Audrey Azoulay défend les intermittents du spectacle et le spectacle vivant

Audrey Azoulay

Audrey Azoulay a qualifié de « provocation » la lettre de cadrage du patronat réclamant au régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle une économie de 185 millions d’euros. 

Audrey Azoulay, la ministre de la Culture et de la Communication, a qualifié de « provocation » la lettre de cadrage du patronat réclamant au régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle une économie de 185 millions d’euros.Ce document, signé par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC), demande 185 millions d’euros d’économies en année pleine d’ici à 2018, mais suggère que l’État en compense une partie, à hauteur de 80 millions.

« Le cadrage adressé au monde du spectacle est une provocation », déclare la ministre. « Une économie se situant autour de 100 millions, après ceux de la précédente convention (d’assurance-chômage, ndlr), constituera déjà un effort très important pour la profession« , « L’Etat ne laissera pas tomber les intermittents, il ne permettra pas que ce régime soit dans l’impasse » affirme-t-elle.

Comme l’a rappelé le Premier ministre, la pérennisation d’un régime spécifique d’assurance chômage pour les artistes et les techniciens du spectacle, inscrit dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle, est une condition essentielle de l’équilibre et de l’avenir de ce secteur. En application des nouvelles dispositions, énoncées en 2015 dans la loi, les partenaires sociaux du spectacle ont débuté, le 25 février dernier, à leur niveau, la négociation du régime spécifique d’assurance chômage, afin de s’accorder sur des mesures d’économie, permettant de garantir l’équilibre et la pérennité financière du régime. Par ailleurs, dans la suite de la Conférence pour l’emploi, les ministères de la Culture et de la Communication et du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social ont engagé un plan d’action, élaboré avec les partenaires sociaux, pour relancer durablement l’emploi dans le spectacle vivant, l’audiovisuel et le cinéma. L’étude en cours pour la création d’un Fonds pour l’emploi du secteur en sera un élément déterminant pour soutenir l’activité de ce secteur.

Audrey Azoulay, qui a aussi présenté hier au Conseil des ministres, une communication sur la création et le spectacle vivant. Dans un contexte économique tendu, qui voit d’importantes baisses de financement de la part de certaines collectivités territoriales, le gouvernement entend encourager la vitalité de la création. Pour Audrey Azoulay, l’affirmation de l’indépendance artistique au travers de la loi en cours de discussion en 2ème lecture au Parlement, doit être confortée par des moyens nouveaux, afin de garantir son accès à un public plus large, et notamment aux jeunes générations, et pour soutenir un secteur créateur d’emploi pour notre pays.

Le Premier ministre a annoncé lors de son récent déplacement au Centre Pompidou-Metz la levée partielle de la réserve de précaution pour 50 millions d’euros (dont 29 millions d’euros pour les crédits d’intervention du spectacle vivant dans tous les territoires).

Le spectacle vivant en France, c’est :

– 1300 compagnies et ensembles indépendants aidés par l’État,
– Près de 360 établissements culturels labellisés,
– Plus de 4000 festivals.

En 2016, ce sont 12,5 millions d’euros de mesures nouvelles qui viennent renforcer les dispositifs de soutien iront aux ensembles et compagnies indépendants du spectacle vivant, aux résidences d’artistes,  aux lieux intermédiaires et indépendants. 8 millions d’euros vont être alloués aux conservatoires nationaux en 2016. La Philharmonie de Paris-Cité de la musique va étendre dans une trentaine de villes en France le programme Demos, fondé sur la pratique collective de la musique, afin de toucher des enfants dont la culture ne fait pas toujours partie du quotidien. La ministre proposera à la rentrée prochaine un nouvel appel à projets, pour encourager l’innovation en matière d’action culturelle et pour favoriser la présence des artistes au plus près des enfants et des adolescents, notamment dans les zones rurales ou sur les territoires éloignés des lieux de pratique culturelle.

En Ile-de-France, plusieurs projets vont voir le jour. Des jumelages vont être signés dès la semaine prochaine entre les communes de zones de sécurité prioritaires (ZSP) et de grands établissements publics culturels, à l’image du Louvre, de la BNF, de l’Odéon Théâtre de L’Europe, du Théâtre de la Colline,… Cette expérience pourra être étendue à d’autres territoires sur le plan national.. Le projet Médicis-Clichy-Montfermeil entre en phase opérationnelle, pour devenir la porte culturelle du Grand Paris.

Audrey Azoulay a notamment indiqué son inquiétude pour la saison des festivals qui s’annonce au vu du « désengagement important de certaines collectivités locales ». En ce qui concerne le projet controversé de nouvelle offre d’information publique regroupant France Info, une nouvelle chaîne d’information en continu et un site, elle précise « qu' »il n’y aura pas de fusion entre les sociétés de l’audiovisuel public. » « Une partie des équipes sera associée pour produire en commun un service d’information continue sur tous les médias », explique-t-elle, précisant que « sur la question du nom, c’est aux éditeurs d’en décider ».

(Source ministère de la Culture et de la communication)

Photo : http://www.gouvernement.fr/ministre/audrey-azoulay

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (5)

  • artsixmic

    Oui je comprends ce que vous voulez dire, mais elle est de son côté, en charge plus spécifiquement du dossier des intermittents du spectacle, d’où sa protestation !

  • Jean Marc Lebeaupin

    Elle est tout de même la ministre de la Culture et de la Communication 😉

  • Gilbert

    Elle est bien gentille, mais le ministre qui compte, dans l’affaire, c’est le ministre du Travail. Elle, elle se contente de faire du bruit avec sa bouche.

    • artsixmic

      Elle est tout de même la ministre de la Culture et de la Communication 😉 !

      • Gilbert

        Oui, et alors ? C’est le ministre du Travail qui agrée la convention d’assurance chômage. Elle, elle n’a rien à dire. On le constate à chaque négociation.

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