La Cité du cinéma s’ouvre en grand à la Plaine Saint-Denis

Ce projet ambitieux, qui s’étend sur 6,5 hectares, regroupe toutes les compétences de la chaîne de production cinématographique pour permettre de réaliser un film de A à Z, sans sortir du site. Cet ensemble offre 9 plateaux de tournages de 600 à 2000 m2 répartis sur 13 000 m2, des ateliers pour les décors, le stockage du matériel, des boutiques et des restaurants. Luc Besson avait lancé le 11 juin 2009 la Cité du cinéma pour rivaliser avec les studios hollywoodiens avec pour objectif une ouverture avant le festival de Cannes 2012. Le choix de la Plaine Saint Denis c’est fait à la fois pour des des questions de place mais aussi par la volonté affichée du réalisateur de ramener la culture dans les banlieues. Mais il aura fallu plus de huit ans à Luc Besson pour concrétiser son idée de construire en France un studio de cinéma capable de concurrencer les Warners, Fox et autre Disney américains. A noter que l’école nationale supérieure Louis Lumière a quitté Noisy-le-Grand pour se relocaliser dans la Cité du cinéma ainsi que ceux de l’école de la cité qui vient elle de se créer. L’école de la cité mise en oeuvre par Luc Besson, accueillera, à partir d’octobre, gratuitement pendant deux ans, une soixantaine d’élèves, sans conditions de ressources ni de diplômes.

Des tournages ont déjà commencé à la Cité du cinéma, notamment le Malavita de Luc Besson lui-même avec Robert de Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones,Vingt ans d’écart, une comédie avec Virginie Efira qui sortira en mars 2013, et la suite des Schtroumpfs, de l’Américain Raja Gosnell. Luc Besson qui a aussi transporté les bureaux d’Europacorp au coeur de la Cité du cinéma.

L’école de la cité

Deux formations sont proposées : « auteur / scénariste » et « réalisateur ». L’enseignement est pratique. Stages et travaux de groupe rythment la formation. Et le contact avec les professionnels est permanent, grâce à une présence au cœur de la Cité du Cinéma. Les formations sont gratuites, et l’inscription, sans condition de diplôme. L’objectif ? Donner une chance à tous les talents de s’exprimer pour assurer la diversité du cinéma de demain.

« Quand j’ai voulu faire du cinéma à l’âge de 17 ans, toutes les écoles réclamaient le Bac et souvent un minimum de deux ans d’études supérieures. Mon envie et mon impatience étaient telles qu’il m’a semblé impossible d’attendre ! Je suis donc entré dans le cinéma par la toute petite porte, comme stagiaire sur un court métrage. L’apprentissage a été long et difficile et j’ai souvent regretté de ne pas avoir pu intégrer une école afin de partager ma passion avec des gens de mon âge. J’ai servi des litres de café, photocopié un nombre incalculable de documents et porté des tonnes de matériel. Un travail parfois pénible et peu valorisant, mais je ne remercierai jamais assez tous ces techniciens qui, avec patience et bienveillance, m’ont appris le métier. Aujourd’hui, j’aimerais créer cette école, pour que les jeunes passionnés comme je l’étais à l’époque et qui n’ont pas trouvé leur chemin par la voix classique, puissent avoir une alternative. » Luc Besson

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