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5 artistes de soul et de funk à suivre en 2018

Soul et Funk

Internationaux ou français, musiciens ou chanteurs, découvrez notre top 5 des artistes funk et soul à suivre impérativement en 2018.

La soul et le funk ont ceci de commun qu’ils semblent avoir le pouvoir de perdurer dans le temps, à l’instar d’autres styles musicaux : pourtant très codifiés, il est quelques artistes qui parviennent encore à nous enchanter en jouant sur ce double mouvement virtuose de respect et de transgression de leur genre adoré. Nous voulons aujourd’hui écrire un article à propos de 5 de ces génies. Il y en a bien entendu de nombreux autres, mais ceux-là, nous en sommes certains, sont là pour rester : tous relativement jeunes et néanmoins géniaux, ils représentent ce qui se fait de mieux en matière de soul et de funk. Nous avons essayé de vous sélectionner 5 artistes très différents, tant par leur répertoire que par leur talent. Internationaux ou français, musiciens ou chanteurs, découvrez notre top 5 des artistes concert funk et soul à suivre impérativement en 2018 :

Kadhja Bonet, envoutante et mystérieuse :

A elle seulle représente ce que la scène soul a de plus chaleureux : sa voix, toujours grave et palpitante, vous fera fondre à coup sûr. Nous avons de la chance : la belle, qui sortait il y a environ deux ans son premier album, « The visitor », trip étrange et onirique difficilement descriptible tant il y a de douceur et de sobre virtuosité dans ses mélodies soul et psychés, s’apprête à sortir sa seconde offrande au monde : Childqueen, chez Fat Possum Records.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on l’attend avec une impatience démesurée, tant les deux premiers singles sortis nous donnent l’eau à la bouche. Ecoutez, aussi vite que possible, Delphine et Mother Maybe. Parce que les longs discours ici ne riment à rien : on ne sait quasiment rien de Kadhja Bonet, sinon qu’elle est californienne, fille d’un chanteur d’opéra et qu’elle excelle au violon. Mais sa présence, elle, vibre à chaque seconde de « the Visitor » et il n’y a vraiment aucun doute sur le fait que le second album soit encore meilleur que le premier.

Miles Mosley, génie total :

Deux choses, avant de commencer à vous parler de Miles Mosley : c’est l’un des meilleurs musiciens contemporains que vous aurez l’occasion d’entendre et… Miles, son vrai prénom, lui a été donné en l’honneur d’un certain Miles Davis. Voilà qui vous pose un homme. Entre 2005 et 2018, le californien (lui aussi) est apparu sur une vingtaine d’albums : d’ailleurs, celui qui est à la fois musicien, bassiste extraordinaire, arrangeur et producteur s’est notamment invité sur l’album « To Pimp a Butterfly » de Kendrick Lamar, mais a aussi collaboré avec Laureen Hill, Mos Def, India Arie ou Chris Cornell. Difficile de décrire la musique de celui qui s’est fait les doigts aux cotés de légendes telles que Ray Brown ou Al McKibbon, tant il peut gérer de répertoires, tant à la voie qu’à la basse, sinon en en parlant comme de la heavy soul iconoclaste. A écouter absolument.

Her : révélation française

Ils sont tout nouveaux, tout beaux, absolument géniaux et français : Her et leur « pop-soul » électronique vous agripperont les tympans et ne vous lâcheront tout simplement plus. Elégance minimaliste, fantasme musical et rythmes langoureux, pour votre plus grand plaisir. Ils affichent d’ailleurs complet pour leur concert aux Nuits de Fourvière à Lyon, le 17 juin, mais n’ayez crainte : leur succès est tel que vous aurez sans le moindre doute l’occasion de les voir bientôt, où que vous soyez. Her, c’est deux membres : Simon Carpentier et Victor Solf. Ils se sont rencontrés à Rennes, et ont fondé ce groupe en 2016, après avoir joué ensemble pendant 6 ans au sein de The Popopopops. Success story : depuis, ils cumulent les tournées et les sorties (« Her Tape 1 » en 2016, la tout aussi géniale « Her Tape 2 » l’année suivante, et enfin leur album, « Her », sorti en mars 2018).

Cody Chesnutt : neosoul d’exception

Nous avions peur de l’avoir perdu : absent de la scène une grosse dizaine d’années, Cody Chesnutt nous est revenu en 2017, avec « My Love Divine Degree » et ce sera, cette fois, pour longtemps, c’est certain. Vous en aviez peut-être entendu parler en 2002, lors de la sortie de son très justement nommé « Headphone Masterpiece », qu’il a enregistré seul dans sa chambre avec un enregistreur 4 pistes, ou bien en 2012, avec son album Landing on a Hundred, unanimement salué. Si tel n’est pas le cas, sachez ceci : Cody Chesnutt a un message divin pour vous : celui de l’amour. Il veut rendre l’humanité meilleure grâce à la musique, et celle qu’il a choisi, c’est la soul. Ou plutôt la neosoul, tant il s’évertue à la fois à respecter les codes de cette musique et à les transgresser pour en faire quelque chose de brillamment nouveau.

Ebo Taylor : maitre de l’afrofunk depuis 60 ans.

On ne pouvait pas ne traiter que de jeunes artistes émergents dans ce billet, d’autant qu’Ebo Taylor vient de sortir un nouvel album, « Yen Ara ». Il a 82 ans, et croyez-moi, n’a rien à envier au Dieu Fela Kuti sous l’ombre duquel tentent de progresser les artistes afrofunk du monde entier. C’est pourtant une légende qui, avec son groupe, Saltpond City Band, n’a d’autre souhait que de montrer au monde entier le rythme endiablé n’a pas quitté son corps ni ses mains. Vous danserez, que vous le vouliez ou non, sur ce nouvel album : parce que tel est le génie d’Ebo Taylor. Il ne parle pas à votre cerveau, mais s’adresse directement à votre âme et à votre bassin, et vous hypnotise jusqu’à ce que vous vous mettiez à danser frénétiquement sur ses rythmes rapides, funks, et tellement afros.

Her - We Choose

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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