9ème centenaire de la fondation de l’abbaye de Cadouin : les manuscrits centenaires

abbaye de Cadouin

Cette année, le Périgord fête le 9ème centenaire de la fondation de l’abbaye de Cadouin. A l’occasion de cet anniversaire, la Semitour-Périgord, en partenariat avec les Archives départementales de la Dordogne – Conseil général, y organise une exposition du 16 mars à la fin septembre 2015 sur les manuscrits centenaires conservés par les Archives départementales. Vestiges inestimables, les manuscrits sont protégés et inaccessibles au public. 17 panneaux didactiques (photos, reproductions, etc.) constituent alors cette rétrospective unique, là même où ces textes ont guidé la vie monastique.

Située entre Sarlat et Bergerac, l’abbaye cistercienne de Cadouin est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les manuscrits les plus anciens qu’elle ait renfermés sont antérieurs à la fondation du monastère par Géraud de Sales en 1119. Toutefois, la majorité des écrits ont été acquis au cours des siècles suivants.

Outre la prière et le travail, la lecture et l’étude des textes saints faisaient partie de la vie monastique. Les livres étaient copiés, décorés, reliés d’une grande finesse. Nous retrouvons parmi eux des évangiles glosés, des commentaires bibliques et théologiques, dont la plupart datent du XIIème siècle.

Les pièces les plus imposantes de cette collection sont constituées de manuscrits de chant, deux antiphonaires et deux graduels, confectionnés du XIIIème au XVème siècle. Ces textes de chant sont les seuls du corpus à être restés en usage jusqu’à la Révolution et à avoir par ailleurs suscité l’intérêt des musicologues dès le XIXème siècle. Du début du XIIème siècle à 1934, la renommée de Cadouin dut beaucoup à la présence d’un suaire vénéré comme étant celui du Christ. Tout au long du Moyen Age, et même au-delà, cette relique, réputée pour le grand nombre de miracles qu’elle aurait suscités, fut l’objet de pèlerinages. Certains de ces manuscrits de chant présentent des spécificités liées au culte du suaire.

L’un des manuscrits les plus anciens du fonds est le Sacramentaire grégorien dit « Sacramentaire de Cahors », qui date de la première moitié du Xème siècle. Confectionné pour être utilisé à Cahors, il est par la suite arrivé en Périgord où il a été adapté au culte local.

Enfin, l’une des pièces maîtresses de l’exposition est le manuscrit des « Constitutions de l’Ordre » qui présente les directives officielles pour la conduite de la messe et de l’office ainsi que pour la vie quotidienne des moines (lectures, repas, travail et repos, fonctions de l’abbé, du prieur, du sous-prieur, du chantre). Pièce de référence, il a, à l’époque, été envoyé à toutes les abbayes de l’ordre cistercien.

Informations pratiques

Exposition  du 16 mars à la fin septembre 2015

Le Cloître de Cadouin
24480 Cadouin
www.semitour.com

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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