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2ème cérémonie du Prix des Indés à la Cigale

Prix Indés 2017

Le Prix des Indés récompense l’importance primordiale en France et partout ailleurs des labels et artistes indépendants. 

Le Prix des Indés est le 1er Prix exclusivement dédié à la musique indépendante. Créé en 2016 par des producteurs désireux de fédérer autour de valeurs communes propres à l’ensemble de la flière indépendante, le Prix des Indés s’adresse à tous les producteurs indépendants français.

A l’origine de 80% de la production musicale française, ils sont le refet de sa diversité, de son dynamisme créatif, de sa capacité à se réinventer hors des formats, des modes et des frontières, en développant des artistes et projets à dimension internationale et fort potentiel à l’export.

Le Prix des Indés est également le 1er Prix dont le jury est constitué d’acteurs de la distribution physique et numérique et le 1er Prix à avoir instauré un Prix du Titre le plus streamé et un Prix de l’Album Export. Le Prix des Indés a pour objectif de mettre en lumière l’apport essentiel des producteurs indépendants dans le paysage musical français et international.

A l’heure où les labels indépendants n’ont jamais été aussi nombreux, ce Prix a vocation à s’inscrire dans la durée, et il a pour ambition de donner un grand coup de projecteur sur les artistes et les labels émergents.

9 récompenses seront décernées : Prix de l’Album, Prix de l’Album Révélation, Prix de l’Album Audacieux, Prix du Petit Label, Prix du Live, Prix du Vidéoclip, Prix Spécial du Jury, Prix du Titre le plus streamé, et Prix de l’Album Export. Les 7 premières récompenses sont attribuées par un jury composé de professionnels issus des principales enseignes physiques et numériques, sous la présidence de Didier Varrod.

Prix de l’Album : Les Nommés 2017
  • CAMILLE – Oui – (Balulalo)
  • VIANNEY – Vianney – (Tôt ou Tard)
  • FRANÇOIS & THE ATLAS MOUNTAINS – Solide Mirage – (Domino Recording)

Camille

La voix devient corps. Et le corps devient son. Comme toujours chez Camille, le travail est à la fois métaphysique et mystique. C’est aussi dans ce cas précis l’histoire d’une longue gestation. Camille a mis au monde un opus qui a crié en sortant de sa matrice un oui majuscule, coiffé d’un tréma significatif. Tout est dit dans ce titre manifeste. Un sens qui permet de percevoir les sons, et d’être dans l’accord parfait de l’ouverture. Entrez dans la métaphore et tout devient limpide. Le O symbolise la matrice, le U le réceptacle et le I la rectitude. Le tréma indique par ailleurs que ce oui est bien planté. Trois lettres pour signifier un cahier des charges. Mais Camille, telle qu’en elle-même, n’a de cesse que de se délester (précisément) des charges qui peuvent contraindre ses recherches artistiques. Et surtout qui risquerait d’entamer son instinct phénoménal. Autour de la voix lead: Un tambour, un chœur rythmique, et un chœur lyrique. C’est de cette troïka originelle que vont naître les chansons. Puis, dans un deuxième temps de cette genèse, Camille laisse progressivement le Moog synthétiser les chansons. Au commencement tout est parti d’un travail sur la pulsation.

La pulsation c’est le rythme et le rythme c’est la vie. Mais là encore Camille et Clément Ducol, son fidèle complice artistique depuis le précédent album, ont cherché à désaxer ce travail. Ainsi ont-ils traqué le rythme impair, très libérateur en termes de composition et peu utilisé dans la pop.

Vianney

Elle a surgi sans crier gare la déferlante Vianney. Elle s’est déployée à dimension humaine. Fédératrice et populaire. Saine et noble. Une montée en puissance crescendo s’étalant sur deux années aussi riches que pleines et érigeant le garçon en nouveau petit prince de la chanson française. On y a découvert de prime abord un tout frais diplômé d’école de stylisme au look propret, posé à l’extrême, d’une disponibilité confondante et aventureux. Capable, par exemple, de se lancer dans un périple en vélo pour assurer la promotion de son disque en Allemagne. Il y a bien sûr et surtout le répertoire qui s’est imposé avec un pouvoir de séduction immédiat. « Mais t’es pas là, mais t’es où ? ». N’est-­‐ce presque pas un tour de force que de déposer, dès le premier essai, une ritournelle sur toutes les lèvres ? Chanson tremplin d’Idées blanches, album de platine dont les petites soeurs Je te déteste, Veronica, Les gens sont méchants et On est bien comme ça se sont, elles aussi, taillées une place de choix. Sur scène, une aisance bluffante, une présence happante, une attractivité dénuée d’artifices. Chef de meute volontaire, armé de sa guitare, ou seul capitaine de son navire. Au choix. Jamais n’aura-­‐t-­‐il montré le moindre signe d’essoufflement. Il faut rappeler pourtant qu’il s’agissait d’un terrain de jeu complètement vierge pour lui avant le lancement des hostilités. Le public a marché dans ses pas, le métier l’a consacré (Victoire de la musique de l’artiste masculin en 2016) et Céline Dion l’a convoqué pour un titre de son album (Julien Clerc et Gérard Lenorman ont également fait appel à sa plume). Réussite artistique autant que commerciale. Difficile d’effectuer une entrée en matière plus probante.

Frànçois and The Atlas Mountains

Depuis Piano Ombre (2014), beaucoup d’eau a coulé dans la vie de Frànçois, sous les ponts que le garçon ne cesse de bâtir. Frànçois a redécouvert une voie instinctive vers ses passions adolescentes pour la rage sans filtre du grunge. Cette « énergie perdue en route » a refait surface à deux occasions. Lors d’une collaboration avec Hedi Slimane, qui lui a permis de se frotter à la scène punk de L.A. mais aussi et surtout, lors de quelques dates au Moyen-Orient, en face d’une jeunesse encore fiévreuse de son Printemps Arabe. « On a joué à Istanbul, au Liban, à Alexandrie ainsi qu’au Caire en 2015, explique Frànçois. On a découvert une jeunesse avide de musique, notamment la jeunesse égyptienne, qui avait fait la révolution deux ans plus tôt. » Cette hargne, cette saine colère, il fallait l’avoir à l’âme comme au ventre pour survivre, en homme comme en artiste, à la terrible année 2015, au grand chaos du monde, au « grand dérèglement » dont fait mention l’introduction de Solide Mirage. Une année noire pour tous et une profonde remise en cause pour Frànçois Marry. « On s’est posé pas mal de questions. C’est délicat de parler de politique dans des chansons, mais c’est inévitable quand tu écris dans des moments comme ceux-ci. J’ai une attirance pour l’abstraction, la poésie mais je me suis rendu compte que c’était devenu une technique d’autruche. Je ne comprends pas pourquoi les musiciens ne se posent pas plus la question de la responsabilité de leur parole. Et vue l’année 2015 qu’on s’est tous pris dans la tronche, il était nécessaire de se demander ce qu’on voulait dire. »

PRIX DE L’ALBUM RÉVÉLATION
  • FISHBACH – A ta merci – (Les Disques Entreprise)
  • LOMEPAL – Flip – (Grand Musique Management)
  • POLO & PAN – Caravelle – (Hamburger records – EOS Records)
PRIX DE L’ALBUM AUDACIEUX
  • GROUP DOUEH & CHEVEU – Dakla-Sahara-Session – (Born Bad Records)
  • KRISMENN – ‘N om gustumiñ deus an deñvalijenn – (World Village)
  • JACQUES – A lot of Jacques et Dans la radio – (Pain Surprises)
PRIX DU LIVE
  • RONE – Création musicale à la Philharmonie de Paris le 14 janvier 2017 – (InFiné)
  • DEPARDIEU – chante Barbara – Bouffes du Nord en février 2017 – (Because Music)
  • M – LAMOMALI- Salle Pleyel en juin 2017 – (Labo M)
  • GEORGIO- La tournée 2017 – (Panenka Music)
PRIX DU VIDÉOCLIP
  • CASSIUS – Go up – (Ed Banger Records)
  • THE BLAZE – Territory – (Animal 63/Believe)
  • LOMEPAL – Pommade – (Grand Musique Management)
PRIX DU PETIT LABEL
  • BORN BAD RECORDS
  • INFINE
  • MICROQLIMA

Le site du Prix des Indés : http://www.leprixdesindes.com/

Cassius - Go Up

The Blaze - Territory

Lomepal - Pommade

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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