositives prises à Barcelone. Centrées sur des formes qui configurent notre environnement urbain, elles de­viennent un répertoire de formes pour la sculpture. Vapeurs, spirales, cercles, nuages, feuilles sont des formes trouvées, vues en terme d’ornements qui expri­ment l’histoire humaine, la sensibilité, la sagesse. Ces formes pérennes nous instruisent sur l’écart qui existe entre voir et regarder.

ADRIENNE SABRIER

Adrienne Sabrier (Bordeaux, 1982) est diplômée de l’école des Beaux arts de Nantes et enseigne à l’école municipale d’art de la Roche sur Yon. Le dessin est l’activité nodale de son travail Elle crée des compositions mentales nourries de rêves, d’éléments de sa vie, de sources littéraires et artistiques. Sous forme de dessins, d’éditions, d’animations, d’objets (masques, jeu de cartes…) des mythes prennent forme pour livrer une perception du monde qui utilise l’absurde et la dérision.

Précise, minutieuse et composite, Zone d’exclusion # 2 est un terrarium dans lequel le motif de Rocaille est repris : les plantes vivaces côtoient des bernard l’hermite et des monticules en céra­mique où apparaissent des entrelacs de morceaux de corps ou de visages colorés. C’est une allégorie de la zone contaminée, la maquette d’un monde postapocalyptique, où des figures hu­maines se retrouvent phagocytées dans le paysage. Comme il en est des chapiteaux gothiques, les prodiges et les monstres surgissent, dans l’effroi et le mystère. Ce paysage est tributaire de la contrainte majeure d’être un écosystème viable pour les bernard l’hermite terrestres qui l’occupent. Dans une totale liberté, ces petits habitants pratiquent les sculptures, déterrent et rongent le paysage.

Balades en Yvelines

À l’occasion de la manifestation Balades en Yvelines, organisée par le Département des Yvelines, un parcours d’œuvres est présenté simultanément. Chacun des centres d’art invite quatre artistes pour des interventions urbaines sur le thème de l’ornement.

  • Anthony Bodin, Julien Celdran, Dector & Dupuy, Anne de Nanteuil, GUsto, Fannette Mellier, Olivier Sévère.
  • Exposition jusqu’au 1 juillet

Le reportage sur l’exposition :

L’Onde Théâtre et Centre d’Art

  • 8 bis av Louis Breguet
  • 78140 VELIZY VILLACOUBLAY

La Maréchalerie

  • 5, avenue de Sceaux
  • 78006 Versailles Cedex

 

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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