Le blocage fonctionnel
Le blocage fonctionnel

Le blocage fonctionnel : la réponse corporelle à un traumatisme

La vie a ses hauts et ses bas, c’est un fait. Pourtant les « bas » ne reflètent pas toujours une « mauvaise journée » ou un excès de stress. Ils peuvent venir d’un événement traumatique ou d’expériences accablantes. Un traumatisme peut être quelque chose qui n’aurait jamais dû se produire, mais qui s’est produit, ou au contraire, un besoin profond jamais assouvi. Intimina, nous explique comment les traumatismes peuvent conduire à un blocage fonctionnel.

Ce dernier n’est pas uniquement dans la tête, mais dans tout le corps. Les changements hormonaux, notamment la baisse d’œstrogènes à la ménopause, peuvent avoir une influence sur l’hypothalamus, qui régule l’humeur, la température et les réponses au stress. Ces changements peuvent compliquer le contrôle des émotions et conduire à la dépression ou au blocage fonctionnel. La bonne nouvelle est qu’il y a un remède à cela !

Traumatisme après l’accouchement

Le traumatisme peut venir d’un événement en particulier ou d’une succession d’événements, conduisant à un état d’alerte constant du système nerveux. Il peut apparaître dans le cas de situations extrêmes comme un accident ou une agression, mais aussi de changements dans la vie, de traitements médicaux, de la santé reproductive et de fluctuations hormonales.

Le rétablissement après l’accouchement est un bon exemple. Des recherches suggèrent qu’à l’arrivée de bébé, les mères souffrent de problèmes émotionnels comme les sautes d’humeur ou le sentiment d’impuissance. Parfois, ces émotions peuvent déclencher un blocage. Dans de tels cas, ces femmes peinent à demander de l’aide ou à reconnaître que quelque chose ne va pas.   On considère souvent une naissance comme un heureux événement. Pourtant, pour beaucoup de femmes, il n’en est rien.

Une enquête menée par OnePoll pour Intimina a démontré que pour 70 % des jeunes mamans, le rétablissement après l’accouchement représentait une période très difficile sur le plan émotionnel. Il faut en moyenne de deux à trois mois pour récupérer physiquement, mais le rétablissement émotionnel prend généralement plus de temps.   Pourquoi ? Parce que le corps ne redevient tout simplement pas « comme avant ». Un événement aussi important sur le plan physique et émotionnel comme une naissance conduit parfois au blocage fonctionnel.

Qu’est-ce que le blocage fonctionnel ?

Le blocage fonctionnel est la réponse protectrice du corps après un traumatisme. C’est une sorte d’instinct de survie, tout comme le fait de combattre ou de s’enfuir. Lorsqu’on ne peut pas réagir face à un danger, le cerveau se bloque parfois et le corps se fige. Cela se reflète par un sens d’engourdissement, de déconnexion de son corps ou l’impression d’être en danger en l’absence de péril.

Dans le cadre du rétablissement après l’accouchement, le blocage fonctionnel peut entraîner une sensation de détachement du propre corps, de difficultés à se connecter avec son partenaire ou un moral au plus bas (avec la sensation que toute chose manque d’intérêt). Cela ne se limite pas toutefois aux jeunes mères. Il peut, en effet, toucher toute personne en train de se rétablir après un traumatisme, qu’il soit médical, émotionnel ou sexuel, et entraîner chez elles un sens de déconnexion et de doute de soi.

Prenons un autre cas de figure : le corps se fige pour se protéger, mais cela continue bien après que le danger est passé, interrompant ainsi le plaisir, l’estime de soi et les moments de bonheur du quotidien. Le sondage a par ailleurs révélé que 50 % des mamans interrogées se sentaient impuissantes et que 42 % ressentaient un sentiment de culpabilité – tant de facteurs qui vont de pair avec la prise de poids, les difficultés lors de l’allaitement ou le rétablissement après une césarienne. Certaines ont affirmé que ces enjeux étaient plus difficiles à surmonter que l’accouchement même.

Surmonter le blocage

La bonne nouvelle est que l’on peut maîtriser le blocage fonctionnel. Le système nerveux peut comprendre que le danger est passé en procédant par paliers. Les approches utiles comprennent :
● La thérapie : l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (ou EMDR).
● Les exercices de respiration : respirer profondément et de manière intentionnelle calme le système nerveux.
● Les mouvements de pleine conscience : le yoga, la danse, la marche ou les câlins (sans pression sexuelle).
● Le temps passé dans la nature : aide à s’évader et à se reconnecter avec le moment présent.
● Le plaisir en solo : explorer son corps de manière sûre et sans pression.
● Il faut du temps pour reconstruire l’intimité (avec son partenaire et soi-même).

Il est fondamental de communiquer et de définir des limites (qui peuvent changer au quotidien).   Le blocage fonctionnel n’est pas un signe de faiblesse ou et il ne signifie pas que vous êtes « brisée ». C’est un instinct de survie. Votre corps s’efforce d’assurer votre sécurité. En parlant ouvertement du blocage, nous le normalisons et parvenons à mieux l’identifier chez les autres et chez nous-mêmes. Il peut s’estomper avec de la patience, un soutien adéquat et de l’autocompassion. Le surmonter permet de créer un espace pour le plaisir, la connexion et le sentiment de se réconcilier pleinement avec soi- même.