44,2 % des jeunes mères se sentent coupables de ne pas vouloir faire l’amour après l’accouchement. 20,9 % avouent faire semblant pour ne pas décevoir leur partenaire. Et pourtant, 31,3 % affirment avoir de meilleurs orgasmes depuis la naissance de leur bébé.
LA VÉRITÉ CACHÉE AUTOUR DE LA PÉRIODE DU POST-PARTUM ET DE L’INTIMITÉ
Une étude menée par INTIMINA auprès de 3 000 jeunes mères a révélé la réalité complexe autour de la sexualité après l’accouchement Paris – mai 2026 : Une naissance est souvent vécue comme un événement heureux et important, qui ouvre un nouveau chapitre extraordinaire dans la vie d’une femme. Puis le corps se remet progressivement de l’accouchement. Pourtant, le retour à une sexualité « comme avant » se révèle fréquemment plus long et très personnel, ce qui crée un important « fossé du désir ». INTIMINA a interrogé 3 000 femmes ayant accouché au cours des 12 derniers mois au Royaume-Uni, en France et en Espagne afin de connaître leur ressenti.
LA RÉALITÉ AUTOUR DE LA PÉRIODE DU POST-PARTUM : 10 DONNÉES IMPORTANTES
1. La lutte identitaire Les jeunes mères peinent à reprendre conscience d’elles-mêmes en tant que femmes. Près d’une femme sur 4 (24,5 %) – 1 femme sur 5 chez les françaises – affirme se sentir avant tout « mères » et que leur « bien-être sexuel » passe en seconde position. Ce sentiment était majoritaire en Espagne, où 27,9 % des femmes interrogées déclaraient avoir du mal à concilier les deux rôles.
2. Une « étape médicale » qui met la pression Les six semaines à huit semaines post accouchement qui précède la visite médicale de suivi sont souvent plus stressantes qu’on ne le pense. Bien que certaines trouvent cette durée raisonnable, 17,4 % ressentent une certaine pression face à ce délai tandis que 15,1 % se sentent « brisées ». Elles ne se sentent en effet pas prêtes lorsque leur médecin leur donne le feu vert pour reprendre leurs activités normales.
3. Les obstacles physiques à l’intimité Le retour à la vie sexuelle qu’on connaissait peut s’avérer compliqué. 34,3 % des femmes ont affirmé que l’épuisement constituait un premier obstacle ; 31,4 % se disaient mal à l’aise pour des raisons physiques telles que la sécheresse vaginale. Enfin, 30,9 % craignaient d’avoir des rapports pénétratifs douloureux ou différents.
4. Le poids caché du sentiment de culpabilité Le sentiment de culpabilité domine pendant la période du post-partum. 44,2 % des femmes se sentaient coupables de ne pas vouloir faire l’amour ; 40,7 % se culpabilisaient de faire passer le bien-être de leur bébé avant leur propre plaisir. Ce sentiment de culpabilité vis-à- vis de leur partenaire était majoritaire en France (47,5 % des femmes interrogées).
5. L’honnêteté et la « performance » Les couples peinent souvent à parler des changements qui surviennent dans leur vie sexuelle. 20,9 % des femmes ont avoué faire semblant pour ne pas décevoir leur partenaire alors que 35,3 % ont choisi d’être honnêtes à ce sujet.
6. Des moments où l’on se sent plus forte Certaines femmes découvrent de nouvelles forces dans leur corps, et ce, malgré les épreuves qu’elles affrontent. 42,2 % ressentent davantage de respect et d’admiration pour la prouesse que leur corps a accomplie ; 31,3 % affirment que leurs orgasmes sont meilleurs depuis la naissance de leur bébé.
7. Une nouvelle manière de se connecter L’intimité implique fréquemment quelque chose de plus profond, avec plus d’étapes préliminaires. 34,7 % des femmes considèrent le sexe comme une nouvelle façon de redécouvrir leur corps. 32,8 % ont déclaré que faire l’amour était désormais moins axé sur l’acte, et davantage sur le fait de se sentir remarquée et appréciée.
8. Le point de vue clinique Les changements hormonaux peuvent rendre les rapports sexuels moins évidents. 49,2 % des femmes ont constaté que les changements physiques de leur corps rendaient le sexe moins spontané et plus « clinique ». Ce sentiment dominait au Royaume-Uni où c’était le cas pour 54,3 % des femmes vs 44% en France. Étonnamment, beaucoup ressentaient un « pic de plaisir ». 31,3 % des femmes ont affirmé avoir de meilleurs orgasmes depuis la naissance de leur bébé.
9. Une source de pression La volonté de « se relever » est motivée par plusieurs facteurs. 26,5 % ont évoqué les attentes de leur partenaire, alors que 23,2 % ont mis cela sur le compte de normes irréalistes définies par les influenceurs des réseaux sociaux. Pour 36% de françaises, ce fut l’occasion de redécouvrir leur corps ou leur nouveau corps ainsi que de nouvelles zones de plaisir ou zones érogènes.
10. Un meilleur soutien Les mamans savent exactement ce qu’il leur faut pour aller de l’avant. 33,3 % estiment que des conversations honnêtes avec des amies ou d’autres mamans auraient fait la différence. 37,3 % ont déclaré qu’un meilleur accès à une thérapie pour le plancher pelvien ou à des produits pour la santé intime aurait contribué à un meilleur retour à une bonne santé sexuelle. Enfin, 42% des françaises auraient aimé qu’un professionnel de santé telle qu’une sage- femme ou un gynécologue puissent adresser proactivement la question de la santé sexuelle plus tôt.
LES CHIFFRES CLÉS DE L’ÉTUDE INTIMINA –3 000 jeunes mères interrogées – France, Royaume-Uni, Espagne
• 44,2 % se sentent coupables de ne pas vouloir faire l’amour ;
• 42,2 % ressentent plus de respect et d’admiration pour leur corps ;
• 42 % des françaises auraient souhaité qu’un professionnel de santé aborde la question de la santé sexuelle plus tôt ;
• 37,3 % estiment qu’un meilleur accès à une thérapie pelvienne ou à des produits de santé intime aurait aidé ;
• 34,3 % citent l’épuisement comme premier obstacle au retour à l’intimité ;
• 31,3 % affirment avoir de meilleurs orgasmes depuis l’accouchement ;
• 20,9 % avouent faire semblant pour ne pas décevoir leur partenaire ;
• 17,4 % ressentent une pression face au délai médical de 6 à 8 semaines.
Laure Senemaud Carriquiry, sexologue et porte- parole pour INTIMINA en France conclut en affirmant : « La grossesse et l’accouchement constituent un bouleversement pour les femmes et pour le couple. Trouver un nouvel équilibre, notamment dans la sphère intime, nécessite un réel accompagnement dès les suites de couches. En post-partum la sexualité est influencée par nombre de facteurs : physiques, psycho-émotionnels, hormonaux et environnementaux. L’intégration de tous ces facteurs est progressive, variable, non soumise à une norme comme toujours pour la sexualité. Il faut, pour les femmes et le couple, pouvoir en parler à une personne de confiance, formée et sans tabou. La visite post- n a t a l e p r o p o s é e 6 à 8 s e m a i n e s a p r è s l’accouchement et réalisée juste avant la rééducation périnéo-abdominale est l’occasion d’aborder la vie intime et affective. La reprise de la sexualité-pénétrative ou non doit faire partie des interrogations afin de faire tomber les idées reçues et permettre aux femmes et leur partenaire de vie de trouver la sexualité qui leur convient en termes de temporalité et de pratique. Communiquer sur la sexualité en post partum est donc essentiel ! »
Cette recherche a été menée par Censuswide auprès de 3 046 femmes traversant la période du post-partum ou ayant accouché au cours de l’année passée en France, au Royaume-Uni et en Espagne. Les données ont été recueillies entre mars et avril 2026. Censuswide est membre de la Market Research Society (MRS) et du British Polling Council, et signataire du Global Data Quality Pledge. Nous adhérons aux codes déontologiques de la Market Research Society et aux principes de l’ESOMAR.
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