Georges Dorignac (1879-1925) « Dessins rouges et noirs »

Georges Dorignac

Léon-Georges Dorignac a été attiré par l’art dès son plus jeune âge, intégrant à 13 ans, l’école municipale des Beaux-Arts de Bordeaux, où ses travaux seront couronnés de nombreux prix, et d’une mention.

A vingt ans, il s’installe à Paris, suit les cours de l’École des Beaux-Arts, et travaille quelques temps dans l’atelier du peintre Léon Bonnat, avant de partir pour un an en Espagne. A son retour à Paris en 1902, il s’installe au sein de la cité de La Ruche et s’engage dans une production picturale colorée, influencée par l’art impressionniste et néo-impressionniste. De 1912 à 1913, il abandonne la couleur et exécute une série de dessins à la sanguine ou au fusain représentant des portraits, des nus féminins et des paysannes, qui sera exposée à la Galerie Durand-Ruel et parmi laquelle l’État achètera plusieurs dessins que l’on peut admirer de nos jours au Musée national d’art moderne, au Centre Pompidou, au musée des Beaux-Arts de Bordeaux et au Musée de Grenoble, les autres pièces de l’artiste ayant trouvé place dans de nombreuses collections privées.

Artiste touche à tout, ses projets de décoration sont nombreux, touchant les domaines du vitrail, de la tapisserie, céramique et mosaïque. S’i ne touche pas à la sculpture, cela n’empêche pas Rodin de dire de lui :  » Dorignac sculpte ses dessins (…). » Cela est du au fait que l’artiste modèle sur la surface plane du papier. Avant tout dessinateur, les formes qu’il crée sont puissantes et ramassées dans une matière dense, sur un papier épais ou texturé. Ses formes expressives remplissent l’espace limité de la feuille, et les contrastes s’avèrent forts dans ses oeuvres le plus souvent monochromes.

Spécialisée en sculpture et dessin, la Galerie Malaquais présente un ensemble exceptionnel de 41 dessins et 4 peintures de Georges Dorignac, parmi lesquels 35 oeuvres sur papier datant de 1912 à 1914.L’oeuvre de Dorignac sera mise en lumière au cours de cette année dans les Musées de Sens, la Piscine – Roubaix – puis le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, et une monographie paraîtra, par ailleurs, aux éditions Le Passage en 2016.

90 ans après la disparition de Georges Dorignac à l’âge de 46 ans, les regards semblent se porter enfin sur son oeuvre et confirmer la prédiction de Pierre Rosenberg, conservateur, historien de l’art et académicien français, qui avait « la certitude que justice sera un jour rendue à ce magnifique dessinateur… »

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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