• Participez au sixMic Crowfunding !

Van Gogh en 2016 au fil de l’Oise

Van Gogh- Vue sur l'Oise

au fil de l’Oise sur les pas de Van Gogh

Du 2 avril au 28 août 2016, c’est ainsi le travail de l’artiste sur les bords de l’Oise qui sera mis à l’honneur avec « Van Gogh au fil de l’Oise ». Cette année encore, tous les acteurs et les artistes  d’Auvers-sur-Oise  se sont mobilisés pour offrir aux nombreux visiteurs un programme riche et diversifié mêlant animations sur les rives de l’Oise (canoting, guinguette, bal musette, croisières, promenades commentées, etc.) mais aussi expositions d’art contemporain, créations d’art numérique et visites de lieux emblématiques dans une ville authentique à seulement 30 km de Paris.

Pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle, avec ses bords pittoresques où se croisaient laveuses et canotiers, l’Oise avait tous les atours pour attirer le tout-paris artistique. Sans l’Oise, Charles-François Daubigny n’aurait pas choisi la commune pour s’y installer en 1860. Les peintres qui l’ont suivi, comme Daumier, Corot, Pissarro ou Cézanne, auraient choisi d’autres destinations. A son tour, le Docteur Gachet n’y aurait pas trouvé le climat culturel qu’il affectionnait et enfin, Van Gogh n’y aurait jamais peint son Champ de blé aux corbeaux. Les deux tableaux du plus célèbre des Auversois représentant l’Oise (Vue sur l’Oise et Barques et figures au bord de l’Oise) sont de véritables chefs-d’oeuvre. Ils concentrent un grand nombre d’aspects thématiques et techniques permettant de découvrir un Van Gogh surprenant, à la fois philosophe et virtuose. Avec un programme ambitieux s’adressant aux touristes comme aux habitants de la commune, la mairie d’Auvers-sur-Oise et ses partenaires culturels proposeront un grand nombre d’activités et de manifestations. Chacun pourra ainsi découvrir des aspects inattendus de la vie et de l’oeuvre de Van Gogh – et de tant d’autres peintres d’hier et d’aujourd’hui.

L’événement majeur de la saison estivale 2016 sera la mise en chantier de la construction d’une réplique à l’échelle du bateau atelier de Charles-François Daubigny (1817-1878). Précurseur et fervent défenseur des impressionnistes, Daubigny est le peintre de l’eau, «le peintre merveilleux et véridique des bords de la Seine et de l’Oise» dira Zola. Avant Monet qu’il inspire, il construit le premier bateau-atelier équipé d’une cabine, qu’il nomme « Le Botin ». A partir de 1857, ce sont de véritables croisières qu’il effectue avec son fils Karl et sas amis peintres. Il sillonne ainsi l’Oise, jusqu’à Compiègne, l’Aisne, l’Yonne et la Seine jusqu’à Honfleur. Admiré par Vincent van Gogh, ce dernier lui rendra hommage en peignant Le jardin de Daubigny. Ce chantier sera ponctuellement ouvert au public pour une présentation des savoirs faire et des techniques de travail.

1er mai 2016 : Fête de l’Oise. Activités nautiques, festives, ludiques et pédagogiques : régates, croisières, pêche, aviron, guinguette, bal musette, photos, jeux à l’ancienne, et bien d’autres animations encore.

28 mai 2016 : Journée peintres sur le motif

28 août 2016 : Prolongez les vacances sur les berges de la rivière avec des croisières et visites commentées « sur les pas des Impressionnismes » et « sur les pas de Van Gogh »

Auvers-sur-Oise
L’Oise

Malgré l’apparente facilité, intuitive et spontanée qui caractérise sa peinture, Van Gogh était un passionné de technique. Il calculait, mesurait, expérimentait, inventait, et ne laissait au hasard que la partie qui pouvait donner un supplément de vie à ses tableaux. La surface de l’eau, comme dans Barques et figures au bord de l’Oise, constitue dans cette optique un défi technique vertigineux. Certains peintres, comme Charles-François Daubigny ou Claude Monet, y trouvèrent leur terrain de prédilection. D’autres évitaient soigneusement de s’y perdre.

Les chemins de Van Gogh le conduiront, au terme d’une carrière mouvementée, à la commune d’Auvers-sur-Oise. Les paysages qu’il y peindra, dont Champ de blé aux Corbeaux ou encore Champs sous un ciel nuageux, dépasseront le statut de chef-d’œuvre pour devenir de véritables icônes. Ces compositions magistrales ne doivent rien au hasard. Elles sont le résultat d’années de labeur, de réflexion, de doutes, de joies et de souffrances. Les ingrédients de ces tableaux sont connus: un sens aigu de la couleur et une science patiemment acquise de la composition, parfaitement servis par une touche unique qui, par sa force d’expression, a fait sauter les verrous de l’impressionnisme. Mais si nous connaissons ces ingrédients, la recette, elle, réalisée en quelques heures, reste un heureux mystère.

Dans Barques et figures au bord de l’Oise, toutes ces dimensions sont parfaitement maîtrisées et habilement renforcées par des éléments structurants. La hauteur est posée par la figure masculine centrale, étalon dans tous les sens du terme ; la largeur est indiquée par la canne à pêche de la figure féminine qui se tient à ses côtés ; la profondeur est suggérée par l’enfilade des embarcations qui se perdent au loin. Dans l’eau viennent se refléter le ciel bleu, que le peintre a traité avec une grande simplicité, la végétation et les barques colorées. La présence de ce bout de ciel est un coup de maître. Sans lui, les eaux seraient au mieux verdâtres et se confondraient avec les canots. Enfin, cette surface si complexe n’est pas plane, mais légèrement incurvée, ondoyante : mouvement subtil qui ajoute de la vie et même du bruit à la scène, par le clapotis qu’il génère et des barques qu’il fait paisiblement s’entrechoquer.

LA VIE COMME ELLE EST :

Dans Vue sur l’Oise, tableau sur papier presque monochrome, Van Gogh montre la transformation inexorable d’une nature domptée et dominée par l’homme. Là où d’autres peintres choisissaient de ne montrer que des paysages vierges de toute intervention humaine et célébraient une nature idéalisée, Vincent cherchait justement à intégrer des usines, des chemins de fer et des clôtures dans ses œuvres. Selon lui, le rôle d’un artiste n’était pas de faire preuve de nostalgie ou de recréer des paradis perdus, et encore moins de peindre des choses qu’il n’avait pas vues de ses propres yeux. Il reprochait ainsi à ses amis Emile Bernard et Paul Gauguin de peindre des Christs qu’ils n’avaient pas observés, et qui n’avaient donc pas d’autre consistance que celle des délires de leurs auteurs.

Cette tension entre modernité et nostalgie est au cœur de Vue sur l’Oise. Au premier plan, la vie agreste s’anime des gestes ancestraux qui font sa nature même. Au second plan, un pont de fer enjambe l’Oise et mène vers un bâtiment que l’on devine être une usine, dont la cheminée élancée se confond avec les peupliers. Entre les deux plans, le cours d’eau incarne le temps qui passe. Dans toute la représentation, les seuls éléments qui n’ont pas été façonnés par la main de l’homme sont l’Oise et un ciel nuageux, autre motif favori du peintre des Tournesols. Autant sur le plan du fond que sur celui de la forme, Barques avec figures au bord de l’Oise et Vue sur l’Oise sont des points de rencontre entre une maîtrise technique époustouflante et les interrogations intimes d’un génie de la peinture. En tant que telles, si elles ne suffiraient pas à remplir un musée, elles n’en offrent pas moins des perspectives infinies à l’imagination et à la création.

Auvers-sur-Oise
Symphonie visuelle pour douze écrans (François Vogel)

Les différents sites à visiter : 

En juin 1890, peu avant sa mort, Vincent van Gogh écrivait, à sa sœur : « Ce qui me passionne le plus, beaucoup, beaucoup davantage que tout le reste dans mon métier, c’est le portrait, le portrait moderne. (…) Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d’alors apparussent comme des apparitions. » Dans le cadre de la saison culturelle 2016 d’Auvers-sur-Oise, le musée Daubigny propose de porter un nouveau regard sur un thème cher à Van Gogh, le portrait. Comme lui, nous avons choisi de nous éloigner de l’académisme, pour faire place aux portraits à la dérive, à travers différentes périodes et différentes techniques. Car si le portrait sert à montrer l’apparence extérieure du modèle en rendant sensible sa personnalité, il peut également en devenir le reflet déformé par le geste créateur de l’artiste.

Pour célébrer ses 20 ans d’acquisition par le Conseil départemental du Val d’Oise, la Maison du docteur Gachet sort de ses réserves la majeure partie des œuvres graphiques de sa collection, comportant notamment des dessins préparatoires et gravures du médecin, paysages, vanités ou portraits, qui viendront compléter la collection permanente et seront présentés pour la première fois au public. L’occasion de revenir sur une période exceptionnellement riche de l’histoire de l’art, symbolisée par ce lieu emblématique qui vit passer van Gogh bien sûr, mais aussi Pissarro ou Cézanne.

Maison Du Dr-Gachet @EricHesmerg
Maison Du Dr-Gachet @EricHesmerg

L’Auberge Ravoux, située au coeur du village d’Auvers-sur-Oise, fut le dernier domicile de Vincent van Gogh (1853-1890) qui, en 37 ans de vie, n’eut pas moins de 37 autres adresses aux Pays-Bas, en Belgique, en Angleterre et en France. L’âme du peintre vibre encore sous les combles de l’Auberge Ravoux où il vécut ses 70 derniers jours. Dans la chambre n°5 qu’il occupait, la gloire de Van Gogh cède le pas à une atmosphère d’intimité. Chaque année, des visiteurs-pèlerins du monde entier viennent découvrir la chambre préservée de Vincent van Gogh, enclave de silence où la frénésie se trouve suspendue.

La Maison-Atelier de Daubigny : En 1861, Charles-François Daubigny, peintre paysagiste d’une grande renommée, s’installa à Auvers-sur-Oise où il fit venir ses amis artistes. C’est ainsi que le premier foyer artistique d’Auvers-sur-Oise vit le jour. Aujourd’hui les exceptionnels décors qui ornent les murs de cette maison-atelier (200 m²), peints par Daubigny père et fils, mais aussi par Corot, Daumier ou encore Oudinot, témoignent du bonheur familial et de l’effervescence artistique de cette époque. Classé monument historique et labellisé «Maisons des Illustres» en octobre 2014, ce lieu de mémoire invite à s’imprégner d’une atmosphère authentique et d’une ambiance préservée. La Maison-Atelier de Daubigny demeure encore aujourd’hui la propriété et le lieu de vie des descendants du peintre.

Le Château d’Auvers-sur-Oise s’inscrit dans le contrat de destination Impressionnisme. Labellisé dans le cadre du festival Normandie Impressionniste (du 16 avril au 26 septembre 2016), il vous permettra de découvrir l’émergence de ce mouvement artistique majeur né à la fin du XIXe siècle.

Situé à deux pas de l’Auberge Ravoux, le Musée de l’Absinthe évoque ce qu’était la vie de café à l’époque des impressionnistes. Pour faire découvrir l’importance de l’absinthe dans la vie sociale et culturelle du XIXème siècle, le Musée de l’Absinthe présente une collection unique et authentique d’objets faisant partie de l’art de la table nécessaires au rituel de consommation. La visite est complétée par l’exposition de dessins de presse, eaux-fortes et tableaux sur le thème de l’absinthe que l’on appelait alors « la Fée verte ». Dans le jardin du musée, les plantes aromatiques constitutives de « la Fée verte » libèrent leurs arômes et invitent à la dégustation.

L’art contemporain trouve une parfaite résonnance à Auvers quant à son histoire étroitement liée à la pratique picturale. Près de 30 artistes plasticiens, toutes techniques confondues, ont choisi de vivre et de travailler à Auvers-sur-Oise. Vingt d’entre eux résident à la cité Van Gogh, chaque logement étant pourvu d’un atelier privatif. Le tout nouveau collectif d’artistes d’Auvers investit la galerie d’art contemporain de la ville pour proposer aux visiteurs une lecture toute personnelle de leur environnement : peinture, montage, collage, gravure, photographie, infographie et installations habiteront la galerie pendant 5 mois sous la forme de deux grandes expositions présentant les travaux de plus de 15 artistes. Des rencontres et des visites insolites sont proposées pendant toute la durée des expositions.

Pour tout savoir ou en savoir plus, l’Office de tourisme propose des escapades impressionnistes exceptionnelles « clé en main » pour individuels ou groupes, particuliers ou professionnels sur : http://www.tourisme-auverssuroise.fr

Photo : Van Gogh- Vue sur l’Oise

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

Hanif Kureishi

BBC World News interview exclusive de HANIF KUREISHI

BBC World News vous invite à découvrir l’histoire de l’auteur britannique pakistanais Hanif Kureishi. ...

Colas - Fondation Colas

Fondation Colas : Appel à candidatures 2018

La Fondation Colas poursuit l’objectif d’associer deux univers qui invitent au voyage : l'art ...