• Participez au artsixMic Crowfunding !
  • Aidez-nous à bouger les choses !

Bernard Descamps « Ou sont passés nos rêves ? »

Bernard Descamps

Photographe de renom, c’est en 1974 que les photographies de Bernard Descamps sont révélées au public pour la première fois dans la revue suisse Camera. Alan Porter se charge alors de l’editing et signe le texte. L’année suivante, Jean-Claude Lemagny organise la première grande exposition de l’artiste à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Les expositions s’enchaineront ensuite : Bernard Descamps participe à Photography as art, Art as photography au Fotoforum de Kassel. Il expose également à la Galerie m à Bochum avec Florence Henri et au musée de Leverkusen en Allemagne avec André Kertesz.

En 1978, Pierre de Fenoyl lui propose une exposition au Centre Pompidou à Paris, Rétrospective restreinte. Membre fondateur de l’agence VU’ et co-fondateur des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, Bernard Descamps participe aux expositions collectives : Visages (Vieille Charité, Marseille), Le mur (maison rouge, Paris), l’exposition itinérante Weltsichten (musée de Bochum, Allemagne). Ses expositions personnelles sont présentées dans toute l’Europe ainsi qu’à Tokyo, São Paulo et Oklahoma City et ses œuvres font partie de nombreuses collections : musées, institutions, fonds d’art contemporain et artothèques en France et à l’étranger.

On retrouvera Bernard Descamps du 5 novembre au 5 décembre 2015, à l’Espace photographique de l’Hôtel de Sauroy où est présentée une rétrospective de ses images emblématiques parmi lesquelles les séries réalisées au cours de trente années de voyages en Afrique, et son nouveau projet personnel mettant en scène un univers onirique. Près de quatre-vingt-dix images retracent plus de quarante ans de pratique photographique.

« Je réalise des images qui ne décrivent pas les objets ou les événements, qui ne racontent rien, mais qui voudraient dévoiler de minuscules fragments du temps. Je cherche seulement à
dialoguer avec ce qui me dépasse, ce qui me surprend, ce qui est source de rêve et de désir, restant solitaire et désespéré face au grotesque et à l’horrible, là où la philosophie et la poésie sont les seuls remèdes. Décrire la beauté du monde, s’extasier devant la richesse des cultures, découvrir l’autre furent les révélations offertes à l’innocence des premiers voyageurs, des premiers photographes. Je ne voyage que pour me rencontrer, pour trouver mes images, celles qui sont en moi et que j’essaie inlassablement de faire apparaître. L’autre est un guide, un initiateur et un complice dans cette quête. J’ai toujours espéré que derrière l’aspect visible des choses, se cachait un esprit : une sorte d’animisme dans lequel la photographie pourrait révéler un peu de cet au-delà… Suffirait-il d’arrêter le temps pour voir au-delà des apparences ? Rêver d’une image idéale. Je l’ai cherchée, cette image, je la chercherai encore, dans l’Afrique des origines de l’homme, dans cette sécheresse féconde qui vit naître Lucy – la lumière, en Asie ou tout près de chez moi, partout ou soufflent le vent et la vie. Peut-être l’apercevrai-je furtivement un jour, cette image, cet autoportrait… Entrevoir, voir sans rien pouvoir dire faute de mots exacts, faire des images, juste des images… » explique l’artiste.

L’exposition s’accompagne d’un livre intitulé Où sont passés nos rêves ? publié aux Editions Filigranes, et qui est le neuvième ouvrage de Bernard Descamps.Contrairement à ses travaux précédents, Bernard Descamps n’y parle ni d’Afrique, ni d’Asie, ni de lieux précis, ni de peuple remarquable. Il projette sur les lieux traversés, des images venues de l’intérieur, des images imaginées, peut-être des rêves.

Ce livre parcourt la ville, raconte aussi des rivages inconnus et des montagnes féériques. De minuscules fragments de temps que le photographe s’amuse à attraper, à figer en images pour les faire durer. Au cours de ses déambulations, il rencontre Dominique A, tout juste revenu d’Eleor, un autre pays imaginaire et réel à la fois, d’où s’échappent aussi de bien belles histoires.
« Pour donner à voir, il faut avoir beaucoup regardé, et aimé ce que l’on a regardé. Il faut débusquer le rêve niché dans les images. On le trouvera partout dans les pages qui suivent. » a-t-il préfacé. Bernard Descamps est représenté par la Galerie Camera Obscura à Paris, et par la box galerie à Bruxelles, Bernard Descamps

Editeur : Filigranes Editions (5 novembre 2015)
Langue : Français
ISBN-10: 2350463613
ISBN-13: 978-2350463612

Ou sont passés nos rêves ?

Informations pratiques

Bernard Descamps
Exposition du 5 novembre au 5 décembre 2015

Espace photographique de l’Hôtel de Sauroy
58, rue Charlot, 75003 Paris

http://www.bernarddescamps.fr/index.html

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

giverny

Cinq regards se posent sur Giverny

L'exposition bucolique et romantique que propose le musée des Impressionnistes de Giverny laisse les ...

Servane Mary, Untitled (Property), 2016 - Impression jet d’encre sur cuivre, 122 x 165 x 23 cm - Photo : Raphaël Fanelli : Courtesy Triple

Servane Mary à la galerie Triple V avec Babyliss

Dans ses oeuvres, Servane Mary se penche sur l’image de la représentation de la ...

+Brauer

+brauer, un designer Awakener

CONNAISSEZ-VOUS LES AWAKENERS ? Une poubelle, prénommée Richard du Déchet, un seau appelé Léo le ...