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Les Impressionnistes en plein air en Normandie

Les Impressionnistes en Normandie

Le Musée Jacquemart-André présente l’Atelier en plein air

A travers une cinquantaine d’œuvres prestigieuses, issues de collections particulières et d’institutions européennes et américaines majeures, retraçant l’histoire de l’Impressionnisme, de ses peintres précurseurs aux grands maîtres, le Musée Jacquemart-André propose d’évoquer d’abord le rôle décisif joué par la Normandie dans l’émergence du mouvement impressionniste, à travers les échanges entre paysagistes français et anglais, le développement d’une école de la nature et les rencontres de Saint-Siméon. Puis, passant d’une approche historique à une approche géographique, l’exposition montrera à quel point les paysages et plus encore les lumières de la Normandie ont été déterminants dans l’attirance que cette région a exercée sur tous les maîtres de l’Impressionnisme.

Avec le XIXe siècle émerge un genre pictural nouveau: le paysage en plein air. Grâce à cette révolution picturale, née en Angleterre et qui va se propager sur le continent dès les années 1820, la Normandie va devenir, pendant un siècle, la destination favorite de tous les peintres d’avant-garde, au premier rang desquels les Impressionnistes. La Normandie, il est vrai, dispose de sérieux atouts : la beauté et la diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine architectural, la mode des bains de mer, la facilité d’accès depuis Londres et Paris, les deux capitales artistiques de l’époque.

Dès la fin des guerres napoléoniennes, les paysagistes anglais (Turner, Bonington, Cotman…) débarquent en Normandie, avec leurs boîtes d’aquarelle, tandis que les français (Géricault, Delacroix, Isabey…) se rendent à Londres pour découvrir l’école anglaise.De ces échanges naît une école française du paysage, dont Corot et Huet prennent bientôt la tête.

À leur suite, c’est une myriade de peintres qui va sillonner la région et inventer une nouvelle esthétique : Delacroix, Riesener, Daubigny, Millet, Jongkind, Isabey, Troyon… Cette révolution artistique se cristallise, au début des années 1860, lors des rencontres de Saint-Siméon, qui réunissent chaque année à Honfleur et sur la Côte Fleurie tout le gratin de la nouvelle peinture.

Il y a là Boudin, Monet et Jongkind, un trio inséparable, mais aussi tous leurs amis : Courbet, Daubigny, Bazille, Whistler, Cals… Sans compter Baudelaire, le premier à avoir célébré, dès 1859, les « beautés météorologiques » de Boudin. Non loin de là, dans la Normandie bocagère, Degas peint ses premières courses de chevaux au Haras-du-Pin et Berthe Morisot s’initie au paysage, tandis qu’à Cherbourg, Manet révolutionne la peinture de marine. Dès lors, pendant plusieurs décennies, la Normandie va devenir l’atelier en plein air préféré des Impressionnistes. Monet, Degas, Renoir, Pissarro, Sisley, Boudin, Morisot, Caillebotte, Gonzales, Gauguin… vont y épanouir leur art et le renouveler constamment.

« Mais je n’ai jamais eu d’atelier et je ne comprends pas qu’on s’enferme dans une chambre. Pour dessiner, oui . Pour peindre, non et Monet de s’exclamer, en désignant la Seine et le paysage devant lui : Voilà mon atelier, à moi ! » , 1880

Photo : Berthe Morisot – Le port de Cherbourg 1871, huile sur toile, 42 x 56 cm – Yale University Art Gallery, New Haven – Photo courtesy of Yale University Art Gallery

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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