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Isabelle Bonhomme : La danse des souffles

Isabelle Bonhomme

Isabelle Bonhomme : « Ce qui m’a infiniment touchée et bouleversée dans cette danse c’est tout d’abord le dénuement et l’humilité du derviche, sa façon d’entrer, sa façon de prendre place, sa façon de se préparer, dans sa verticalité, le regard tourné vers l’intérieur.« 

Diplômée de l’ESAG Penninghen en 1979, Isabelle Bonhomme a toujours voué une passion aux voyages, sans doute une histoire de famille puisque son aïeul n’est autre que le peintre orientaliste Jean-Léon Gérôme. Après une carrière en tant qu’illustratrice pour des maisons d’édition telles Grasset, Casterman, Gallimard, Hachette, Nathan ou bien encore Milan où déjà les voyages caractérisent son travail, cela fait maintenant 25 ans qu’elle se consacre à son métier de peintre.

Ses peintures, tour à tour, reflètent l’Afrique et l’Asie du sud-est, puis l’artiste traverse une période dédiée à la Chine, un coup de cœur auquel elle consacre plusieurs expositions, se plongeant dans la littérature, la peinture et la poésie chinoise, et allant jusqu’à s’initier à la calligraphie auprès d’un maître chinois qui lui enseigne l’intensité et la profondeur de l’encre de Chine.

Son voyage en Inde est aussi une révélation qu’Isabelle Bonhomme traduit en un ensemble d’huiles et d’encres, l’artiste cherchant à chaque retour à retranscrire ses émotions, les vibrations ressenties et les souvenirs laissés par des lieux ou des personnes rencontrées au hasard de ses chemins parcouru.

C’est ainsi qu’en mai 2014, elle assiste à Istanbul à un « Samâ’». « Ce qui m’a infiniment touchée et bouleversée dans cette danse c’est tout d’abord le dénuement et l’humilité du derviche, sa façon d’entrer, sa façon de prendre place, sa façon de se préparer, dans sa verticalité, le regard tourné vers l’intérieur. Et puis cet abandon, de toute volonté, de tout objectif, de toute performance. Cette entrée progressive en lui même, cette impulsion comme involontaire qui au rythme des voix, du tambour, de la flute, le pousse à s’élancer dans ce lent tournoiement sur lui-même ». Confie l’artiste qui, une fois dans son atelier, a cherché à reproduire le déplacement de ce danseur, jetant l’encre ou l’acrylique sur la surface de ses toiles, concentrée et emplie de quiétude et de sérénité.
Après de nombreuses expositions tant à Paris qu’à New York, Isabelle Bonhomme nous convie à découvrir ses dernières créations à l’Espace Beaurepaire durant les quinze premiers jours de janvier, une danse à vous couper le souffle !

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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