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Waste Land : trop d’histoires pour un seul film

Dès le début du film on pourrait se douter de la fin mais il n’en est rien. Démarré en thriller, le film s’embourbe très rapidement pour aboutir à une histoire sans fin.

Le réalisateur nous tient en haleine

Léo Woeste, interprété par Jérémie Rénier, est inspecteur de police et vit à Bruxelles avec sa femme, Kathleen, et leur fils de 5ans. Léo, secondé par sa brigade, doit intervenir suite à la découverte d’un corps dans les bas-fonds de la ville, le Waste Land. La mort semble avoir été violente, et dès lors, le spectateur est en droit de croire qu’il va être le témoin d’une enquête longue et difficile. Léo Woeste débute alors son investigation qui commence par la rencontre d’Aysha, la sœur de la victime, une jeune congolaise pour laquelle la découverte du meurtrier est vitale.

Mais l’histoire devient confuse et le spectateur s’embrouille

D’un bon film policier, l’histoire s’enlise puis plonge dans un récit incohérent dans lequel le spectateur ne sait à quoi se raccrocher. L’enquête mêle et emmêle les histoires : du vaudou africain, au potentiel trafic de statuettes, rythmé de magouilles, rituels et affaires politiques sur lesquels plane le côté obscure de la police, tout se mélange et n’aboutit à rien.
Parallèlement à l’enquête, l’inspecteur à la personnalité instable, noue une relation passionnelle et nocive avec Aysha, rôle au demeurant parfaitement interprété par l’actrice Babetida Sadjo. Dans cette confusion générale, on apprend également que Kathleen, la femme de Jérémie Rénier, tombe accidentellement enceinte. Consciente de la fragilité de son époux elle ne souhaite pas garder l’enfant, ce contre quoi l’inspecteur se bat et aura gain de cause.

Rien ne va plus !

Un père malade (Alzheimer), une femme enceinte contre son gré, une relation amoureuse malsaine, un policier névrosé qui tombe dans la démence et la schizophrénie, le tout agrémenté de multiples pistes mettant en lien la politique et le vaudou qui n’aboutiront jamais. Le spectateur est encerclé et s’avère perdu au sein de toutes ces histoires sans intérêt.

Une fin qui laisse perplexe

Si le casting demeure des plus réussis avec un Jérémie Rénier admirable dans la peau de Léo, tout comme les autres acteurs du film, le scénario aurait mérité, quant a lui, d’être davantage étayé pour apporter une véritable cohérence au film.

En résumé, un film aux réelles possibilités, mais qui ne restera pas dans les annales des films belges.

Pour voir la bande annonce :

Sortie en salle mercredi 25 mars.

Réalisé par Pieter Van Hees, avec :

– Jérémie Rénier dans le rôle de Léo Woeste
– Natali Broods dans le rôle de Kathleen Woeste
– Babetida Sadjo dans le rôle d’Aysha Tshimanga
– Et Peter van den Begin dans le Johnny Rimbaud

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