Les oubliés de la FIAC lancent un appel sociétal

Lydie Jean-Dit-Pannel

Les oubliés de la FIAC lancent un appel sociétal

A l’heure de la FIAC 2015 et à l’approche de la COP 21, 50 artistes français de renom se sont réunis autour d’un même sujet : l’avenir de la planète. Par la présentation d’œuvres uniques et originales, ils réveillent notre conscience sur un évènement catastrophique et si vite oublié : Fukushima.

Le collectif Fukushima mon amour a vu le jour en décembre 2013, pour dénoncer le silence des médias sur un sujet aux conséquences dramatiques pour l’humanité. Ce collectif Fukushima mon amour, allusion évidente au film d’Alain Resnais, refuse de céder à la désespérance et à l’inanité de l’entreprise mémorielle.

Quatre ans plus tard, l’impact économique de l’accident de Fukushima-Daiichi sur le nucléaire planétaire apparaît toujours contrasté. Il est majeur ou insignifiant, selon la région du monde observée. Aujourd’hui, 80.000 habitants de la région de Fukushima sont toujours des réfugiés. Il reste 245.000 personnes vivant dans des préfabriqués à la suite du tsunami. Les victimes de la centrale sont réfugiées dans tout l’archipel, dont la grande majorité qui vit dans la capitale Japonaise.

Aujourd’hui pour cette seconde édition placée sous le climat de la COP 21, c’est avec fierté et générosité que chacun des artistes a répondu à l’appel du message lancé par le collectif Fukushima Mon amour pour rappeler le silence des médias sur un sujet aux conséquences dramatiques pour l’humanité. Pour ne citer que quelques-uns : JC de Castelbaljac, Aurèle, Renk, Louis Jammes, Bernard Pras… Par l’art, ses fondateurs ont voulu créer une vraie tribune d’expression aux solutions humanistes de gouvernance mondiale. 50 artistes qui ont répondu présents pour se mobiliser et lancer un cri d’appel humaniste pour les prochaines générations. Ces 50 artistes de renommée internationale amènent une vision artivisite et citoyenne, plus forte que le silence. C’est une vraie tribune d’expression aux solutions humanistes de gouvernance mondiale.

Pendant plus de trois mois, les artivistes exposeront des oeuvres uniques, toutes liées à la catastrophe Japonaise de 2011, qui a engendré des semaines d’angoisse à chaque frontière. C’est donc là la vision d’un monde entrelacé entre catastrophes et nucléaires, tirant peu d’enseignements de ces grands désastres humains et technologiques.

L’exposition « Fukushima Mon amour » a choisi d’investir un lieu à sa mesure dans le nouvel espace du 18bis Boulevard Voltaire à Paris. Une salle dédiée aux disciplines du corps et sur l’ouverture d’une humanité consciente.

Photo : Lydie Jean-Dit-Pannel – « psyché per Amour », photographie couleur, 80 x 45 cm

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