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Christophe Luci à la galerie Teodora

Teodora - Christophe Luci

Henri de Toulouse-Lautrec  « Les crayons c’est pas du bois et de la mine, c’est de la pensée par les phalanges », « Manus » de Christophe Luci à la galerie Teodora

Nichée au coeur du “carré rive droite” des galeries, en plein centre de Paris, cela fait quatre ans que la jeune galerie Teodora nous fait découvrir des artistes contemporains dont les oeuvres traduisent les traits de force de notre société ; si celle-ci est le plus souvent décrite et décriée comme décadente, la galerie Teodora s’efforce, bien au contraire, à en démontrer sa renaissance par le biais d’artistes porteurs de messages et dont l’imagination créatrice révèle uns vision nouvelle et atypique de notre monde.

Le président de la galerie Gérard Hermet et Angela Ghezzi  la responsable  ont choisi ce nom  de Teodora en hommage aux deux femmes qui au sommet de la puissance de Byzance furent décisives pour faire basculer le monde du coté des images, Téodora ayant rétabli l’orthodoxie et la disparition définitive de l’iconoclasme lors du concile de 843, elle finira par imposer le culte des images à l’univers de la chrétienté et permettra l’éclosion de l’art des icônes et au-delà celui des renaissances européennes.

Fidèle à cette force de caractère et cette volonté d’aller de l’avant, la galerie Teodora, à travers ses différentes expositions et les artistes qu’elle met en avant, souhaite conjuguer le même esprit d’innovation et d’insoumission aux modes.

Elle nous présente ainsi depuis plusieurs années Christophe Luci, qui exposera ses dernières créations jusqu’au 30 juin prochain. Ancien élève de l’Institut des Beaux Arts de St Luc et de Supinfocom où il se forme aux nouvelles technologies de l’image, décrochant le troisième prix du concours européen « Nouvelles images » accompagné d’une parution dans le mensuel BAT, Christophe Luci mène de front une carrière de graphiste et une formation d’acteur, ressentant la nécessité de se tourner vers le théâtre afin d’approfondir une expression artistique qui « engage le corps et l’être dans son entier ». Chemin faisant, il s’initiera aux autres métiers de la scène telle la régie et la scénographie, avant de s’adonner définitivement à sa passion d’origine pour les arts plastiques.

Caméras et images s’effacent au profit de crayons, fusains et mines de plomb, le talent de Christophe Luci éclatant alors au grand jour, se matérialisant en sanguines où l’artiste sculpte la lumière à l’aide de ses matériaux secs, la poudre et le charbon restant ses outils de prédilection, lui permettant ce retour aux sources et au travail de la terre.
A travers certains de ses projets, il revendique, en plus du dessin qui est à l’origine de chacune de ses créations, une pratique pluridisciplinaire conjuguant la photo, la vidéo, le collage ainsi que le corps.  Cette question du « corps de l’artiste » restera d’ailleurs au coeur de certains travaux.

Il est cette fois question de mains, des mains qui accueillent, qui sont tendues vers les autres comme autant de signes de générosité, mais aussi des mains  témoins d’une souffrance, du temps qui passe, des mains que l’artiste a modelées pour susciter émotion et réflexion soulignées ici par la confrontation de la lumière et de la part d’obscurité qui émanent de chacune des œuvres.

Christophe Luci "Manus"

Christophe Luci « Manus »
Exposition jusqu’au 30 juin 2016

TEODORA GALERIE
25, rue de Penthièvre
75008 Paris

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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