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« Jardins d’écriture » l’univers mouvant de Daniel Brindel

Daniel Brindel - Jardins d’écriture

Intitulée « Jardins d’écriture », l’exposition que propose le palais Bénédictine de Fécamp jusqu’au 31 décembre 2015 met en valeur une cinquantaine d’œuvres impressionnantes de Daniel Brindel : « J’ai choisi depuis très longtemps le papier kraft comme support […] Je lui inflige les pires sévices. Je peux à loisir le râper, le griffer, le déchirer, le chiffonner, le flétrir, le poncer. Je m’adapte à ses réactions. Sur ce support, je colle après avoir peint sur plusieurs jours des morceaux que je juge plastiquement intéressants », explique l’artiste.

Papier Kraft blanchi, peinture acrylique, encre et colle, tels sont donc les matériaux que le plasticien havrais conjugue en leur conférant une grandeur d’âme aussi unique que voluptueuse sur de très grandes toiles peintes sur papier.

Après l’ acquisition de l’une de ses oeuvres par la ville du Havre en 1968,ville pour laquelle il a aussi travaillé à des réalisations pour des bâtiments scolaires, Daniel Brindel a exposé son travail dans de nombreuses galeries en France, en Normandie ou à Paris, mais aussi aux Etats- Unis et au Canada.

Reconnu ainsi pour son travail tant en France qu’à l’étranger, Daniel Brindel fait cohabiter sur ses toiles des détails de sa vie dans un langage qui lui est propre, langage dans lequel la vie végétale est omniprésente, et qu’il avoue être le fruit de ses insomnies nocturnes, transposant ses idées sur sa tablette numérique avant d’en unifier sur la toile les différences.

« J’ai tendance à être bavard dans mon travail. J’ai donc cherché la possibilité d’épurer, d’exploiter des inversions de couleurs complémentaires, de saturer, de superposer mes dessins afin de faire apparaître par une trouvaille « d’essuyage » le dessin de dessous dans celui du dessus par exemple. Je donne beaucoup d’intérêt à l’aléatoire. Après, au petit jour, une censure sévère de recadrage s’avère souvent nécessaire. Un mélange d’improvisation et de réflexion pour tendre vers un travail qui soit plastiquement intéressant.
Le rêve libre de la nuit amalgamé aux exigences que la raison du jour impose. C’est le peu dont j’ai conscience. » Ajoute-t-il.

Daniel Brindel explique avoir « découvert l’art à l’âge de neuf ans grâce à une plaquette de chocolat ! » ; quelques soixante années plus tard, il nous enthousiasme au sein de cette abbaye par ses très grands formats aux couleurs attrayantes qui hypnotisent le visiteur dès le premier coup d’œil. Un sublime diptyque de 6 mètres, « « Cent papiers », et les 4,18m de « Venise » réalisé d’un seul jet, ne peuvent que susciter l’admiration.

Informations pratiques

Daniel Brindel-Palais Benedictine
Daniel Brindel

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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