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Regards sur la porcelaine : Eiko Fukagawa – Olivier Gagnère

porcelaine - Galerie Maeght

« Regards sur la porcelaine« , une exposition qui réunit le designer français Olivier Gagnère et la designer japonaise Eiko Fukagawa

C’est en décembre 1945 à Paris qu’est inaugurée la Galerie Maeght, avec une exposition consacrée à Henri Matisse. L’année suivante, Bonnard, Braque, Marchand, Rouault, Baya exposent pour la première fois à la galerie parisienne. Dix ans plus tard, en 1956, Paule et Adrien Maeght ouvrent à Paris leur propre galerie au 42 rue du Bac, avec une exposition d’Alberto Giacometti. On y retrouve toute la nouvelle génération d’artistes « Maeght » : Kelly, Cortot, Bazaine, Derain, Tal-Coat, Palazuelo, Chillida, Ubac, Fiedler, rejoints dès 1966 par Bacon, Riopelle, Tàpies, Rebeyrolle, Bury, Adami, Monory.

En 1964, Adrien Maeght crée, au cœur de Paris, l’imprimerie ARTE où sont réalisées depuis, toutes les éditions Maeght. Avec plus de 12 000 titres publiés, Maeght Éditeur est reconnu comme le plus important éditeur de lithographies et de gravures au monde.

C’est Isabelle Maeght qui dirige aujourd’hui la galerie et la librairie Maeght, les expositions permettant aux visiteurs et aux collectionneurs de retrouver les œuvres d’artistes historiques tels Miró, Calder, Braque, Matisse, Chagall, Tàpies, Chillida… et de découvrir les œuvres de Gasiorowski, Rebeyrolle, Monory, Del Re, Depin, Doerflinger, Couturier, Levy. « Avec tous les amateurs d’art, nous formons une chaîne d’amitié et de passion qui n’a que faire des générations. C’est la force de la Galerie Maeght et sa raison d’être : puiser dans les ressources de son histoire pour aider les talents d’aujourd’hui et les confronter dans leur diversité », explique Isabelle Maeght.

Du 8 septembre au 8 octobre, la Galerie Maeght propose « Regards sur la porcelaine », une exposition qui réunit le designer français Olivier Gagnère et la designer japonaise Eiko Fukagawa, héritière de la célèbre manufacture Fukagawa-Seiji, qui expose ici pour la première fois en France. Cela fait d’ailleurs plus de vingt-cinq ans que les deux designers entretiennent d’étroits liens avec la Galerie Maeght, Olivier Gagnère, captivé par la pâte et la polychromie si particulières qui font la renommée de la manufacture japonaise, avait réalisé dans leurs ateliers, des porcelaines éditées par La Galerie Maeght. Pour Isabelle Maeght, directrice de la Galerie : « tous deux puisent dans l’expertise ancestrale des plus grandes manufactures une immense liberté de création. Ils partagent une exigence et une audace formelle rares. » Par cette exposition, c’est à la fois la porcelaine et le dialogue entre ces deux designers qui sont célébrés.

Depuis 1650, la famille Fukagawa perpétue et enrichit une tradition exigeante. Au cœur de la région d’Arita, berceau de la porcelaine japonaise au XVIIe siècle, leur manufacture est internationalement reconnue pour l’extrême finesse de ses décors, la tension de ses lignes, la pureté de ses couleurs. Grand Prix de l’exposition universelle de Paris de 1900 pour un grand vase de fleurs réalisé par Rokuro Wheel, la célèbre maison est fournisseur officiel de la famille impériale japonaise depuis 1910. Produisant tous ses matériaux, glaçures et teintures en interne, la manufacture compte aujourd’hui sept maîtres-artisans qui mettent la précision de leur savoir-faire au service de la création pour inventer le futur de la porcelaine.

À la fois designer et directrice de la manufacture, Eiko Fukagawa maîtrise toutes les possibilités de la technique. Elle offre au regard vases, théières et tasses dans une harmonie où se mêlent brillant, mat, lisse, nuances colorées traditionnelles ou modernes. Pour sa première exposition en France, Eiko Fukagawa présentera ses porcelaines mais aussi d’inédites œuvres graphiques sur papier ainsi que des diptyques sur biscuit (porcelaine non cuite, peinte avec des pinceaux traditionnels de calligraphie). « Inspirée par la nature, l’eau, la terre, le vent, j’aime peindre sur la porcelaine, avant comme après cuisson. À mes yeux, chacune de ces techniques offre ses propres contraintes et d’innombrables possibilités. En peignant sur biscuit et sur papier, j’ai eu le sentiment de repousser des limites et d’atteindre de nouveaux territoires d’expression », explique la designer.

Designer inclassable, classique contemporain, Olivier Gagnère a travaillé avec les plus grands ateliers et manufactures mondiaux, de Quimper à Arita et de Limoges aux ateliers Parigi en passant par Gien. A travers cette exposition, Isabelle Maeght a souhaité rendre hommage à ses diverses collaborations, soulignant la richesse du dialogue entre artiste et maitres artisans. L’ensemble sélectionné pour cette exposition retracera ce riche parcours et dévoilera les dernières créations de l’artiste. Les amateurs auront ainsi le plaisir de découvrir : les créations réalisées par Olivier Gagnère à Arita en 1992 dans les ateliers Fukagawa-Seiji, les pièces créées en 1989 à l’invitation de la faïencerie Henriot-Quimper pour son tricentenaire comme les vases récemment rhabillés aux couleurs de Gauguin, la collection culte dessinée pour la maison Bernardaud en 1994, la collection Parigi réalisée dans l’intimité des célèbres ateliers florentins et éditée par la Galerie Maeght en 2014, ainsi que les nouvelles éditions signées l’an passé pour les faïenceries de Gien. En dessinant, décomposant, rebâtissant à coups de carrés, de cercles, de cônes, de couleurs, de vides, de contrastes, de reliefs, en utilisant les couleurs traditionnelles propres à chacune des manufactures tout en se les appropriant, le designer a inventé un vocabulaire qui est devenu le « style Gagnère ».

Dès 1989, le designer réalise pour la Galerie Maeght un premier ensemble de verreries à Murano, avant de créer en 1992 le fameux ensemble de porcelaines à la Manufacture Fukagawa d’Arita et en 2014 l’étonnante série Parigi. Ces expositions s’accompagnent de dessins et de linogravures originales réalisés à l’imprimerie ARTE-Adrien Maeght.

Durant sa saison estivale, la galerie propose jusqu’au 30 juin prochain Jean Paul Riopelle, « Œuvres sur papier » où l’on peut découvrir un ensemble de ses œuvres. Une soixantaine de dessins, collages, pastels, gouaches sur papier, fusains et gravures, réalisés entre 1965 et 1978, témoignent de la polyvalence de l’artiste canadien qui a su continuellement réinventer sa pratique artistique et permettent d’apprécier un aspect moins connu du travail de l’artiste.

Jules Maeght Gallery San Francisco, exposition « Signed & Numbered » jusqu’au 10 septembre. Exposition collective d’œuvres originales, éditions limitées et sculptures de Sharaine Bell, Eduardo Chillida, Jean Cortot, Marco Del Re, Luc Doerflinger, Olivier Gagnère, Cécile Granier de Cassagnac, Ra’anan Levy, Dan Miller, Pierre Roy-camille et Antoni Tàpies.

Informations pratiques

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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