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L’Empire des signes de Frank Perrin

Frank Perrin

Frank Perrin est un infatigable créateur qui crée encore et toujours plus, qui fait et refait et qui le revendique : « Faire m’intéresse plus que de penser, de savoir, ou d’agir. J’aime faire, comme les artistes, ou les paysans, qui « font » des choses et qui apportent ainsi un éclairage sur ce qui se passe dans ce monde, le nôtre, en ce moment même. Faire est le verbe qui correspond le mieux à notre époque : faire, c’est pertinent et c’est modeste, cela prétend pas plus que cela ne fait. Faire donc, et parler, chanter, peindre, écrire, courir après le temps… » « Ce qui m’intéresse, c’est de saisir les fantasmes collectifs, les obsessions contemporaines, et, série après série, d’en faire une sorte de catalogue raisonné. Le jogger par exemple : une obsession spontanée, planétaire, de la performance.

A la fois philosophe, critique, créateur de la revue « Bloc-Notes » et du magazine « Crash », c’est au photographe du post-capitalisme que cette exposition est consacrée ; Frank Perrin aime à mettre en scène les preuves de la contemporanéité de notre société, ses éléments formateurs, voire ses obsessions auxquelles nous nous trouvons confrontés chaque jour ; il s’attaque ici aux néons qui décorent nos cités et les à traqués tel un chasseur : “J’ai arpenté longtemps les rues la nuit, de Paris, New York, Hong Kong ou Athènes, traquant les néons qui illuminent de leurs injonctions la nuit comme autant de peintures électriques à ciel ouvert, où brillent des mots simples qui s’accordent avec les besoins de la rue, du passant, des passagers de la consommation ; se nourrir, boire, se divertir, consommer, acheter… des disques, des diamants, des perruques, des pizzas, de l’or, des tatouages … Je collectais ainsi un dictionnaire des besoins, de l’offre et de la demande spécifique à ce torrent et ce berceau de la modernité qu’est la rue.

Tous ces néons, bientôt demain remplacés par le led, plus froid et plus cheap aussi, participent de la texture de la ville, de son esthétique, de sa peau et de sa poétique. Enfants des fifties, du grand commerce et de la distribution, les néons, comme des étoiles, ils dressent la cosmologie des besoins courants de la deuxième moitié du XX° siècle. Lux fiat. Le néon est détenteur d’une esthétique spécifique ; la lumière, les ténèbres, le message minimal, comme autant d’énigmes fatales, exerçant sur moi une fascination primale. Je suivais la trace des signes, de ces messages simples mystérieusement énoncés, édifiés au cœur de la nuit et les poursuivais la nuit comme des papillons que j’attrapais systématiquement, mécaniquement, mystiquement, avec un appareil photographique, et souvent ensuite je les recomposais entre eux au sein d’une grammaire secrète.” Comme à chacune de ses expositions, Frank Perrin nous interpelle et nous entraine dans un voyage au cœur même de notre société, nous imposant une réflexion face à des éléments que nous ne voyons plus tant ils nous sont devenus familiers.

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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