Le peintre Serge Goulet fête ses 90 ans avec Coquelicots et coq-licots

Serge Goulet

Serge Goulet « Ah ! Ah ! Ah ! Les coquelicots »

Au coeur du Marais, à deux pas du Musée Picasso, la galerie Noëlle Aleyne a ouvert ses portes en l’an 2000. Depuis lors, elle défend les individualités en s’ouvrant à l’ensemble des médias artistiques, refusant  l’expression d’une tendance unique.

S’y succèdent ainsi  peintres, sculpteurs,  photographes et plasticiens, jeunes et moins jeunes, précurseurs ou confirmés,  parisiens ou provinciaux, ou bien encore étrangers en quête d’un nouvel espace et de reconnaissance. Le 17 mars, la galerie Noëlle Aleyne accueillera ainsi Serge Goulet jusqu’au 2 avril, période durant laquelle le peintre fêtera ses 90 ans.

Serge Goulet c’est plus qu’un nom, c’est l’histoire d’une vie passionnée et dédiée à son activité de peintre, entamée des ses 18 ans et  dont plus de trois cents toiles qui figurent dans des collections publiques ou privées sont les témoins de sa vitalité artistique et de son indéfectible inspiration.

Serge Goulet, ce sont aussi des souvenirs et une mémoire, un riche parcours d’artiste ponctué de rencontres marquantes : son travail des techniques de l’affiche auprès des célèbres Max Ponty et Colin, son amitié  avec Antonin Artaud qu’il fréquente régulièrement après la guerre dans l’atelier de « Minouche », la soeur de Paule Thévenin ; puis au début des années cinquante, lorsqu’il a rejoint la Réaction figurative animée par son ami Paul Rebeyrolle, Buffet, Lorjou et autres Thomson, au sein du Groupe de la Ruche.

Serge Goulet, ce sont des œuvres aux inspirations multiples. Après de nombreuses gravures sur bois, ses premières peintures de jeunesse sont marquées par un néo-cubisme influencé par André Lhote, puis empreints d’une réalité plus expressionniste (1948-1960). S’ouvre après jusqu’en 1966 une période d’abstraction lyrique dont les thèmes récurrents sont l’eau, le jazz et la Corse, puis les vingt années suivantes seront un retour à une peinture figurative, de plus en plus expressionniste. Peinture personnelle sombre ou très colorée, souvent d’esprit baconien, lisse ou très empâtée, toujours nerveuse, sur le thème du corps humain, avec le souci primordial de la composition.

La fin des années 80 fera place à un figuratif de plus en plus libre qui rejoint « l’abstraction expressionniste » et qui sera suivie d’une période noire sans grande production jusqu’en 1992. Il s’accorde jusqu’à nos jours de grandes libertés avec la représentation formelle des individus, ses œuvres marquant un éclatement de la couleur et de la matière.

Sa nouvelle exposition « Coquelicots et coq-licots » est inspirée d’une lecture de Claude Monet, exprimant la dérision et la complexité de la nature humaine à coups d’éclatement de couleurs.

Les cadrages, si particuliers et uniques de l’artiste, à la fois empreints de sérieux et de poésie, nous plonge dans un univers teinté d’humour où le  coquelicot se transforme, non sans dérision, en « coq-licot ».

 

 

Photo : Serge Goulet « Ah ! Ah ! Les coquelicots » – huile sur toile – 94 x 130 – 2015

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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