avoir un bébé à noël
Avoir un bébé à noël -@Intimina

53% des Françaises qui ont accouché pendant les fêtes qualifient l’expérience de « joyeuse »…mais 33% ont dû sourire aux visiteurs alors qu’elles étaient « complètement épuisées »

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, une nouvelle étude menée par Censuswide pour INTIMINA, marque de référence en santé intime féminine, lève le voile sur l’expérience des femmes qui ont accouché pendant la période des fêtes. Si 53% d’entre elles qualifient ce moment de “joyeux”, les chiffres révèlent également une réalité plus complexe, faite d’épuisement, de frustrations et de pressions sociales.

LE CHIFFRE CHOC : 1 FEMME SUR 3 A DÛ SOURIRE AUX VISITEURS ALORS QU’ELLE ÉTAIT ÉPUISÉE

L’étude, menée auprès de 1000 femmes françaises ayant accouché au 4e trimestre (octobre, novembre ou décembre), révèle que 33% ont dû sourire et recevoir des visiteurs alors qu’elles étaient complètement épuisées. Une réalité qui contraste avec l’image idéalisée de la maternité pendant les fêtes.

BRISER LE TABOU DE LA MATERNITÉ “PARFAITE” PENDANT LES FÊTES

Les chiffres de l’étude révèlent un décalage majeur entre l’image idéalisée de la maternité pendant les fêtes et la réalité vécue par les femmes. Si l’expérience est globalement perçue comme positive, elle s’accompagne de frustrations importantes liées aux attentes sociales, au manque de repos et au sentiment d’invisibilité.

Les principaux enseignements :
• L’épuisement invisible : 1 femme sur 3 a dû faire bonne figure alors qu’elle était épuisée
• Le manque de limites : Les visites non annoncées et les intrusions dans l’espace personnel sont sources de stress
• L’invisibilité de la mère : Près d’1 femme sur 4 a ressenti que tout le monde ne s’intéressait qu’au bébé
• Les tabous corporels : Fuites urinaires, difficultés alimentaires, déconnexion corporelle restent peu discutés
• Le besoin de repos : Plus de 40% des femmes veulent simplement… du repos et aucune attente

« Ces chiffres mettent en lumière un décalage profond entre l’image que nous avons collectivement de la maternité pendant les fêtes et ce que vivent réellement les femmes », analyse Amandine Ranson, responsable marketing et communication d’INTIMINA en France. « Quand on voit que 33% des femmes ont dû faire bonne figure alors qu’elles étaient épuisées, que 24% se sont senties invisibles, et que 16% ont eu des fuites urinaires en riant à table, on comprend à quel point les tabous restent forts. Chez INTIMINA, notre mission est de normaliser ces réalités du post-partum. Les fuites, la fatigue extrême, la déconnexion corporelle : ce ne sont pas des échecs, ce sont des expériences normales qui méritent d’être reconnues et respectées ».

Des réalités qui restent taboues
L’étude révèle des sujets rarement abordés publiquement :

Le corps en transition
• 16% ont eu des fuites urinaires en riant trop fort à table
• 13% ont reçu des commentaires sur leur ventre “qui ne disparaît pas assez vite »
• 10% se sont senties déconnectées de leur corps, comme s’il leur était étranger
• 21% se sont senties complètement déconnectées de leur corps pendant les repas

La charge mentale pendant les fêtes
• 25% ont dû gérer des visiteurs sans fin alors qu’elles voulaient juste dormir
• 26% n’ont reçu aucune aide concrète : les gens disaient simplement “oh comme le bébé est mignon ! »
• 26% ont vu des personnes insister pour tenir le bébé alors qu’il s’était enfin endormi
• 22% ont vu tout le monde toucher leur bébé sans leur demander

Les privations silencieuses
• 27% n’ont pas pu consommer certains aliments/boissons alors que tout le monde se régalait
• 19% n’ont pas pu consommer certaines boissons car elles allaitaient

« Ce qui nous frappe particulièrement, c’est que 41% des femmes souhaitent simplement ‘plus de repos et aucune attente’ », souligne Amandine Ranson. « C’est un appel très clair : les femmes ne demandent pas des choses compliquées, elles veulent juste qu’on respecte leur besoin de récupération. Pourtant, nos traditions des fêtes – les grandes tablées, les visites nombreuses, l’obligation de ‘faire bonne figure’, rendent ce repos quasi impossible. Il est temps de repenser collectivement notre façon de célébrer quand une jeune mère est présente ».

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ÉTUDE
L’expérience : entre bonheur et chaos émotionnel
• 53% : « Joyeuse » / Plus de la moitié des femmes gardent un souvenir heureux
• 43% : « Émotionnelle » / Une période intense en émotions
• 41% : « Magique » / L’aspect féerique de la naissance pendant Noël
• 29% : « Mémorable » / Un moment gravé dans la mémoire
• 23% : « Spéciale » / Une expérience unique

Les frustrations majeures : l’épuisement face aux obligations sociales
• 33% ont dû sourire et recevoir des visiteurs alors qu’elles étaient complètement épuisées
• 26% n’ont eu aucune frustration majeure
• 25% ont dû gérer des visiteurs sans fin alors qu’elles voulaient juste dormir
• 22% ont vu tout le monde toucher leur bébé sans leur demander
• 19% n’ont pas pu consommer certaines boissons car elles allaitaient

Les visites familiales : entre intrusions et manque de soutien réel
• 30% : Rien ne les a ennuyées / Certaines ont eu de la chance
• 29% : Des visites surprises sans prévenir / L’absence de limites
• 26% : Personne ne les aidait réellement (les gens disaient simplement « oh comme le bébé est mignon ! »)
• 26% : Des personnes insistaient pour tenir le bébé alors qu’il s’était enfin endormi
• 19% : Leur belle-mère leur donnait des conseils sur tout

Les repas de fêtes : entre privations et malaise corporel
• 40% : Rien ne les a frustrées concernant les repas
• 27% : Ne pas pouvoir consommer certains aliments/boissons (charcuterie, alcool, etc.)
• 21% : Se sentir complètement déconnectées de leur corps pendant que tout le monde savourait la nourriture
• 16% : Fuites d’urine lorsqu’elles riaient trop fort à table
• 13% : Commentaires sur leur ventre « qui ne disparaît pas assez vite »

L’entourage : devenir invisible
• 28% : Aucun comportement particulier
• 24% : Tout le monde ne voyait que le bébé, elles sont devenues invisibles
• 24% : Les gens se sont occupés d’elles et les ont écoutées
• 19% : Les gens se sont comportés comme si de rien n’était
• 19% : Leur belle-mère/mère leur donnait des conseils sans arrêt

L’intimité du couple : en pause

• 30% : N’y ont même pas pensé
• 23% : Une expérience tendre et proche au niveau émotionnel
• 19% : Inexistante, mode survie uniquement
• 10% : Déconnectée, leur corps leur semblait étranger
• 8% : Gênante (se remettre de la naissance, gérer les odeurs d’urines bizarres, les fuites, etc.)

Les réseaux sociaux : entre indifférence et culpabilité (Note : Cette question a été posée uniquement aux femmes ayant accouché il y a 15 ans ou moins (672 femmes)
• 30% : N’ont rien ressenti face aux publications « famille parfaite »
• 25% : Indifférentes / trop fatiguées pour s’en soucier
• 14% : Culpabilisées de ne pas se sentir d’humeur festive ou « en forme »
• 13% : En colère / personne ne montre les véritables problèmes (odeurs bizarres, fuites, épuisement !)
• 11% : Inspirées et heureuses pour les autres

Ce que voudraient vraiment les nouvelles mamans pendant les fêtes
• 41% : Plus de repos et aucune attente
• 29% : Un moment pour se sentir à nouveau elles-mêmes
• 29% : Des moments d’intimité avec leur partenaire/bébé uniquement – aucun visiteur !
• 24% : Des repas chauds livrés, pas cuisinés par elles
• 21% : Que personne ne touche leur bébé sans leur autorisation

CE QUE CETTE ÉTUDE NOUS ENSEIGNE
1. La joie n’exclut pas l’épuisement
53% qualifient l’expérience de “joyeuse”, mais cela ne les a pas empêchées d’être épuisées, frustrées ou débordées. Ces émotions coexistent.
2. Le sentiment d’invisibilité est réel
24% se sont senties invisibles face au bébé. Devenir mère ne devrait pas signifier disparaîtreen tant que personne.
3. Les limites personnelles ne sont pas respectées
29% ont subi des visites surprises, 22% ont vu leur bébé touché sans permission, 26% ont vu des gens insister pour tenir le bébé endormi.
4. Les réseaux sociaux amplifient la pression
14% se sont senties coupables de ne pas être “en forme” après avoir vu des publications de “familles parfaites ».
5. Les femmes savent ce dont elles ont besoin
41% veulent du repos, 29% veulent un moment pour elles-mêmes, 29% veulent de l’intimité sans visiteurs. Le message est clair.

À PROPOS DE L’ÉTUDE
Étude : Censuswide pour Intimina
Échantillon : 1000 femmes en France âgées de 18 ans et plus ayant accouché au cours du 4e trimestre (octobre, novembre ou décembre) au cours de leur vie
Période : 12 au 19 novembre 2025
Méthodologie : Sondage en ligne représentatif de la population française