la Fête de la Musique à l’Institut du monde arabe et partout dans le monde

Fête de la Musique 2017

La première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord.

De Rio de Janeiro à Pékin, de Bogota à Manille, de Stockolm à Beyrouth, de Merida à Berlin, et dans 50 grandes villes des États-Unis… tous au même diapason pour fêter ensemble le 21 juin, la musique. Jack Lang, son créateur, reconduit pour la 27e édition de la Fête de la Musique à l’Institut du monde arabe, encore et toujours, le concept de « dialogue des cultures » qui correspond le mieux à sa vocation et à ses objectifs.

À nouveau, une large place sera accordée aux musiques de la nouvelle génération, qui, ces dernières années, à l’image du raï ou des groupes adeptes des fusions avec le jazz, le reggae, le rock, la soul ou la pop, ont franchi le saut… international. Sans oublier le volet oriental classique et la tradition patrimoniale.

La Fête de la Musique

En octobre 1981, Jack Lang, ministre de la Culture, nomme Maurice Fleuret au poste de directeur de la musique et de la danse. Maurice Fleuret applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution et pose les fondements d’une nouvelle conception : « La musique sera partout et le concert nulle part » ! Il évoque une « révolution » dans le domaine de la musique, qui tend à faire se rencontrer toutes les musiques – sans hiérarchie de genre ni d’origine – dans une commune recherche de ce qu’il appelle « une libération sonore, une ivresse, un vertige qui sont plus authentiques, plus intimes, plus éloquents que l’art ». En 1982, une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée par le service des études et de la recherche du ministère de la Culture et dévoile que cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique alors que les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une minorité de Français. De ce fait, Jack Lang, Christian Dupavillon, architecte-scénographe, membre de son Cabinet et Maurice Fleuret en déduisent que le paysage de la pratique musicale en France reste à découvrir. Alors, ils imaginent une grande manifestation populaire qui permette à tous les musiciens de s’exprimer et de se faire connaître. C’est ainsi que la première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord. Succès international, phénomène de société, un timbre poste lui est consacré en 1998. En 2016, plus de 120 pays dans le monde participaient à la Fête de la Musique. La Fête de la Musique s’adresse à tous les publics et contribue à familiariser à toutes les expressions musicales les jeunes et les moins jeunes de toutes conditions sociales.

 » À chaque Fête de la Musique, l’énergie musicale irradie tous les participants et favorise l’entente, l’échange et la compréhension. Appropriez-vous cet instant de joie ; il suffit de le faire. » Françoise Nyssen Ministre de la Culture

Le site officiel de la Fête de la Musique : http://fetedelamusique.culturecommunication.gouv.fr/

Programme du 21 juin à l’IMA :

– Doueh + Cheveu – pop-rock saharien et néo-punk
– Ensemble El Bahdja – cornemuse et tambours algériens
– Ensemble Trans-Galactic – maghrébo-oriental
– Klima – moderne tunisien
– Ensemble Mazzika – oriental feeling
– Kader Tiarti – raï

l’Institut du monde arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard
75005 Paris

https://www.imarabe.org/fr

Fête de la Musique

El Bahdja : Tambours et cornemuses

Chekwa est le nom de la cornemuse à Biskra. C’est aussi le nom de la baratte dans les Zibans. Plus connue aujourd’hui sous le nom de mezwed, la cornemuse de Biskra est dotée de six trous, ce qui la différencie de la cornemuse tunisienne qui n’en possède que cinq. À travers le chekwa, il est, à la fois, question de musique populaire, d’art savant et d’improvisations. Cependant Hadj, maître es cornemuses, entouré de deux musiciens, avec percussions endiablées, ne se limite pas à cet instrument cher à Biskra, il manie, également, avec un art consommé qui est le sien, d’autres éléments rattachés à la famille des cornemuses, comme la zorna algéroise, le tout reposant sur des répertoires issus de divers pays du Maghreb et même au-delà. A 19h30

Trans-Galactic Arabic Music Orchestra
Musiques d’hier, langage d’aujourd’hui

Ce grand ensemble artistique, dirigé avec brio par le luthiste Qaïs Saâdi, fédère, avec justesse de ton et liberté d’improvisation, des musiciens issus pour certains du classique et pour d’autres des musiques actuelles, avec une coloration jazzy notamment.

Leur répertoire basé sur de grands standards de la chanson orientale et maghrébine est revisité avec un bonheur et une joie de jouer contagieuses, donc à consommer sans modération. A 20h

Cheveu + Doueh
La mémoire vive du sablier

La guitare électrique est, en fait, devenue un instrument courant de la musique sahraouie dans les années 1970. Mais Doueh, natif de Dakhla, a su en faire le catalyseur d’influences africaines et occidentales, en intégrant des arpèges électriques aux accents pop, folk, blues, issus de ses influences musicales (Jimi Hendrix, James Brown). « Ce qui fait, dit-il, qu’aujourd’hui cette musique hassanie est mélangée à des éléments modernes pour toucher un public plus large, pas seulement oriental ou maghrébin. ». Guitariste hors-pair, assurément, Doueh est capable de vous jouer des solos hypnotiques, parfois même avec une pédale wah-wah ! Un vrai guitar hero du désert, en somme.

Le croisement artistique avec le trio néo-punk Cheveu donne au final « un big bang tellurique, une création atomique, une histoire d’énergies « primitives » qui remet les pendules à l’heure du Tout-Monde. Entendez deux entendements du temps si différents ». A 20h30.

Mazzika
Beyrouth Tarab

En 2007, trois musiciens et interprètes se rencontraient pour la première fois à Paris et échangeaient leurs expériences artistiques et scéniques. Se retrouvant quelques temps plus tard, à l’occasion d’un spectacle oriental, ces trois artistes décident alors de créer un groupe de musique orientale, mélangeant les cultures musicales d’orient et du Maghreb.

Après plusieurs spectacles, le groupe de musique atteint rapidement une nouvelle dimension en intégrant au fil de ses rencontres d’autres musiciens et chanteurs : Le groupe Mazzika voit alors le jour en 2010. Aujourd’hui, il propose ses propres spectacles orientaux et collabore également avec des artistes et vedettes connus sur les scènes orientales et internationales. Lors de son passage, Mazzika nous présentera, sous la direction artistique et les arrangements de Chady Hakme, son nouveau spectacle « Beyrouth Tarab », en hommage aux grands artistes et chanteurs libanais. A 21h30.

Klima
La Tunisie festive

Klima signifie « petit mot » en arabe et c’est le nom que se sont choisis les initiateurs de ce groupe que sont Samir Benmessaoud, chanteur et pianiste, et Jamel Ben Hadj Khalifa, bassiste et vocaliste également.

Pour présenter leur art, à la fois fait de compositions de leur cru et de titres puisés dans le patrimoine, ils se sont adjoints la crème des musiciens à l’image de Zied Zouari au violon, sa soeur Hend au qanoûn-cithare, Sahbi Karoui aux claviers et les cordes vocales impressionnantes de Jema Bouzrara, très portées sur le reggae. Soit une musique étincelante de modernité tournée vers l’avenir et interprétée en arabe, en français, en anglais et en italien. A 22h30.

Kader Tiarti
Le raï des Hauts-Plateaux

Comme son nom l’indique, Kader est originaire de Tiaret, une ville historique perchée sur 1200m d’altitude, dans les Hauts-Plateaux de l’Ouest algérien, berceau géographique du raï. La cité est réputée, au niveau culturel, pour sa saveur poétique bédouine (le grand Cheikh Mamachi est un des siens) et ses variétés rythmiques.

L’ancienne capitale ibadite est connue également pour ses fantasias spectaculaires et l’importance de ses haras. Kader a hérité de la verve des fins poètes de sa région, mais a beaucoup écouté le raï des Khaled, Mami et Hasni. Nous aurons ainsi droit à diverses versions du meilleur du raï moderne, donc de nombreux titres que l’on fredonne de génération en génération. A 23h30.

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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