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Florence Chevallier : Les fleurs, le chien et les pêcheurs

Florence Chevallier
Florence Chevallier : “Je cherche, je photographie, des paysages, des humains, des animaux, des architectures, pour mettre en lumière la force de ce qui se construit et se transmet dans la vie de chacun pour constituer un « être au monde » singulier et inaliénable.”

Le Centre d’Art Contemporain de la Matmut présente du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019 les œuvres de la photographe Florence Chevallier dans une exposition intitulée “Les fleurs, le chien et les pêcheurs“. Florence Chevallier est née à Casablanca, au Maroc en 1955. Diplômée de l’institut d’Études Théâtrales de Paris III en 1978, elle s’oriente définitivement vers la photographie en 1979. Elle cofonde en 1986 le groupe Noir Limite au sein duquel elle réalise plusieurs séries (« Corps à Corps », « La Mort »). Puis ce sera « Le Bonheur » en 1993, exposé au Printemps de la Photographie à Cahors, et à la Barbican Gallery à Londres. En 1995, la série « Commun Des Mortels » inaugure une longue pratique du diptyque et du polyptique photographique, suivie par « Les Philosophes (1996) et par «Les Enchantements». Florence Chevallier obtient le Prix Niépce en 1998 et expose au Musée éponyme à Chalon-sur-Saône. Depuis, elle entame un périple vers le pays natal avec « Des Journées Entières » et 1955, « Casablanca » (2000). Chevalier des Arts et Lettres en 2009, elle effectue une résidence d’un an, à l’espace 36 à Saint-Omer dont résulte en 2010 la série « Toucher Terre ». Ces dernières années, son travail été présenté notamment à la Maison Européenne de la Photographie à Paris (2015) et au Musée de la Céramique à Sèvres (2017). En parallèle de son activité artistique, elle enseigne la photographie à l’École des Beaux-Arts de Rouen.

«Au début, je montrais mon corps, puis mon visage, puis l’autre, avec moi, dans le cadre. J’ai eu recours à des dispositifs tels que la peinture, le miroir ou la mise en scène. Ces écritures formelles différentes correspondent à une traversée de la psyché. Je ne crois pas au regard objectif. Je suis toujours au plus authentique de mon sentiment intérieur. C’est à chaque fois la même histoire d’une identité qui se créée. Devenir sujet demande l’attention de toute une vie ». Florence Chevallier

Florence Chevallier revendique tout autant le fait qu’une image est aussi une construction ; un éclairage singulier qui recompose avec le réel, avec ses lumières et ses ombres, avec le monde végétal, animal et humain des situations qui condensent de la durée et de la pensée.

« Je cherche, je photographie, des paysages, des humains, des animaux, des architectures, pour mettre en lumière la force de ce qui se construit et se transmet dans la vie de chacun pour constituer un « être au monde » singulier et inaliénable. Tous les éléments de ce vocabulaire visuel que je décline d’années en années, du Nord au Sud (ombres et lumières, couleurs et picturalité, théâtralité et saisie du réel), procèdent de cette nécessité de relier l’histoire personnelle (avec ses manques, ses mythes, ses espérances, ses constantes transformations) et le monde extérieur, source inaltérable qui défie nos propres limites par le regard, les sensations, les formes visibles où surgit la figure de l’Autre. (…) C’est à partir du retour à Casablanca en 2000 que s’est constitué un noyau de création moins fictionnel, moins scénarisé et donc plus ouvert sur le présent. »

Quand je suis face à la mer à Casablanca, je suis la petite fille qui joue et nage dans les piscines du Kon Tiki, du Sun Beach et du Miami, avec mon frère, ma mère et ma grand-mère. J’aime l’eau le soleil, la plage , les cris ,les jeux…En arrière-plan , dans mon coeur, celui que je guette au loin, derrière les constructions de béton, au delà des architectures colorées, au point d’horizon où se lient le ciel et l’océan, c’est mon père. Disparu, reparti sur le continent après un suicide manqué et une guérilla politique désespérée, et dont je ne saurai plus rien, jusqu’au jour où je le recherchai: j’avais 33 ans.” Florence Chevallier

Photo : Florence Chevallier ©DR – Photo extraite de sa page facebook :
https://www.facebook.com/florence.chevallier.77?

Florence Chevallier sur arte

Les fleurs, le chien et les pêcheurs
Exposition du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019

Centre d’Art Contemporain de la Matmut
425 rue du Château
76480 Saint-Pierre-de-Varengeville

www.matmutpourlesarts.fr

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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