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La Cité Interdite tout l’été à Monaco

Cité Interdite - La Cité Interdite à Monaco

La Cité Interdite à Monaco – Vie de Cour des Empereurs de Chine met en lumière l’apogée culturel et artistique de la période des Qing (1644-1911).

Chaque année, pour sa saison estivale, le Grimaldi Forum Monaco, situé entre ciel et mer, propose une programmation d’exception que ce soit des expositions, de la musique ou de la danse et consacre ainsi le renouvellement de la création par un mouvement artistique majeur,  un sujet de patrimoine ou de civilisation.

Si la Chine du Premier Empereur avait été à l’honneur en 2001, cette année, c’est à la dernière dynastie impériale chinoise, les Qing (1644 – 1911), ses fastes, ses goûts et sa grandeur que sera rendu un vibrant hommage avec l’exposition  « La Cité Interdite à Monaco. Vie de cour des empereurs et impératrices de Chine », dont le commissariat est assuré conjointement par M. Jean-Paul Desroches, Conservateur général honoraire du Patrimoine et M. Wang Yuegong, Directeur du département des Arts du palais au sein du musée du Palais Impérial.

Ce ne sont pas moins de 250 pièces d’exception, provenant de l’ancien palais des souverains chinois, ainsi que des prêts issus de grandes collections européennes et américaines (musée Cernuschi, musée du Louvre, Victoria & Albert Museum de Londres, Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, Arthur M. Sackler Gallery de Washington) qui seront exposées.

Hormis le fait que la Cité interdite soit le site le plus visité au monde avec quelques 10 millions d’entrées par an, son côté prestigieux en fait à la fois un palais et un musée autour duquel la nouvelle capitale de Pékin s’est ordonnée. Elle naquit au XVème siècle, entre 1406 et 1420, de la volonté du 3ème des empereurs des Ming et les empereurs Mandchous s’y succédèrent durant près de trois siècles.

L’exposition s’attache plus particulièrement aux souverains Kangxi (1662-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1795) qui ont voulu être des exemples de la culture chinoise. Des portraits, costumes d’apparats, mobilier, objets précieux, instruments scientifiques, témoigneront du fait que l’empereur, dit le « Fils du Ciel », est un être omnipotent, à la fois chef militaire, chef religieux et à la tête des lettrés. Divers objets et gravures illustreront les campagnes militaires et la puissante armée des « Huit Bannières » qui va se rendre maître de la Chine à partir de 1644.

L’art chinois, qui est à cette époque à son apogée et qui influence d’ailleurs fortement l’Occident, sera  représenté et mis en valeur par les arts du pinceau, à travers la calligraphie et la peinture, l’univers des arts décoratifs, avec un cabinet des porcelaines et un cabinet des laques, la musique et l’opéra.

Le public pourra ainsi découvrir la vie des empereurs et des impératrices de Chine grâce à une scénographie organisée par Jean-Paul Desroches qui a imaginé un parcours semblable à une visite au gré des salles du Palais impérial jusqu’à ses jardins et qui se décline en quatre séquences principales :

LES MANDCHOUS  : L’exposition ouvre sur l’histoire et sur les origines de la puissante armée mandchoue des «Huit Bannières».

CIEL –TERRE – HOMMES : La personnalité des empereurs Qing est au centre de ce projet et plus particulièrement les souverains Kangxi (1662-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1795). En tant que représentant du Ciel sur terre, l’empereur, dit le « Fils du Ciel », est un être à la fois chef militaire, chef religieux et à la tête des élites lettrées de l’Empire.

LA CITE INTERDITE, « CITE-PALAIS » : La résidence palatiale va être évoquée par un enchaînement de salles reliées les unes aux autres par de longs corridors pourpres, chaque salle témoignant des différentes fonctions de l’Empereur et plus largement de l’univers de cette vie de cour.

LE JARDIN : Après avoir quitté les salles du Palais, le jardin illustre l’admiration que les Qing vouaient à la nature.

La visite de l’exposition s’achève par un film d’archives où l’on suit l’Empereur Puyi jusque dans les années 1950, au moment où il retrouve le jardin impérial dans lequel il a passé sa prime enfance, lui qui fut le dernier empereur de Chine, à l’âge de trois ans.

Cité Interdite - La Cité Interdite à Monaco

Portrait de l’empereur Kangxi en robe de cérémonie
Encre et couleurs sur soie
Dynastie Qing, période Kangxi (1662-1722)
Peinture : H. 267,5 cm, l. 190 cm
Rouleau : H. 405 cm, l. 265 cm
Pékin, Musée de la Cité interdite, inv. 6400
© The Palace Museum

Portrait de Shang Kexi (m.1676)
Encre et couleurs sur soie
Dynastie Qing, (1644-1911)
248,9 × 117,5 cm (image) 386,7 × 140 cm (rouleau)
© Freer Gallery of Art and Arthur M. Sackler Gallery, Smithsonian Institution, Washington, D.C.: Purchase — Smithsonian Collections Acquisition Program and partial gift of Richard G. Pritzlaff, inv. S 1991.81

Jean-Paul Desroches Commissaire de l’exposition, Conservateur général honoraire du Patrimoine

En quoi l’exposition du Grimaldi Forum sur la Cité Interdite va-t-elle constituer un événement ?

Jean-Paul Desroches : Déjà il faut savoir que la Cité Interdite ne travaille qu’avec de grandes institutions culturelles en matière d’exposition : le Metropolitan de New York, le British Museum et plus récemment le Louvre… Et cet été ce sera donc le Grimaldi Forum à Monaco ! Cette exposition sera vraiment inédite dans sa forme et dans le contenu : c’est la première fois que plus de 3 000m2 seront consacrés à cette thématique, avec un nombre aussi important de chefs-d’oeuvre. Et en choisissant d’éclairer le goût particulier développé à la Cour impériale, l’exposition va pénétrer dans la vie privée et intime des empereurs et impératrices, dévoilée ici en Occident avec autant de détails et avec un réel effort pédagogique.

Comment expliquer le choix de la dernière dynastie impériale, les Qing ?

Jean-Paul Desroches : C’est incontestablement la période de grande apogée chinoise. A travers les trois grands Empereurs Kangxi (1662-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1795), ces 150 ans d’histoire condensent toute la puissance de la Chine d’un point de vue économique, militaire, artistique et culturel.

Parmi les oeuvres de grande qualité que vous évoquez, que verra-ton à Monaco ?

Jean-Paul Desroches : Je citerai en premier un grand paravent en laque de 16 panneaux d’une finesse remarquable et qui n’est sorti de Chine qu’une fois au Metropolitan juste après sa restauration, mais aussi les fameux rouleaux des Concubines de l’Empereur Yongzheng. Je mentionnerai enfin cette grande peinture de près de 3.80 m de haut figurant la grand-mère de l’Empereur Kangxi, l’impératrice Xiao Zhuang Wen, une femme exceptionnelle d’origine mongole qui s’impose et influe sur le cours des décennies suivantes et marque à jamais le destin des Qing en imposant son petit-fils comme empereur.

Monsieur Wang Yuegong - Directeur du département des Arts du palais au sein du musée du Palais Impérial.

Comment s’est opéré le choix des oeuvres destinées à l’exposition du Grimaldi Forum ?

Wang Yuegong : Pour illustrer le sujet central de cette exposition à Monaco, nous avons privilégié deux approches susceptibles d’intéresser le public le plus large : l’Histoire de la Chine et l’art de la cour impériale. C’est pour cette raison que nous avons choisi des oeuvres qui se veulent très représentatives de la vie à la cour des Empereurs, au sein de la Cité Interdite. Sur les 200 objets que nous allons prêter dans le cadre de cette exposition, notre choix s’est concentré sur de parfaites illustrations de l’art et des traditions mandchous telles qu’elles étaient vécues à la cour impériale. Parmi les chefs d’oeuvre les plus célèbres qui seront visibles à Monaco, je citerai cette peinture représentant l’Empereur Qianlong chassant le cerf. Cette oeuvre est très révélatrice de l’importance de la chasse dans la tradition impériale mandchoue. On peut parler de peinture rituelle emblématique de la dynastie des Qing, tant l’Empereur à cette époque participait chaque année, à l’automne, à ces parties de chasse qu’il ne devait rater en aucun cas.

Avez-vous une attente particulière vis-à-vis du public occidental ?

Wang Yuegong : On espère bien sûr que cette exposition à Monaco suscite beaucoup d’intérêt et de curiosité de la part du public occidental autour de la Cité Interdite. Dès que nous avons commencé notre travail de préparation et de recherches avec le Professeur Jean-Paul Desroches, le co-commissaire européen de cette exposition, nous avons tout de suite soutenu son idée de mettre en lumière la vie de la cour impériale sous la dynastie des Qing. Mais nous avons tenu à élargir la vision du public occidental en enrichissant le choix initial des oeuvres retenues de certains objets d’autres périodes, toujours de très grande qualité, mais tout aussi révélateurs de la grandeur de l’histoire et de l’essor artistique de la Chine. Pour nous, c’était important de rajouter cette dimension à l’exposition…

Pour le Musée de la Cité Interdite cette exposition est-elle synonyme de rayonnement pour votre institution et la culture chinoise en général ?

Wang Yuegong : Cette exposition présentée à Monaco constitue pour nous une belle opportunité. Certes la Principauté est un petit pays, indépendant et souverain, mais c’est une chance de pouvoir montrer toute la richesse de la culture chinoise dans un tel lieu aussi international. Comme vous le savez, une autre exposition, monégasque cette fois, sera accueillie dans la Cité Interdite en 2018, qui révèlera toute la culture de la Principauté au public chinois. Notre Musée ne peut que se féliciter de ce rôle constructif qu’il a, en menant à bien une si belle mission d’échange culturel entre les deux pays.

Informations pratiques :

La Cité interdite de Pekin au coeur d'un double échange culturel

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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