le laboratoire DERIVA investit la Galerie SEE STUDIO : The End

Magali Sanheira
Magali Sanheira, Making circle #4, 2013

L’exposition The End est un environnement où se croisent différents regards sur le caractère fragile et éphémère de l’existence. C’est la conscience de la finitude, comme expérience existentielle liée au temps et à l’espace, comme sentiment d’absurdité lié à notre devenir.

Cette conscience peut prendre différents chemins, nous accompagner ou nous perdre. C’est une question d’attitude : l’homme qui a saisi l’absurdité peut toujours choisir de regarder son horizon avec résignation, indifférence ou conviction. Albert Camus décrit l’homme absurde comme un individu capable d’accepter le caractère éphémère de la vie et de transformer cette acceptation en créativité. C’est la proposition des artistes invités à cette exposition collective par le laboratoire DERIVA : arracher au mot de la fin son pessimisme, pour le transformer en révolte, ironie, mystère ou légèreté. C’est ainsi que l’histoire ambiguë de The End a pris forme, entre noirceur et lueur, dans les sous-entendus privés de chaque artiste.

L’exposition s’articule autour de trois moments : conscience, disparition, renaissance.

Conscience

Quelque chose va arriver ou est déjà arrivé. Un préambule après la fin, puisque toujours, ça recommence. Face à l’horizon perdu (Susanna Lehtinen) et aux fossiles contemporains (Vaan), la conscience de notre absurdité. Et toujours ça recommence, comme un cycle qui se consomme en laissant à chaque tour, la trace de l’usure, de l’énergie, des efforts acharnés, comme le bruit d’un départ toujours en cours (Magali Sanheira). Sur le chemin de l’oxymore (Zineb Andress Arraki), entre l’individuel et l’universel, la vie comme un souffle (Jean-Baptiste Caron), poussière stellaire et découverte du cosmos (Benoit Billotte)

Disparition

Nombreuses, les destructions qui dévorent le temps et l’espace (Alexandre Maubert), ironie du sort (Audrey Martin). Mais la vie reste figée dans la glace (Laurent Pernot), imprimée dans la terre (Charlotte Charbonnel). Des images ancestrales dépassent la réflexion sur la condition humaine vers les interrogations universelles d’une histoire sans fin. La disparition devient mémoire.

Renaissance

Retour, réflexion sur soi, passage (Muriel Leray). Renaissance d’une conscience libérée, résonance du corps avec la matière (Naziha Mestaoui), jusqu’à retrouver l’origine aquatique de cette existence éphémère. Textes de Valeria Cetraro

  • Exposition du 28 novembre 2013 au 22 février 2014
  • vernissage jeudi 28 novembre 18h00/22h00 avec Making Circle, performance de Magali Sanheira à 19h00

curateur DERIVA

Artistes : 

  • Zineb Andress Arraki
  • Sylvain Baumann
  • Benoit Billotte
  • Jean-Baptiste Caron
  • Charlotte Charbonnel
  • Susanna Lehtinen
  • Muriel Leray
  • Audrey Martin
  • Alexandre Maubert
  • Naziha Mestaoui
  • Laurent Pernot
  • Magali Sanheira
  • Vaan

Galerie SEE STUDIO
7 rue Saint-Claude 75003 Paris

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