Nicolas Mingasson présente « Destins Dolganes »

nicolas Mingasson

En décidant de s’associer à l’Observatoire Photographique des Pôles pour présenter le travail photographique de Nicolas Mingasson sur les populations dolganes du Taïmyr, le Musée de l’Homme est fidèle à sa politique selon laquelle, s’intéressant à toutes les formes de vie et à la diversité des modes de vie, il développe une réflexion sur l’avenir des populations natives à l’heure où plus une seule aire géographique, aussi reculée soit-elle, n’échappe à la modernité.

Photographe et journaliste, Nicolas Mingasson a régulièrement parcouru la région de la péninsule de Taïmyr depuis vingt ans. Son travail reflète principalement le quotidien d’hommes et de femmes placés dans des situations extrêmes, qu’il s’agisse de situations de conflits (Bosnie, Rwanda, Afghanistan) ou des populations autochtones de l’Arctique. En 2008, à l’occasion de la 4ème Année Polaire Internationale il mène un long travail photographique à travers l’Arctique russe : Sentinelles de l’Arctique qui, chaque semaine, sera relayé par le journal Libération et suivi sur le web par plusieurs centaines de milliers d’internautes.

La même année, les grilles du Sénat se parent de son travail sur les “Polarniks” au sein de l’exposition terre des Pôles, et après un long interlude afghan, il retourne dans le Taïmyr pour réaliser “Portraits d’arctique”, une série de portraits filmés sur le thème de la mémoire et de la culture. C’est de ce travail que sont tirées les photographies de Destins Dolganes.

Nicolas Mingasson a exposé de nombreuses fois en France et à l’étranger. Il a collaboré avec le Figaro Magazine, VSD, Paris Match et a été publié chez Plon, Acropole, les éditions Jean di Sciullo et aux Belles Lettres. Nicolas Mingasson est le fondateur de l’Observatoire Photographique des Pôles. Les Dolganes du Nord Taïmyr, très largement méconnus, comptent parmi les populations les plus isolées de l’Arctique russe. Eleveurs de rennes pour la plupart sédentarisés, quelques familles continuent toujours à nomadiser au rythme de la transhumance des troupeaux. Peuplant des régions interdites aux étrangers, cet isolement administratif explique le peu d’études scientifiques et le peu de travaux photographiques les concernant.

C’est pour ces raisons que Destins Dolganes est une exposition quasiment unique, une opportunité rare de porter un regard sur ce peuple méconnu de l’Arctique au quotidien évoluant entre tradition et modernité, entre les anciens accrochés à leurs villages et leurs enfants et petits-enfants qui, plus que jamais regardent vers le sud et imaginent leur avenir loin de leur terre natale. L’exposition présentera également une série de photographies tirées des albums de quelques vieilles familles dolganes, nous invitant ainsi à réviser notre propre regard sur le monde.

Ce ne sont pas moins de soixante-dix photographies qui illustreront ainsi Destins Dolganes. Une série de portraits grands formats pourra être admirée, et provoquera un face à face avec les visiteurs. Les séries qui viendront entourer ces portraits seront toutes réalisées selon des procédés de tirages traditionnels pour conserver la force du travail argentique de Nicolas Mingasson

Un cycle de projection/débat sur la sibérie accompagnera cette exposition. Elles auront lieu en présence de la généticienne evelyne Heyer le samedi 30 janvier 2016, puis de la préhistorienne Marylène Patou-Mathis le samedi 13 février 2016, et enfin de l’ethnologue Boris Chichlo et du photographe nicolas Mingasson le samedi 5 mars de 14h30 à 17h30 dans l’Auditorium du Musée de l’Homme.

Parallèlement, et tout au long de l’exposition, les huit courts documentaires “Portraits d’arctique – Une mission ethnophotographique au pays des Dolganes” réalisés en 2011 par Nicolas Mingasson et Vincent Gaullier, seront diffusés au sein de l’exposition afin de compléter l’accrochage photographique. Ces films ethnographiques proposent un regard inédit sur la manière dont les Dolganes se perçoivent eux-mêmes.

Informations pratiques

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