L’exposition de Foudre et de Diamant rend hommage au bouddhisme de tradition tibétaine.

bouddhisme- de Foudre et de Diamant rend hommage au bouddhisme de tradition tibétaine.

Trente photographies de Matthieu Ricard24 peintures tibétaines anciennes, appelées thangkas et Voyages chez les enfants moines aux portes de l’Himalaya d’Isabelle Garcia-Chopin rendent hommage au bouddhisme de tradition tibétaine dans l’exposition de Foudre et de Diamant

Le musée Paul-Dupuy, consacré aux arts graphiques (dessins, estampes et photographies) et aux objets d’art (du Moyen Âge au XIXe siècle), est installé dans un hôtel bâti au XVIIe siècle. Il est également le dépositaire d’une exceptionnelle collection d’horlogerie. L’exposition De Foudre et de Diamant présentée du 13 décembre 2016 au 21 mai 2017 rend hommage au bouddhisme de tradition tibétaineet, elle s’articule autour de trois expositions :

Trente photographies de Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe, porte-parole du Dalaï-Lama :

Cela fait plus de trente ans que Matthieu Ricard réside au coeur de l’Himalaya. Au cours de ces années, il a lié d’étroites relations avec certains des plus grands maîtres du bouddhisme, de Dilgo Khyentsé Rimpoché au Dalaï-Lama dont il est, en France, son interprète. Il est aussi un photographe hors du commun. Ainsi, trente grands tirages photographiques invitent le spectateur à un voyage dans un Tibet inédit, un périple intérieur et extérieur au coeur de la spiritualité bouddhiste mais aussi de la vie quotidienne et des fêtes de ce peuple des confins de l’Himalaya. Les images de Matthieu Ricard nous plongent dans la vie des monastères, nous racontent les hommes et les paysages du Tibet. Le photographe nous dévoile des instants de sérénité, l’altruisme d’un regard, la bienveillance d’un sourire, l’humanité des moines.

24 peintures tibétaines anciennes, appelées thangkas :

Au musée Paul-Dupuy seront exposées 24 peintures tibétaines anciennes, appelées thangkas, objets d’entrainement à la visualisation des divinités dans le bouddhisme tantrique. « Chose que l’on déroule », le thangka est un rouleau vertical, une toile – généralement de coton – recouverte d’un enduit minéral, peinte le plus souvent à l’aide de pigments naturels et montée sur un riche brocart de soie. Par sa technique, le thangka est donc un hybride entre la peinture de chevalet et la peinture murale a secco. Du XVIIe au XXe siècle, les oeuvres entraînent le visiteur dans un voyage au coeur de l’exubérante iconographie du bouddhisme du Pays des Neiges où les enseignements tantriques venus de l’Inde, au VIIIe siècle de notre ère, se sont fortement métissés au contact des cultes anciens de l’Himalaya.

En voyant défiler devant soi les bouddhas, dharmapalâs, dakinis et autres déités aux aspects paisibles ou violemment farouches, on comprend bien vite, qu’au-delà des innombrables formes et métamorphoses que prend la bouddhéité, l’image revêt une importance cruciale dans le bouddhisme tibétain. Qu’un thangka ait été peint pour servir d’offrande, pour obtenir une renaissance favorable ou une guérison ou pour être accroché au-dessus de l’autel d’une déité, son usage reste celui d’un support de visualisation dans des pratiques de méditation et d’entrainement de l’esprit au coeur desquelles l’image mentale est la seule qui importe véritablement in fine. Elle seule est le miroir de l’esprit qui, correctement guidé sur la voie, fera l’expérience de la vacuité du monde et atteindra l’Eveil et la libération de la souffrance promis à tous les êtres par le bouddha historique.

Isabelle Garcia-Chopin expose au musée Georges-Labit :

Le musée Georges-Labit conserve une des plus belles collections françaises d’art oriental – Japon, Chine, Asie du Sud-Est, Inde, Tibet, Népal – ainsi qu’une importante collection d’antiquités égyptiennes. Ce bijou architectural d’inspiration mauresque est au coeur d’un jardin botanique agrémenté de plantes asiatiques et méditerranéennes.

La photographe documentariste toulousaine Isabelle Garcia-Chopin expose au musée Georges-Labit du 13 décembre 2016 au 21 mai 2017 les photographies de ses derniers reportages. Il s’agit d’une série de clichés pris en noir et blanc entre 2011 et 2014, intitulée « Voyages chez les enfants moines aux portes de l’Himalaya ». Rencontre au sommet de l’amitié. Le reportage d’Isabelle Garcia-Chopin plonge dans le quotidien des jeunes moines de différents monastères népalais. Au fur et à mesure de ses voyages, la photographe revient avec de nouvelles anecdotes et les raconte dans ses images. « La porte est toujours ouverte. Dès que je viens, les enfants m’accueillent » raconte-t-elle, le sourire aux lèvres. A la fin de son premier séjour, en 2011, un enfant-moine s’est même prosterné devant elle. La documentariste les a quittés avec les larmes aux yeux.

Du réveil très matinal, en passant par la toilette et les longues heures d’étude, la photographe immortalise ces scènes de vie dont émane beaucoup de joie. « Tout est propice à l’amusement chez eux, l’imaginaire est important », explique-t-elle.

L’esprit de Bouddha

Plusieurs photographies montrent le travail de lectures des textes sacrés et d’apprentissage des mantras dans les monastères. Pour les familles, c’est un honneur et une fierté, souvent un soulagement économiquement aussi, que de voir un enfant entrer dans un monastère. Au programme de l’école : langues, enseignement du Bouddha et méditation, au coeur de l’apprentissage bouddhiste.

Photo : Sa Sainteté le XIVe Dalaï-Lama à Bodh gaya (Inde) © Matthieu Ricard

Informations pratiques :

Peintures tibétaines anciennes, appelées thangkas

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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